Sans Inhibition (1999)

Sans Inhibition

Ca y’est, nous sommes proche,

De cet instant de bonheur programmé,

Mon cœur bat fort, j’ai peur qu’il se décroche,

Peu rassuré par ton regard alarmé…

Heureusement, tout de suite c’est un prodigieux éveil des sens.

Dès que tous les appuis nous échappent

Je sens le besoin de cette danse,

Deux corps qui pour ne pas se perdre s’attrapent…

Dépassant les nuages, je me sens de mieux en mieux

Tu domptes le soleil, le fait apparaître dans mes yeux

Et leur permet de contempler ton corps qu’il dore,

Et que j’adore…

Sans inhibition,

Dans cette lumière en constante variation,

Je vois ta bouche qui m’appelle,

Sans paroles, de ses pensées rebelles.

Nous nous rejoignons dans une même vibration,

Dans une lente puis rapide distorsion.

Chaque à-coup sera un sublime accord,

Chaque écart un nouveau décor.

Seuls ensemble face à l’horizon

Je trouve les clefs de ta combinaison.

C’est un moment dont tu veux que je profite,

Je trouve pourtant que tout va bien trop vite…

Heureusement tu es une invitation au bonheur,

Le désir remplace en moi la sensation de froid,

Tes caresses, tes sourires, effacent mes peurs,

C’est un vrai plaisir que de m’immiscer en toi.

Continuant notre chute, nous montons au septième ciel,

Echangeant des mots ni superflus, ni superficiels…

Et alors que nous parvient l’odeur de la terre,

Le vent capte nos mouvements,

S’amuse de nous, simples objets éphémères,

Puis nous rend à notre ardent cheminement…

Autour de nous, l’aube se lève,

Montre la vigueur de la tendre marée,

Qui comme moi ne se retire que pour une courte trêve,

Laissant derrière elle une fausse rosée,

Amère et douce transpiration de tout ton corps

Qui à la source attire ma langue assoiffée,

Qui permet l’union sans douleur, sans remords,

De l’âme et la chair, de nos regards abandonnés.

La glace dans tes cheveux pénètre tout mon être,

Notre échange fluide et intense

Dépasse alors le point culminant du bien être.

Divine devient notre admirable danse,

Au delà des sensations humaines,

Entrainant perceptions et raison incertaines…

C’est alors que se déplient nos parachutes,

Comme un grand oiseau qui nous accroche.

La gravitation ne pouvait pas perdre cette lutte,

Rapidement le sol s’approche,

Je grave en moi cette dernière vision,

Je n’oublierai pas ce moment, où tu étais mon univers,

Quand dans le ciel et le froid, sautant d’un avion,

Nous nous sommes envoyés en l’air,

Plongeant l’un dans l’autre

Par dessus le monde entier,

Traçant l’un pour l’autre

Un même sentier…

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