Le bonheur sans assistance (1999)

Le bonheur sans assistance

Il n’y a au cœur de l’existence,

Qu’un seul bonheur sans assistance

C’est pour moi une évidence :

C’est l’instant de la naissance.

L’éveil soudain de l’âme au corps,

La vie qui permet alors la mort.

Ce bout de chair aux yeux du monde

Qui devient enfin un enfant aimé,

Pour l’affection duquel chacun s’affronte,

Sans vaincre vraiment jamais…

Le vertige prend l’enfant,

Lorsqu’il prend conscience du vide,

Lorsqu’il glisse du vagin au ravin ambiant,

En quittant son doux liquide.

Le cri qu’il pousse alors,

Exprime enfin neuf mois de frustration,

Il croit que quand il sort c’est la fin de la prison,

Mais il va encore falloir être très fort,

Découvrir sa propre faiblesse,

Le regard de ces adultes, qui vous rabaisse…

Les premières heures sont celles de l’innocence,

L’ivresse de la découverte,

La délicieuse expérience des sens

Qui précède l’impression de vie à soi ouverte…

Mais que savoir des premières pensées

Dont jamais on ne se rappelle

Ni l’origine, ni la moindre idée ?

Ce sont les premiers jours que l’on appelle

L’instant précieux du temps gaché…

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