Par une parole d’éternité… (2003)

Par une parole d’éternité…

Quand ça va moins bien,

C ‘est le « je » que j’ écris,

Entre ces quelques phrases où je m’enfuis

A décrire et décrier une vie à réécrire…

Mais quand je me sent mieux,

Alors je regarde le monde.

Est-ce vraiment aller mal,

Qu’être à l’unisson de ce qui sombre ?

Sans pleurer les hommes marchent,

J’ai peur de ces masses qui nous transforment,

Fières de leurs yeux qui se ferment

Sur mille maux qui se forment ;

Chers fils, priez pour vos pères aveugles,

Si vous croyez en leur Dieu et ces sbires,

Qui se mirent avec lui dans son pouvoir.

J’écris le « je » qui déjoue

Les pièges de fleurs trop belles,

Qui mettent en joue quelques âmes rebelles,

Pour sauver la subsistance sacrée

De ces choses – qui sont-elles ?

Clones mentaux d’un fantasme divin,

Contagieux dans leur servitude adulée,

Ces nuages obscurcissent l’humanité.

Je vois leur force,

Et surtout leur faiblesse,

Qui gangrène les maisons qu’ils approchent,

Qui suit le sang, semé par d ‘autres,

Et chevauche le vent, avide de néant

Bel et bien friand de vide.

Alors derrière la montagne,

Mille règles s’inscrivent,

Pour des générations,

Pénètrent par la voix le corps,

D’une tirade absurde qui touche au cœur,

Et ferme les regards déjà meurtris

Par une parole d’éternité…

Pour se nourrir d’une création de haine

Ils chantent l’amour qu’ils n’ont pas eu,

Comme moi j’écris,

Sans plus de cesse ni de sens,

Et leur réalité devient bible.

Mille face à la vérité,

Elle m’égare et s’efface.

Je trace dans le sable mes derniers mots,

C’est la lumière qui m’abandonne

Seul au milieu de la fougue,

De la triste foule qui m’étouffe ;

Au profit d’Allah, c’est le « je » qui s’en va,

Mon combat m’a rendu ivre,

Je succombe à une prière de trop.

Ils pillent le passé et brûlent les livres

S’approchent et m’entraînent

Ma vision s’assèche ;

Je sens encore un peu

En moi cette raison qui s’enflamme,

Lutte avec mon âme,

Et me permet de deviner que je m’effondre ;

Las, je vois leur force

Et surtout ma faiblesse,

Je m’agenouille, prêt à me fondre,

Prêt à suivre le sang, semé par d’autres,

A chevaucher le vent,

Avide de néant,

Et bel et bien friand de vide…

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One Comment sur “Par une parole d’éternité… (2003)”


  1. […] humour, scepticisme, nuance. De la colère peut aussi naître la création. Je renvoie vers un poême que j’ai écris il y a quelques années lorsque les Talibans avaient fait sauter les bouddahs […]


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