Dialogue avec le non.

Salut Tania…
De toute façon aujourd’hui, plus personne n’est contre l’Europe…
C’est assez marrant, c’est peut-être le seul message positif, de mon
point de vue, qui ressort du débat médiatique. En réaction au message
simpliste « oui à la constitution ou contre l’Europe » , même le parti
communiste est pour, voire les souverainistes… J’ai un ami partisan
du non avec qui je débattais, il se disait pour l’Europe, jusqu’à ce
que je lui montre que ses arguments étaient infondés, et qu’il me dise
qu’en fait il était contre parceque cela impliquait plus de majorité
qualifiée, et qu’il était Chevènementiste. Ainsi le non à l’Europe est
devenu politiquement incorrect, car ce n’est pas porteur pour un non à
la constitution… Dans le même temps, on a eu des phénomènes
similaires sur d’autres expressions ou mot, comme libéralisme ou
concurrence, dont la connotation a connu une inflation
impressionnante, se transformant en slogan qu’on appose sur tout ce
qui ne va pas.

Pour ce qui concerne l’impact des media, c’est assez passionnant à
analyser. Quand tu parles du message pour le oui, j’ai pu le percevoir
comme une remarque s’adressant implicitement à moi.
C’est quand même osé, et désagréable d’entendre que tu sous-entends
que les partisans du oui sont en fait manipulés par les media.
 » Je pensais que tout le monde savait que, surtout en temps
de campagne électorale, les media sont à suivre si l’on veut en faire
une analyse, mais pas si on veut s’informer. Peut-être parce que je
faisais des études d’information et de communication lors les
élections de 2002.  Je pensais que tout  le monde savait que ce qui
sera prêché par les media officiels et « main stream » sera forcément

<!–
D([« mb », »pour le oui. Qu\’un &quot;débat&quot; à la télévision et une présentation de<br>Chirac va dans ce sens exclusivement.&quot;<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp;Pour ce qui me concerne, j\’étais également pour une<br>construction européenne, puis je me suis laissé gagner par un non<br>populaire de gauche qui s\’imposait comme évident. Mais le scepticisme<br>est un de mes principes fondateurs à moi, et c\’est comme toi en lisant<br>le texte et en me documentant que j\’ai vraiment opté pour le oui.<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; L\’information des media est forcément orientée. Ceci dit<br>on peut se demander pourquoi les media principaux sont &quot;forcément&quot;<br>pour le oui. Ce n\’est une évidence que s\’il y a une raison à cela. Il<br>y en a sans doute plusieurs. Mais le seul fait d\’une unanimité, si<br>elle est louche, n\’est pas un argument contre. On peut invoquer le<br>fait que le vote pour le oui est d\’autant plus important que le niveau<br>d\’éducation est élevé, de manière assez étonnante (à gauche comme à<br>droite, sauf que les courbes sont décalées) Les journalistes étant<br>hautement qualifiés… On peut aussi invoquer des causes<br>sociologiques, ou un esprit de système…<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Ca n\’empêche pas de réfléchir. Moi ma décision ne s\’est pas<br>fondée sur cela.<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp; Quand à l\’intervention de Chirac, qualifiée de Chirac-circus<br>par l\’un de mes profs, tenant du non qui écrit parfois au monde diplo<br>notamment (Serge Regourd), je l\’ai trouvé mauvaise. Déprimant sur<br>l\’état de conscience des jeunes, d\’une part (au delà du débat sur la<br>constitution), et sur la capacité d\’un tenant du oui à convaincre. Nul<br>sur sa pédagogie, il aurait pu faire baisser le non de quelques point<br>rien qu\’en disant clairement quelques vérités simples sur des<br>arguments faux du non. Ensuite, sur des questions complexes, notamment<br>les services publics, il les a écarté alors qu\’il devait argumenter de<br>manière convainquante, ce qui était possible (c\’est vraiment tendre le<br>baton pour se faire battre). Enfin il a oublié des arguments<br> »,1]
);

//–>
pour le oui. Qu’un « débat » à la télévision et une présentation de
Chirac va dans ce sens exclusivement. »
Pour ce qui me concerne, j’étais également pour une
construction européenne, puis je me suis laissé gagner par un non
populaire de gauche qui s’imposait comme évident. Mais le scepticisme
est un de mes principes fondateurs à moi, et c’est comme toi en lisant
le texte et en me documentant que j’ai vraiment opté pour le oui.


L’information des media est forcément orientée. Ceci dit
on peut se demander pourquoi les media principaux sont « forcément »
pour le oui. Ce n’est une évidence que s’il y a une raison à cela. Il
y en a sans doute plusieurs. Mais le seul fait d’une unanimité, si
elle est louche, n’est pas un argument contre. On peut invoquer le
fait que le vote pour le oui est d’autant plus important que le niveau
d’éducation est élevé, de manière assez étonnante (à gauche comme à
droite, sauf que les courbes sont décalées) Les journalistes étant
hautement qualifiés… On peut aussi invoquer des causes
sociologiques, ou un esprit de système…
Ca n’empêche pas de réfléchir. Moi ma décision ne s’est pas
fondée sur cela.


Quand à l’intervention de Chirac, qualifiée de Chirac-circus
par l’un de mes profs, tenant du non, je l’ai trouvé mauvaise. Déprimant sur
l’état de conscience des jeunes, d’une part (au delà du débat sur la
constitution), et sur la capacité d’un tenant du oui à convaincre. Nul
sur sa pédagogie, il aurait pu faire baisser le non de quelques point
rien qu’en disant clairement quelques vérités simples sur des
arguments faux du non. Ensuite, sur des questions complexes, notamment
les services publics, il les a écarté alors qu’il devait argumenter de
manière convainquante, ce qui était possible (c’est vraiment tendre le
baton pour se faire battre). Enfin il a oublié des arguments

<!–
D([« mb », »importants du oui, comme s\’il le faisait exprès. Tout cela en étant<br>confus, et perdus parfois légitimement devant l\’incompréhension<br>réciproque.<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Je pense qu\’il a essayé de faire du simplisme, en écartant<br>les débats juridiques ou compliqués, pour toucher les masses<br>abtentionnistes qui ne comprennent rien au débat…<br><br> &nbsp; J\’ avoue que je suis fatigué, des arguments répondent toujours aux<br>arguments, et les indécis votent comme le dernier auquel ils ont<br>parlé. Un pote pour le non m\’a dit l\’autre jour qu\’il avait converti<br>dex personnes pour le non. Entré en religion. Alors que moi je<br>m\’efforce de réfléchir et convaincre. Ca marche aussi. Mais c\’est plus<br>lent…<br> &nbsp; &nbsp;Mais la prédiction anticipatrice joue… En voyant les sondages,<br>les partisans du oui, les militants de terrains se découragent, et on<br>se dit &quot;si tant de gens pensent ça&quot; le doute s\’installe, ce qui est<br>bon lorsque la démarche conduit à une analyse, mais souvent… Et puis<br>quoi qu\’on fasse, trop compliqué, l\’envie de non est forte, même chez<br>moi, face à de nombreuses choses. La simplicité est apréciable, le<br>simplisme peut-être finalement nécessaire dans ce qui a dérivé du<br>débat au combat, où les arguments sont devenus slogans et<br>catalyseurs…<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp;Mais ce n\’est certes pas la seule explication du non, il y a<br>des arguments convaincants. Mais ce ne sont pas eux qui convainquent.<br>A la limite, que le non l\’emporte, en soi, n\’est pas pour moi si<br>dramatique, les conséquences seront à moyen terme, et peuvent être<br>diverses, voire rattrapées. Mais ce qui me touche, et plus largement<br>m\’angoisse, c\’est pourquoi et comment le non l\’emportera si c\’est le<br>cas…<br><br>PS : concernant ta vision du droit, chaque mot compte, mais alors<br>chaque mot compte vraiment. C\’est tout de même à relativiser très<br>largement, quand on voit les évolutions de jurisprudences basées sur<br>un meême texte.<br>Quand aux compétences partagées, tu as peut-être raison, cependant<br> »,1]
);

//–>
importants du oui, comme s’il le faisait exprès. Tout cela en étant
confus, et perdus parfois légitimement devant l’incompréhension
réciproque.
Je pense qu’il a essayé de faire du simplisme, en écartant
les débats juridiques ou compliqués, pour toucher les masses
abtentionnistes qui ne comprennent rien au débat…

J’ avoue que je suis fatigué, des arguments répondent toujours aux
arguments, et les indécis votent comme le dernier auquel ils ont
parlé. Un pote pour le non m’a dit l’autre jour qu’il avait converti
deux personnes pour le non. Entré en religion. Alors que moi je
m’efforce de réfléchir et convaincre. Ca marche aussi. Mais c’est plus
lent…
Mais la prédiction anticipatrice joue… En voyant les sondages,
les partisans du oui, les militants de terrains se découragent, et on
se dit « si tant de gens pensent ça » le doute s’installe, ce qui est
bon lorsque la démarche conduit à une analyse, mais souvent… Et puis
quoi qu’on fasse, trop compliqué, l’envie de non est forte, même chez
moi, face à de nombreuses choses. La simplicité est apréciable, le
simplisme peut-être finalement nécessaire dans ce qui a dérivé du
débat au combat, où les arguments sont devenus slogans et
catalyseurs…
Mais ce n’est certes pas la seule explication du non, il y a
des arguments convaincants. Mais ce ne sont pas eux qui convainquent.
A la limite, que le non l’emporte, en soi, n’est pas pour moi si
dramatique, les conséquences seront à moyen terme, et peuvent être
diverses, voire rattrapées. Mais ce qui me touche, et plus largement
m’angoisse, c’est pourquoi et comment le non l’emportera si c’est le
cas…

Enfin, sur l’opportunité de dire non pour dire non à la construction
européenne jusqu’à maintenant, ça peut s’entendre, mais c’est dommage
si on pense que justement enfin cette constitution va plutôt dans le
bon sens. Car voir beaucoup d’économique dans le reste, c’est
étonnant. Et ça n’enlève pas les points positifs.
Pour les SIEG, ils ne sont pas définis dans le traité, ils l’ont été
dans un livre vert et un livre blanc de la commisiion, et par des
jurisprudence européennes. De même pour les SIG, mais tu dois le
savoir si tu fais des études en droit européen.
Quand à la différence entre traité et constitution, certes au niveau
du poids symbolique et au niveau de l’élaboration, c’est différent,
mais pas au niveau de la force juridique contraignante pour les états
et individus européens.
Enfin, on nous consulte parcequ’on a voulu donner un poids spécial à
ce traité qui reprend les précédents, et tente de les élargir. C’est
pour cela qu’on l’appelle constitution, ou traité constitutionnel,
terme batard qui fait le lien entre les deux mots, mais au niveau
sémantique et symbolique, plus que juridique. C’est vraiment ce que je
pense.

Publicités
Explore posts in the same categories: Referendum constitution européenne débat

Étiquettes : , , , ,

You can comment below, or link to this permanent URL from your own site.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :