Travailler concrètement au renouveau de notre militantisme (2)

La réflexion continue autour du manifeste socialiste 31 pour passer à une deuxième phase, de propositions plus concrètes. Sans doute cela débouchera t-il sur un travail collectif après le congrès au niveau local, avec toutes les bonnes volontés.

J’ai vu que les ségo avaient travaillés eux aussi, dommage qu’ils l’aient fait de leur côté plutôt que dans le cadre collectif que nous proposions.

Voici quelques réflexions supplémentaires, pas trop mises en forme je l’avoue…

Trois axes de renforcement de l’action politique interne :
travail, débat, décision collective
Notre position de courant jeune et minoritaire (même si nous étions techniquement dans la majorité), marqué par l’éthique rocardienne, confrontés à l’immobilisme, nous donne également l’envie de contester les pratiques trop anciennes, les copinages, les cumuls et pratiques excessivements autocratiques ou clientélistes.
Nous devons en premier lieu appliquer cette éthique, avec pour limite la tactique et la stratégie qui accompagnent les idées, à nous-mêmes.
Sinon, découragement des militants devant les magouilles, blocages… Il y a une lassitude engendrée par certains comportements, où le poids des élus, notamment lorsqu’ils sont installés et fortifiés, pèse trop plutôt que d’impulser, où la logique de courants entraine des dérives, de la défiance, du découragement, même chez des vieux militants. Ces dénonciations ont fait la force du NPS à ses débuts, et sa popularité au MJS notamment (la « rénovation »).
Mais cette posture doit se traduire en prestation, alliée donc à la crédibilité et la responsabilité, c’est à dire être en capacité de porter une majorité alternative qui ferra mieux. Ce travail doit donc valoir engagement.
Nous devons également réfléchir aux changements d’organisation et de structure du PS :

Les deux structures de base fondamentales du PS sont à revoir :
Les sections sont des lieux de proximité, de convivialité supposée. Mais ce ne sont plus que rarement me semble t-il des lieux de débat, sinon sur des points subalternes. La réflexion et la construction se font en fait à travers les courants. Certains militants, notamment nouveaux, qui ne s’inscrivent pas dans ceux-ci, passent à coté de l’essentiel et partent.

Que voient-ils hors périodes de congrès, notamment dans les petites sections ? Des réunions assez stériles, de fonctionnement courant, où l’on fait du commentaire politique sur la situation générale, où on n’hésite pas à agiter de vieux slogans, à faire jouer l’émotion…

Peu de débats de fond, de partage, de démarche commune, à part éventuellement pour préparer une élection locale. Un sentiment d’inutilité est affirmé par de nombreux camarades dynamiques.
Ils ne s’inscrivent pas seulement dans la vieille logique de la vieille structure aux habitudes rigides, et ne conçoivent pas d’agir seulement en tractant ou en sélectionnant un élu.

Ceux-ci ont souvent un poids excessif. Il suffit de regarder le résultat des élections internes, souvent l’élu ou le cadre national pèse sur le vote de manière très forte, ce qui n’est pas sain. Cela a cependant tendance à s’amoindrir semble t-il.
Enfin, souvent, la discussion fait peur, et il n’y a pas de boucle mail (les addresses sont tenues secrètes…) ou de forum communs…
Certaines sections sont sans doutes plus vivantes, selon leur taille et ceux qui les composent. Mais il faudrait sans doute créer des espaces plus larges :

-réunions de plusieurs sections de temps en temps pour casser les routines,
-fusion de certaines,
-Massification de l’utilisation d’internet
-Accueil des nouveaux : tutorat ? (= accompagnement personnalisé par deux anciens, volontaires), présentation et identification des courants etc.

En effet se pose donc la question des courants… Organisation intéressante, particulièrement pour ceux qui ne se sentent pas dans la majorité. Mais peut avoir des effets pervers : formations de structures, voire de cultures parallèles. Chaque enjeux devient source de pouvoir et d’influence interne, cela peut être destructeur pour l’image, pour l’unité, pour le projet…
Pour autant c’est là aujourd’hui que vit le PS, que peuvent se former et se confronter des lignes cohérentes, faire émerger des talents plus divers qu’une direction plus monolitique.
Ces courants, une large part de proportionnelle, sont d’autant plus nécessaires que nous voulons construire un grand parti de la gauche avec sa diversité.
Mais pour autant, il y a une logique perverse aux courants, qui deviennent des partis dans le parti, dans une logique de différenciation et d’affrontement, y compris avec des objectifs de carrière personnelles.
Il faut donc retrouver des lieux de travail commun, d’échange.
Pour permettre une gouvernabilité, une prise de position facilitée, le « parlementarisme » du PS sera sans doute rationnalisé, sans que l’on se tourne cependant vers une vision présidentialiste.
A partir du moment où on accepte les courants, il faut leur donner les moyens d’agir sans en faire des structures noyautant le parti :
-publication réservée dans l’hebdo à partir d’un certain seuil
-présentation des courants dans un « Kit d’adhésion » pour les nouveaux
-Possibilité d’intervention pour déclancher des travaux, des referendum militants etc.
-dotation financière ? à voir… Logique perverse ensuite de faire subsister des coquilles vides, d’inciter à des motions..
Enfin il faudra vraiment encourager le travail, la réflexion, les échanges, la diffusion des connaissances et des clefs d’analyse dans le PS.
Aller contre la doxa, c’est insinuer le doute chez ceux qui auraient votés comme l’élu, comme d’habitude, ou en suivant l’air du temps, le populisme.
-organisation de conférences par la fédé melant des politiques et des chercheurs… (avec une deuxième réunion plus politique éventuellement de traduction en positionnement et en action)
-organisation de débats à l’ordre du jour coordonné dans les sections

Au dela de tout ça, bien sûr, des réformes plus profondes doivent porter sur le parti : comment en faire un parti-réseau, plus décentralisé, plus interractif ? Comment porter un nouveau modèle politique qui ne passe pas par l’excès de cumul des mandats ? Comment réformer le système de synthèse, après le vote sur les motions, assez obscurs, et sans doute à revoir ?
En tout cas, au boulot…
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