Motion D, une belle réunion !

Hier soir, lundi 13 octobre, à la fédé.

Cela s’est très bien passé. Il y avait du monde et de l’envie.
La salle était pleine, comme lors du dernier débat de présentation des contributions je pense, pour ceux qui y étaient, donc à peu près 150 personnes. Il faudrait que je compare mon estimation aux signatures de la feuille de présence qui a circulée.

A la tribune, Cathy Lemorton bien sûr, mandataire fédérale de la motion D, qui est également une des quatre porte-parole nationale de Martine Aubry. A ses cotés, Gérard Bapt, Françoise Imbert, Joël Carreiras, ainsi que le nouveau maire de Luchon.

En préalable ils ont souligné le plaisir retrouvé de travailler, de discuter, de militer ensemble. Enfin dépasser des crispations et des postures anciennes pour avancer. Enfin sortir de discussions en petit comités dans des clans de gens qui sont d’accord sur tout, (si on pousse la logique à l’extrême) et où on ne parle plus que de tactique. Enfin retrouver un parti socialiste prêt à se rassembler, non pas dans une synthèse molle, mais dans des valeurs, un travail, un objectif commun.

Cela passe par un tryptique inséparable : travail-débat-décision collective.

Donc après le plaisir partagé, l’importance du moment a été soulignée : la situation mondiale et française, et l’absence apparente de la gauche, son incapacité à être l’alternative, le recours, l’espoir.
Alors que les idées, les talents, la présence militante sont des éléments forts du PS, collectivement ne ressortent qu’hésitations, consensus mous, attitude erratique, entre opposition molle parfois, ou à d’autres moments crispations et divisions…

Il faut donc réagir absolument. Deux axes sont importants : un travail sur les idées, sur une réponse à la crise, sur la construction d’une alternative ; et un travail sur le parti, pour qu’il redevienne un moteur, un laboratoire, un formateur, un pédagogue, en capacité de proposer, de participer réellement à la bataille culturelle et politique sans être dans une réponse superficielle, et ensuite capable de gagner les élections nationales pour ensuite appliquer son programme ambitieux et réaliste.

 Il y a eu de nombreuses questions et interventions de la salle. La plupart des présents étaient déjà convaincus, sans doute, mais il y avait aussi des hésitants, des nouveaux militants qui découvraient leur premier congrès. Il y avait une liberté de ton intéressante, avec des prises de paroles iconoclastes aussi.

L’idée c’est qu’il ne faut pas se résigner à un libéralisme fataliste. Notre motion, ce n’est pas le cas de toutes, contient déjà des éléments de réponse aux dérives massives du capitalisme financier, que de plus en plus nombreux nous percevions.
J’avais pour ma part été plus précisément initié à ces questions par un professeur d’université, Gabriel Colletis, à Toulouse, dont je perçois aujourd’hui plus encore la justesse d’analyse.

Mais c’est aussi être en mouvement, innovant, réaliste dans les propositions, le monde change nous devons changer aussi sans nous résigner. On ne doit pas se battre seulement sur l’efficacité économique de notre programme, mais on ne doit pas être battu sur ça.

Cela a duré trois heures, énergisantes. Les copains de SD étaient très nombreux, j’en ai été agréablement surpris, et très actifs : nous avons posé de nombreuses questions lors du débat.

Cela m’a rappellé cette réunion il y a quelques mois, avec l’orage en moins.

Cela montre ainsi une complémentarité territoriale avec nos partenaires dans la motion, nous sommes présents et actifs plus dans l’urbain et le périurbain, alors qu’ils couvrent mieux les vastes campagnes.

J’avais une question sous le coude, mais finallement je ne l’ai pas posé : je comptais demander comment concrètement la rénovation des pratiques était comprise au niveau fédéral. Cela serait éclairant pour les militants, et de plus vaudrait engagement.
Le travail collectif autour du manifeste socialiste 31, qui doit se traduire en propositions concrètes, peut aller dans ce sens. Ce serait un atout pour la motion, tous les militants déboussolés, qui veulent du changement au niveau fédéral, verraient concrètement celui-ci s’incarner.

Un dernier mot pour finir : nous avons une vocation majoritaire dans la fédé31, nous ne sommes pas là pour témoigner. Ce n’est pas une certitude mais c’est un objectif.

Publicités
Explore posts in the same categories: Le congrès socialiste 2008 en marche, Politique locale, Socialisme et démocratie

Étiquettes : , , , , , , ,

You can comment below, or link to this permanent URL from your own site.

One Comment sur “Motion D, une belle réunion !”


  1. […] il y a eu des réflexions de fond, du travail, une nouvelle démarche sans doute nécessaire, notamment au niveau local, avec une volonté forte de remettre la fédé en […]


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :