Lorsque l’argent ouvre les possibilités.

Douce et caline, elle frotte sa tête contre ma main, pour se rassurer dans cet environnement hostile.

A notre inquiétude légère on oppose une urgence peu rassurante.
Mince. Je n’étais pas préparé à ça.

Tout s’accélère, mon attente placide est submergée par la prise de conscience. Mise en marche du mode semi-automatique, une concentration maximum cotoie un flottement de mes pensées, comme si elles voulaient revenir à leur badin ennui.
Une décision à prendre, rapide, décisive. Mettre l’argent ou pas.

Je respire, je saisis le goulot d’étranglement qui s’offre à moi. Pouvoir absolu, de vie ou de mort. Et responsabilité accablante qui va avec.
Nous avions anticipé, avec raison, fixé une limite. Mais cette raison calculatrice vacille face à la réalité crue; face au regard implorant de la condamnée, les larmes sont mon seul jugement.
Ce n’est qu’un chat… On s’était pourtant dit qu’il n’était pas raisonnable de…

Bon.

Finalement, après quelques heures de réflexion, de décision, on décide de le faire. On nous demande, avec bonne volonté, une semaine de salaire. C’est beaucoup, certes, mais c’est aussi peu… Tout dépend de l’échelle. Efficience, efficacité…
En tout cas la conséquence de cet acte peut être décisive, immédiate. Pas de tourments, pas de regrets. C’est ce que nous voulons, tous les éléments pris en compte.

Opération compliquée, diagnostic réservé… On ne sait pas encore, nous avons chacun une intuition inverse. Est-ce que l’échec médical invaliderait la décision prise ?
Ou alors faut-il considérer qu’on a saisi une opportunité, qu’on a ouvert les possibilités, en connaissant le risque ?

Derrière cet exemple se posent de vraies questions : même s’il ne s’agit que d’animaux, le coût de la santé est une torture. Plus largement, certains de nos compatriotes, et plus encore dans d’autres pays, ont à choisir entre la santé et d’autres bien primaires. On ne peut y échapper…

Faut-il s’interroger de manière éthique sur ce cas ? Mettre une telle somme alors qu’on ne les donne pas à des humains en difficulté ? Quelles sont les logiques derrière tout cela ? D’un coté une logique politique et sociale, où on se défausse (et donc en contrepartie on s’engage) sur la société ? De l’autre les choix libres de chacun pour construire sa vie, voire la notion de « famille », vue de manière élargie ?
Quelle est la place des animaux de compagnie dans la société, sans doute plus importante qu’on ne croie… Interrogations bourgeoises de ceux qui n’ont plus faim ?

Il peut bien y avoir, de toute façon, un débat philosophique et politique dans chaque élément de la vie…

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3 commentaires sur “Lorsque l’argent ouvre les possibilités.”

  1. admin Says:

    Je suis désolé.

  2. otium Says:

    Ton analyse, quoi que très pertinent ne me convint pas.
    Ou plutôt elle me convint trop.

    Je crois que les « légitimistes conservateurs » sont à l’origine de l’immobilisme du PS. Et avec le revirement de Delanoé, ils sont derrière Aubry.
    Martine est désormais soutenue par le plus grand nombre de barons possible. Qu’ils soient à la gauche ou à la droite du parti, leur plus petit dénominateur commun n’est pas une ligne politique mais le pouvoir local. Pas sûr que l’on redevienne efficaces au national quand il faudra ménager Fabius.

    Et puis avec la candidature Aubry, je vois surtout un appel à l’immobilité. Ses appels à ce que le parti redevienne un parti de gauche, on croit rêver !.
    Je ne peux pas Ancrer le parti à gauche : je veux qu’il bouge !

    Il est presque 20 h, je vais voter pour Ségo, car je préfère une candidate hors système moins insérée dans le système.
    Dommage que pour notre 1er féféra nous n’ayons le choix qu’entre Gilles Pargneaux aubriste et Gilles Pargneaux aubriste. La candidature Don Quichotte de mon copain Vasseur a été écartée, la fédé à du prendre peur : Vasseur est tennisman.

    Ceci dit, je crois que la maire de Lille à toutes les chances de l’emporter.
    Et demain si c’est Martine je serais à 100 % pour le PS.

  3. chouka Says:

    Bon, le commentaire ne suit pas vraiment le bon texte.

    Je suis assez d’accord, cela me tente, présenté comme cela.

    Mais quand on regarde de plus près, c’est plus compliqué. Entendre Ségolène, sa victimisation, sa défense de Frèche, sa fausse naïveté, cela m’empêche d’envisager un tel cheminement.

    Mais effectivement ancrer le PS à gauche, certes la tempête souffle, mais le voyage doit continuer… Mais au dela des slogans, Martine a montré des axes de rénovations possibles, avec une consistance et un équilibre que ne montre pas Ségolène pour l’instant…


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