S’ils pouvaient parler (2000)

S’ils pouvaient parler

Parmi des milliers de corps,

Je cours dans le noir,

Foulant les cendres et la mort…

Ma gorge est sèche, j’aimerai boire,

Mais il n’y a plus que du sang dans l’océan.

Si au moins nous pouvions savoir

Pourquoi ces bruits rauques et menaçants,

Pourquoi tout est différent ce soir…

L’enfer a envahit la Terre,

Chassant peut-être a jamais la vie…

Il reste encore des désespérés qui errent,

Mais sous peu les morts seuls seront chez eux ici.

Les ténèbres tombent sur la plaine

Ecrasent tout ce qui éclaire, brille,

A moins qu’en fait aveugle je ne devienne,

Regardant sans voir de mes mortes pupilles…

Je ralentis, mes pas ne se suivent bientôt plus

Je sais que mon heure est venue.

La cendre est douce, chaude et ultime

Comme un tendre matelas, dangereux, définitif.

Sons et sensations me plongent dans l’abîme

Et sous mon pelage en feu, une peau à vif,

Dernière souffrance d’une vie abrégée,

Implore une fin que je ne peux hâter…

Voici l’histoire d’un singe parmi tant d ‘autres

Piégé par la violente colère d’un volcan,

Mais se posant ces questions qui sont les nôtres,

Emportant avec lui craintes et tourments…

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