Démarche et parcours politique (2)

Politiquement, qui suis-je ?

J’ai toujours été à gauche. Plus jeune j’ai même eu des axes de radicalités excessifs, intransigeants, certains un peu irrationels. Je honnissais et vomissais Macdo, l’Amérique… ahlala…

Je reconnais parfois ce type de positionnement, sur d’autres sujets, dans l’extrême gauche où la gauche mélanchonienne aujourd’hui. Et, parfois, je sens tout de suite chez eux cette tension que je connaissais en moi, cette intransigeance, cette intellectualisation de tout qui déconnecte de tout.

D’une certaine manière, mes propres errements passés me vaccinent contre le gauchisme compationnel, finalement assez peu politique, ou de l’invocation d’une pureté idéologique extrêmement dangereuse.

Parfois ces positionnements deviennent très moraux, basés sur des épisodes mhytifiés, sur un monde intéllectuel qui redéfinit et traduit tout pour le mettre en cohérence. Si on voit les bons/les mauvais, d’abord posé en termes droite/gauche, il en sera de même à l’intérieur du parti, puis encore dans son courant. La tendance au fractionnement de l’extrême gauche vient de cette rigidité idéologique, cette pureté philosophique qui ignore la mise en pratique, politiquement cette tendance à l’exclusion de l’autre.

La construction intellectuelle, assise sur la raison où l’indignation compationnelle au quotidien, devient une dictature qui rejette la pensée, la politique. Les deux s’articulent. (ainsi, par exemple…)

A l’époque je jubilais en lisant le monde diplomatique de cette forme de rage extrême, échappant à la raison, (mais bien sûr justifiée par elle) qui me plaisait sans doute. J’évoluais vers le centre gauche mais concervais mes pôles de radicalité, déconnectés de mon analyse globale de la société.

Puis entre mon adolescence et la fin de mes études, j’ai lentement évolué idéologiquement.

Ainsi, je me suis progressivement centrisé. Pour de multiples raisons, sans doute car j’ai beaucoup appris, en quantité, j’ai été un bon élève, avec cette idée que l’on en sait plus que les autres en économie, sur la gestion de l’Etat, sur les politiques publiques…

Souvent en effet (pas toujours, j’ai eu d’excellents, d’autres mois bons, profs engagés) les enseignements sont techniques et dépolitisés. J’ai évolué dans un milieu scolaire soit politiquement consensuel, soit même désespérement peu politisé. J’en suis venu à penser que finalement l’économie n’était pas politique, que la plupart des politiques publiques pouvaient faire l’objet d’un consensus entre droite et gauche, car finalement il y avait un « bon sens » de centre gauche, un libéralisme teinté de social, qu’il fallait « raisonnablement accepter ». Que d’une certaine manière, on n’avait pas le choix… Je restais de gauche sur les valeurs, mais édulcoré.

Le referendum européen a sans doute été l’aboutissement , mais aussi le retournement de ce mouvement, comme la prise de conscience que j’étais allé trop loin… C’est une confrontation qui a déchiré le PS, et au dela la gauche, les amis, les familles. Au fil des mois il y a eu des cristallisations, des processus de polarisation excessive, affective même, et de construction politique orientée autour d’une distinction fictive (avec bien sûr des enjeux de fond). Après cette époque de tensions longues et intenses, j’étais convaincu que mieux valait dorénavant s’allier avec le modem que de fréquenter des communistes.

J’ai adhéré au PS quelques mois plus tard. C’est la période où avait lieu l’émergence médiatique de Ségolène, et la vague des militants à 20 euros. J’appréciais ses prises de positions iconoclastes, courageuses, le renouvellement qu’elle incarnait avec un parti et des pratiques poussiéreuses.

J’avais lu les motions du congrès du Mans et celle de Bockel, « Pour un socialisme libéral », me paraissait la plus intéressante. La grande motion 1 de Hollande, DSK, Royal, Jospin, Delanoë… était un grand magma majoritaire peu attirant.

Je suis donc entré au PS par Royal et Bockel, je suis une forme d’ovni politique.

J’ai donc trouvé là un forum, avec des échanges intéressants. Cela m’a permis de participer à un réseau, des débats etc. Durant l’été, alors que le parti officiel, les sections, entrait en sommeil, nous avons produit des textes intéressants. J’ai rencontré plusieurs personnes intéressantes.

Lorsqu’est venu le temps des primaires, je commençais à me positionner à la gauche du groupe : je me suis positionné pour DSK, comme la moitié du groupe, l’autre choisissant Ségolène. Je trouvais que celle-ci n’avait pas confirmé les prémisces de rénovations apportés, et avait fait des propositions, des « bourdes » de plus en plus génantes. Au contraire DSK s’était montré plus lisible, plus percutant. Je persiste à penser que sa campagne n’a pas été excellente, notamment du fait de facteurs extérieurs, la pesanteur d’un mauvais projet socialiste, l’avance prise par Royal sur le créneau « moderniste »…

Chacun a poursuivi dans ses nouveaux choix, SD ou DDA, en parallèle de ce groupe d’échange.

Le processus de ma maturation politique n’était pas terminé, elle s’est prolongée avec une réaffirmation de ma pensée de gauche. Une fois de plus, j’ai profondément et progressivement évolué, sensiblement dès l’été 2006. J’ai retrouvé l’indignation face à une réalité que je ne voyais plus. J’ai retrouvé une envie de politique, l’impasse du matérialisme, de la croissance comme seule ambition. J’ai retrouvé goût en la philosophie, en la sociologie, en l’histoire. J’ai rencontré des professeurs, des débatteurs, des amis politiques qui ont accompagné cette évolution. Je suis redevenu plus pessimiste, mais aussi plus volontaire. (Quelqu’un a dit : « J’ai le pessimisme de l’intelligence, mais l’optimisme de la volonté ») J’ai soldé la déviation « droitiere » due au douloureux débat sur le référendum. J’ai à nouveau senti la différence culturelle et de valeurs qui existait réellement entre gauche et droite, et l’élection présidentielle a accélérée ce mouvement.

Concrètement j’ai pris conscience de la complexité et des dangers de la financiarisation du capitalisme, de la situation d’une mondialisation mal maîtrisée, l’émergence de la Chine, les conséquences sur le travail chez nous, de la situation des banlieues… J’ai eu à nouveau envie de me battre non contre une classe, contre des personnes, mais pour un nouveau système plus juste, plus efficace.

Nouveau diagnostic sur le monde, sur les crises qui le frappent, sur notre société futile et superficielle, sur les atouts que nous possédons aussi… Echec d’une réponse seulement libérale telle que je la concevais… La raison, ce n’est pas être raisonnable..

Peut être le contact de libéraux, à la frange du PS, mais aussi de centriste du modem m’a t-il refroidi.

Progressivement, je me sentais plus souvent en porte à faux avec certaines personnes/idées, trop « libérales », trop « vérité qui découle de l’application de formules économiques… » souvent portées par des personnes en dehors du parti à R2. J’ai également évolué dans ma perception du monde et du PS. Je me suis rapproché et senti bien dans SD.
Les élections présidentielles ont été un moment important.

Lors des primaires, j’ai donc soutenu DSK, sans devenir un antiségoléniste virulent. Je pensais réellement que certaines de ses thématiques devaient être reprises, et l’objectif était que DSK soit devant Fabius.

Pendant la campagne, j’ai soutenu Ségolène Royal, proches de mes idées souvent : une politique sociale-démocrate, avec une bonne prise en compte de l’environnement, la décentralisation, l’insécurité. Ca n’a pas été toujours facile, les bourdes du début, les hésitations du milieu, quelques bonnes séquences et intuitions avant le premier tour, puis le mauvais débat d’entre deux tours. Malgré des doutes croissants refoulés, je me suis laissé prendre par le combat militant, que je ne regrette pas. Entre les trois candidats principaux, les trois projets, c’était le moins pire.
Une seule soirée en voyant Bayrou à la télévision, j’ai douté, je me suis dit que peut-être il vaudrait mieux voter pour lui, pour battre Sarkozy, pour un électrochoc au PS, pour éviter la médiocrité que nous incarnions collectivement et à travers notre candidate… Mais ça n’a pas duré, j’étais impliqué dans la campagne, et attaché à certains éléments du programme, aux valeurs que nous portions. Celui de Bayrou était insuffisant, et sa posture poujadiste et anti-politique ne me plaisait pas, ni son attitude narcissique et solitaire.

