Profession de foi de Pierre Cohen pour l’investiture municipale

Le bilan après un premier mandat : ici

ensemble pour gagner toulouse

2 octobre 2007

Dans quelques mois, j’en suis intimement convaincu, Toulouse aura un nouveau Maire, une nouvelle équipe municipale, un nouveau projet, et nous le souhaitons tous, un nouveau destin. Cette certitude m’anime depuis de nombreux mois. Oui, la gauche a rendez-vous avec Toulouse et les Toulousain-e-s. Depuis trente-six ans, la droite a endormi notre ville, raté la construction d’une grande métropole européenne, abandonné la solidarité et les quartiers, réduit Toulouse à une image de carte postale. Notre responsabilité aujourd’hui est immense : Toulouse et les Toulousain-e-s attendent le changement et nous devons, avec toute la gauche, porter un souffle nouveau pour transformer notre ville. Comme vous, j’ai cette ambition.

Education, culture, logement, transport, démocratie, urbanisme, développement durable, lutte contre toutes les discriminations, ambition européenne, dynamique économique… tant de chantiers nous attendent. Il nous faudra démontrer qu’ici aussi, comme à Nantes, Paris, Lille ou Lyon, ou même à Berlin, Barcelone, Londres, les socialistes savent rassembler, savent innover pour construire ensemble des villes ouvertes, solidaires, audacieuses, où il fait bon vivre ensemble.

Les militant-e-s ont déterminé, lors de notre récente Université d’été, les grandes orientations de notre projet. Dès ma désignation, notre premier travail sera de rassembler toute la gauche et d’élaborer notre programme avec les Toulousain-e-s qui veulent changer notre ville. Par exemple, il faut réfléchir et innover sur les conseils municipaux délocalisés, les commissions consultatives de quartier, les budgets participatifs, il faut revaloriser la relation entre élus et citoyens. Il faut aussi faire de Toulouse une collectivité exemplaire dans l’excellence de la gestion environnementale, une collectivité inventive dans la lutte contre les discriminations.

La méthode que je viens d’exposer, diagnostic collectif et partagé, programme débattu par le plus grand nombre, engagement de suivi et de contrôle citoyen, est la seule qui puisse nous permettre de mobiliser largement, d’impliquer nos concitoyens et de gagner. Le parti est riche de compétences et d’animateurs qui devront irriguer le territoire, faire vivre le programme durant toute la campagne, mais aussi après, pour la mise en œuvre de sa gestion.

J’ai déjà dit que le maître mot de ma méthode sera la collégialité : je le maintiens. Collégialité dans l’élaboration du programme, collégialité dans la constitution de la liste. Nos victoires contre la droite, depuis 2004, ont consacré la rupture avec un système de notables au profit d’élu-e-s plus en phase avec la société, porteurs de pratiques nouvelles et innovantes, de politiques pragmatiques ancrées dans les valeurs de gauche. C’est avec cet état d’esprit que la liste devra être constituée avec nos partenaires de la gauche plurielle. Qui pourrait encore accepter que l’on n’en choisisse les membres que pour leur image ? Il faut rompre avec ces habitudes en privilégiant l’ancrage territorial, les talents et les compétences.

Si les militant-e-s socialistes, font le choix de me désigner pour gagner Toulouse, c’est cette forme de gouvernance que j’appliquerai pour notre ville car c’est celle que j’ai toujours pratiquée. Je l’ai fait comme Maire de Ramonville, ville aux dossiers complexes de par sa pleine intégration à l’agglomération toulousaine, et ville exigeante de par l’engagement démocratique de ses citoyens. Je l’ai fait à l’Assemblée Nationale, dans la majorité comme dans l’opposition en m’impliquant particulièrement sur des dossiers déterminants pour Toulouse comme l’industrie aéronautique et spatiale, la recherche et les universités, sur les risques industriels après la catastrophe d’AZF, sur la politique de la ville et la prévention de la délinquance, les services publics. Ce sont ces expériences là que je souhaite mettre, à Toulouse, au service de tous.

Notre ville a besoin de « respiration », de faire table rase des réflexes clientélistes d’un autre siècle. Nos pratiques basées sur l’écoute, la concertation, la démocratie, l’échange sans complaisance seront les garanties de notre volonté d’œuvrer avec éthique au service de tous les Toulousains-e-s.

Enfin, je ne terminerai pas cette profession de foi sans aborder franchement la question du cumul des mandats. Les mentalités ont évolué, le cumul est rejeté par les électeurs. Ils souhaitent que leurs élus consacrent leurs forces au mandat pour lequel ils sont désignés. Ma priorité sera la ville de Toulouse et son agglomération. C’est pourquoi, je remettrai mon mandat de député entre les mains du Parti Socialiste qui décidera de l’opportunité et de la date d’une élection partielle dans la troisième circonscription.

Pour la gauche, comme pour la droite et le gouvernement, Toulouse représente un enjeu national. C’est pourquoi, je le sais, notre combat sera difficile. Nous devons le mener avec volonté et unité. Nous portons aujourd’hui les espoirs des Toulousain-e-s. Le temps est venu d’inventer, pour notre ville, notre agglomération, un autre AVENIR. Construisons-le ensemble !

Pierre Cohen

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