Travaillons concrètement le renouveau de notre militantisme (1)

Car il y en a qui en veulent vraiment.

Plusieurs initiatives cherchent actuellement à rénover le fonctionnement interne du parti socialiste.

Bien sûr les motions proposent des choses qui laissent entrevoir, si les pratiques suivent les mots, des avancées. Je trouve que le chapitre 4 de la motion D est particulièrement interressant sur la démarche, sur ce que cela pourrait être.

Décliné localement, cela donne un travail conséquent autour du « manifeste », qui va au dela des motions mais qui exprime un ras-le-bol et tente de proposer. Le travail est en cours.

Dans les deux cas Hugues est sollicité et répond présent. Je ne le cite pas seulement pour saluer son engagement, mais aussi parce que je trouve son article très bon sur ce que cela pourrait être demain la fédé 31. J’espère que ces propositions seront reprises quel que soit le vainqueur. C’est dans la dot de la synthèse…

Parceque je ne suis pas qu’un agrégateur de blogs, j’ai voulu proposer aussi.

Voici une réflexion encore incomplète sur la chose :

Que voulons nous être ?
Au dela de pouvoir fournir des élus, notre parti a vocation à peser sur la société. Gagner les élections nationales est bien sûr un objectif majeur, mais ce n’est pas le seul. Nous devons retrouver un rôle de médiation entre les demandes sociales, les analyses intélectuelles et la proposition politique. Les partis ont également un rôle de pédagogie, expliquer et traduire la complexité en programmes, pour ses militants d’abord, pour les électeurs ensuite. Nous devons être à nouveau un moteur, un catalyseur d’idées et d’actions, de propositions. Sortir de mythes qui sont mystifications, être pleinement dans le réel à combattre ou à prendre en compte, mais sans oublier la confrontation aux utopies et à la critique.
Nous ne sommes pas seulement une alternative démocratique, une composante nécessaire de la multipolarité, rôle d’opposition technique et d’alternance.
Au contraire, nous ne devons pas non plus être un parti dépassé, coupé des réalités et des évolutions socio-économiques, qui ressasse, se combat et se coupe de l’intelligence. Un parti qui ne peut plus vaincre. Un parti qui lit avec les clefs d’hier, le marxisme, l’Etat nation, le productivisme industriel ou agricole, le libéralisme économique… (bien sûr toutes ces notions complexes ne sont que partiellement invalidées)


Cela passe t-il par une massification ?
On entend parfois que le PS veut devenir un parti de masse, doubler, tripler, le nombre de ses membres. Certains, qui ont une vision plus traditionnelle, refusent cet objectif, qui les mettrait davantage en minorité encore, et qui changerait la nature de militant.
En effet cela pose la question de qu’est-ce que l’adhérent-militant ? Pour élargir notre base très largement, il faudrait rendre plus facile et plus intéressante la participation au parti. Il faudrait aussi accepter que l’engagement soit divers, à intensité variable.

Il y a donc un travail de rénovation des statuts, des pratiques. Mais la limite doit être fixée, au regard de l’expérience des militants à 20 euros.
Cette expérience doit être jugée avec intérêt cependant.
On a pu voir qu’une adhésion mal accompagnée a produit des déçus. Certains également étaient venus dans une démarche consumériste ou de soutien à Ségolène Royal, mais pas vraiment avec un engagement politique ou suivi.

Mais, contre la simplification que l’on fait parfois, il y a aussi un apport politique de cette expérience. Outre ceux qui sont restés, certains ont participé à leurs premières réunions lors des municipales, il y a un effet de traine derrière une adhésion. Ils ont reçus les publications du parti, se sont intéressés, se sont positionnés vis à vis de leur entourage. Donc certes l’adhésion ne doit sans doute pas se limiter à la participation à un vote, mais je pense qu’ un parti de masse, avec une large diversité d’engagements et d’apports, est souhaitable. Cela doit être un facteur de repolitisation, de formation, de pédagogie, de mobilisation.

Il est également vrai que dans certains cas, certains nous quittent ou nous boudent non pas à cause des idées mais du fonctionnement du parti. Il faut être attentif à la dynamique des adhésions.
Il faut enfin créer les conditions d’un travail de fond, d’une nouvelle phase intélectuelle, et d’une cohérence et d’une ambition renouvelée pour le parti.

Voici pour ces premières réflexions générales. Elles seront suivies par d’autres plus opérationnelles quand je les aurais mises en forme.

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