J’aurais pu voter Voynet sur le fond, mais je n’y ai jamais pensé sérieusement, il fallait d’abord être au second tour.

Depuis les présidentielles, Ségolène m’a beaucoup déçu et m’a fait basculer dans l’antiségolénisme… Peut-être faut-il en revenir, mais cela a été une expérience difficile.

J’ai tenté d’en faire le bilan. Etait-elle une candidate de transition ?

Ayant été confronté en mon sein aux errements de la gauche radicale comme du bon sens social-libéral, cela me sert aujourd’hui, je reconnais et comprends certains réflexes.

« Je viens de chez eux, je les connais bien », comme aurait dit Mitterand sur la droite.

J’avais adhéré par réaction à une voie sociale-démocrate qui ne s’assumait pas. Aujourd’hui, je me sens pleinement à l’aise dans socialisme et démocratie, même sans DSK, ce qui nous permet de réfléchir sainement et en profondeur.

Aujourd’hui je me sens en phase avec le diagnostic posé collectivement, qui a abouti à une démarche comme celle des « reconstructeurs », qui derrière le sens tactique, est réellement ambitieuse et refondatrice.

La social-démocratie est en crise, cède face aux populisme, et peine à répondre aux soubressauts de la mondialisation. Il ne s’agit pas d’aller vers un social-libéralisme, qui n’est finallement, tel que le conçoivent Bockel, le modem, mais même Valls ou Ségolène, qu’une réorientation du PS à la traine sur sa droite, une adaptation triangulée. Pour autant le concept et l’application du libéralisme économique doivent être posé, loin des caricatures actuelles… Il ne s’agit pas d’une théorie tranchée, exclusive, absolue. Si le néolibéralisme est dangereux, il paraît absurde de distinguer libéralisme économique et économie de marché…

Bref, ce que cherche à proposer SD, c’est d’aller plus loin, ailleurs, en réinvestissant la gauche. Il s’agit de refonder le PS, pour répondre sur nos valeurs à la nouvelle modernité : mondialisation (nouvel ordre mondial, financiarisation et instantanéïsation de l’économie…), urbanité, environnement, individualisme, qui émancipe mais fragilise, place de l’Etat, de l’individu et du collectif, rapport au temps, nouvelles technologies. Cela pourra rassembler plus large que des courants, nous devons rattraper notre époque, et pas seulement en courant derrière la droite, même si sur certains points elle a pris un peu d’avance.

Par ailleurs j’ai toujours eu un positionnement fort sur la laïcité (et une critique forte de la notion même de religion) ou sur l’enjeux écologique, sur l’émancipation et le savoir. J’ai toujours voté vert ou PS. J’ai toujours été profondément européen. Sans doute le fait d’avoir quatre grand-parents venant de quatre pays européens différents y est il pour quelque chose. C’est una grande ambition, douloureusement entravée par les nationalismes et les populismes… Mais la question est complexe, et si c’est un objectif important, sans doute ne faut-il pas se satisfaire de n’importe quelle Europe, et avoir une exigence politique.

Voilà pour ce qu’il en est de mon parcours politique. J’y ai ajouté, sans trop savoir pourquoi, quelques poèmes et nouvelles écrits dans ma jeunesse. Cela permet de les rendre accéssibles, mais aussi de les sauvegarder, de les archiver.

Plus largement ce blog a, comme moi, une vague fonction politico-littéraire, j’aime bien parfois allier mes deux passions de l’imaginaire et de la politique.

Voila en quelques mots…

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16 commentaires sur “Démarche et parcours politique (2)”

  1. Timothée Says:

    Excellent ce billet, vraiment, on sent bcp de sincérité. Pour t’être honnête, je m’y retrouve pas mal! bien que je sois un social-démocrate pure souche, n’étant jamais passé par la case gauchiste (sauf si tu considère que le MJS, où j’ai trainé pedant 2 ans, en fait partie, 😉
    à bientôt!

  2. Raphaël Says:

    Super article

  3. homosapiens Says:

    Ton billet est émouvant et d’une sincérité rare. Ton style est fin, tes mots sont juste et j’ai vraiment adoré te lire. J’aimerais que tu donnes ton avis sur mon nouveau blog je crois que tu arriveras facilement à l’enrichir.

    A bientot sur la blogosphère chouka!

  4. Pinocchio Says:

    Tu es lucide, tu finiras par voter un jour à droite, devant la médiocrité du PS et de ses leaders.

  5. Emmanuel Says:

    Effectivement, super article

    Je ne te connaissais que par des commentaires sur des blogs bien, et moins bien (JT…), et ton parcours est très intéressant !


  6. A mes yeux, tout le problème est d’arriver à penser au delà du libéralisme tout en étant plongé dedans jusqu’au cou !
    Nous manquons aujourd’hui de « leader » visionnaire capable d’apporter la vision d’un autre système !
    🙂

  7. chouka Says:

    J’ai réunifié mes deux pseudos, je ne m’appelle plus que chouka !

    @ monsieur Poireau : il faut toujours tenter de réfléchir au dela du cadre, c’est stimulant intélectuellement et ça peut préparer l’avenir.

    Mais pour moi le libéralisme, en fait c’est l’économie de marché. Comme la mondialisation, on ne devrait pas être pour ou contre, mais constater que c’est le cadre dans lequel nous fonctionnons. (on peut penser que c’est la position de Delanoë, même si ce n’est pas dit aussi explicitement)

    A partir de là, il y a du boulot, et toutes les politiques sont possibles, interventionniste et protectionniste comme néolibérale et sécuritaire.

    Mais bon on est encore là dans le débat sémantique.

    @Pinocchio : je pense que tu fais erreur, je suis critique avec mon parti, mais aussi confiant en son grand potentiel. Je ne dit pas que je ne voterai jamais à droite, vu que je l’ai déjà fait en 2001 contre Le Pen. Imaginons en 2012 un duel Juppé-Besancenot au second tour ?
    Mais par contre je ne suis pas du tout dans un dégoût du PS qui me ferait échouer progressivement à droite. Si tu lis bien l’article, je suis revenu de cette tentation. Plutôt dans un bouillonnement impatient. C’est bien parceque je suis critique, aussi, que je suis au PS pour tenter de le changer.

    @ux autres : merci pour ces encouragements, que je retourne à homosapiens, ton blog est ambitieux.

  8. le petit grognard Says:

    « Quelques mots ? »
    billet trop long (conseil d’ancien blogueur : coupe en plusieurs fois)


  9. La mondialisation est une construction politique est surtout pas un élément « naturel » du monde. Enfin, pour moi !
    Ca ne nie pas l’économie de marché mais la trop grande internationalisation de celui-ci.
    C’est d’ailleurs en partie à cause de cela qu’on se retrouve à temps polluer et épuiser les ressources naturelles…
    Je suis pour un libéralisme encadré…
    Enfin, ca peut évoluer comme position !
    🙂

  10. Fanette Says:

    ah jeunesse jeunesse, que j’aimerai avoir ta jeunesse de croire…
    Nous avec Poireau on en as vu tant que… Le Modem m’ayent très déçu, certes j’attends beaucoup du PS côté DSK…
    En tous les cas ravie de t’avoir rencontré, à la 4 ° ????

  11. Tietie007 Says:

    Il y a quelque chose de religieux, qui relève de la foi, dans l’extrême-gauche, une radicalité absolue qui ne tolère aucun compromis …c’est pourquoi la « balkanisation » lui est consubstantielle, car si on ne fait pas de compromis avec le système, on n’en fait pas, non plus, avec ses petits camarades.
    L’extrême-gauche relève plus du religieux que du politique car elle ne compose jamais, ne cherche pas à arbitrer, puisqu’elle est dépositaire de la vérité … l’antithèse d’une pratique « politique » !

  12. Gabriel Says:

    Un duel Jupé / Besancenot, ça vaut son pesant de cacahuètes !
    Moi, le PS, j’en suis complètement désabusé… Ce parti, pour moi, regroupe tout et son contraire et n’arrive donc plus à établir une ligne idéologique claire. Je dirai même que le PS n’apporte plus d’idées novatrices (en même temps, quel parti le fait ??), susceptible de rassembler des citoyens sur un projet. En résumé, les partis politiques sont en crise existentielle de l’extrême gauche à la droite… Au PS, c’est encore plus flagrant, on n’a l’impression que les dirigeants croisent les doigts pour 2012 en espérant que Sarko se plante… Pour moi ça n’est pas suffisant.

  13. chouka Says:

    Gabriel,
    Ce n’est suffisant pour personne, mais je ne pense pas que ce soit le cas.

    Et il ne s’agit pas que des dirigeants mais de logiques collectives, les militants ne sont souvent ni meilleurs ni pires que les dirigeants.

    Quant tu vois que tous le monde se met d’accord sur la déclaration de principe social-démocrate, ce n’est pas neutre. Il n’y a pas de ligne idéologique plus claire à l’UMP. Franchement, à part la gauche guesdiste du parti, et peut être Valls de l’autre, 90% du parti a une idéologie avec des nuances mais compatible.

    Le PS traverse une crise refondatrice : oui nous n’avons pas assez travaillé, proposé, enfermé dans nos combats internes post-referendum.
    Mais on voit aujourd’hui que nous allons en sortir, soit en trouvant un chef plus ou moins bon qui tentera de mettre une cohérence autour de lui, ce serait déjà mieux que le vide de ces dernières années, même si actuellement cela me semble difficile car personne n’émerge réellement.

    Soit par une nouvelle démarche réellement ambitieuse sur le fond, comme celle des reconstructeurs, qui peut servir de base à une refondation, et à des enjeux tactiques qui sont normaux. C’est beaucoup plus intéressants que les raccourcis qu’en font les médias ou les jaloux au PS.

    Donc pour refaire du PS un porteur d’espoir et de changement, il faut adhérer.

  14. Fanette Says:

    Bonjour

    La 4° aura lieu le 26 juin même heure sur le thème de la culture, et les Assises de la culture, j’ai invité Nicole Belloubet 1° adjointe, on verra bien si elle vient. Si tu connais des blogueurs artistes ou politiques, invite les à venir, ça serait bien !!
    http://republogtoulouse.blogspot.com/2008/06/rpublique-des-blogs-toulouse-4.html
    si tu as des idées pour l’organisation, on prend !

    Biz

    Fanette

  15. chouka Says:

    @ Petit grognard : le « quelques mots » était bien sûr ironique…

    Mais bon je pense qu’il y a autant de façon de blogguer que de gens derrière leur ordi, et que chaque lecteur est différent.
    Si j’en crois les commentaire, il a été lu, il faut qu’il soit aéré et structuré de manière lisible.

    Mais bon c’était une longueur exceptionnelle, j’ai découpé, par exemple, l’analyse sur le modem…

  16. Sauron Says:

    Article passionant… et dans lequel je me reconnais!

    Moi aussi passé par la case gauchiste dans l’adolescence (antiaméricanisme, antisionisme, anticapitalisme, etc.), j’ai par la suite évolué par réaction à la guimauve altermondialiste… et sous l’influence de la lecture des grands réalistes (Thucydide fut ma grande école politique) et des libéraux (Constant, Hayek).

    Résultat, je ne saurais trop dire ce que je suis aujourd’hui…
    – libéral? oui, au sens où je me reconnais entièrement dans la pensée d’un Hayek et d’un Tocqueville. Non au sens étroit et pathologique que l’on donne à ce terme en France.
    – de gauche? résolument, puisque je crois plus que tout en la capacité à se transformer, à ne pas obéir stupidement à un destin socialement ou génétiquement programmé. Mais résolument pas s’il sagit de dire que l’Etat doit réguler l’économie…

    Bref, après 14 ans de carnage mitterandien, après Jospin et Royal, il me serait bien difficile de militer pour le PS. Aussi, j’admire ton attitude et ton envie d’y croire!! Et celle de tous ceux qui souhaitent orienter ce monde différemment, sans le nier en plongeant tête baissée dans la moraline utopiste…

    cordialement,
    Sauron


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