La Bataille du second Tour

La première bataille est passée, étrange, longue, lourde. Durant de longs mois, après l »attentisme, il y a eu des escarmouches, des attaques incessantes, un harcellement, qui ont permis la lente avancée de la gauche. Les obus du bilan, arme ancienne, étaient néamoins toujours efficaces, et la cavalerie du changement a plusieurs fois permis d’enfoncer les lignes. Après la prise de plusieurs villes importantes, acculée, la droite est passée à la contre offensive, fulgurante, massive, reprenant une partie du terrain perdu. Puis tout s’est un peu figé, les réseaux de tranchées se sont ornés de barbelés et d’abris blindés.

Au soir du premier tour, on a pu voir les forces en présence. Le conflit s’est alors élargi, les alliés ont été appelé en renfort de part et d’autre. A gauche, les légions nombreuses rouges et vertes sont venues renforcer les positions, et la progression a repris. Certains territoire encore neutres ont été courtisés, sans se prononcer encore malgré les propositions, les pressions, les risques de démembrement.

La droite a alors utilisé de nouvelles armes, le gaz moutarde, les inondations de tranchées, le mensonge de masse. La puissante et redoutée force bleu marine a été courtisée, sollicitée. Elle ne cèdera pas, son indifférence à la chute de son voisin ne masquant pas sa volonté de recomposition régionale. Tout juste accepte t’elle quelques livraisons d’armes, terribles : des lance-missiles démagogiques, quelques bombardiers xénophobes, homophobes, nationalistes. Celles-ci, payées au prix fort du reniement, permettent à la droite de reprendre quelques régions industrielles, ainsi que les grandes régions des marais, de stopper l’avancée, de refaire naître un faible espoir de ce coté. Mais cela mobilise en face. Des appelés volontaires viennent renforcer les compagnons du rassemblement.

Les oranges, pris entre deux feux, ne peuvent rien faire que sauver ce qui peut l’être. Sonné par le premier round, l’armée dévastée est en déroute. Une partie a désertée. De nombreux mercenaires sont déjà partis, allant aider un camp ou l’autre. Ceux qui restent se tournent de plus en plus vers la gauche, craignant l’alliance de la droite avec les bleus marines. Leur Chef Eternel, scrute l’avenir, ne voyant rien de bon, envisage de se replier quelques années dans les montagnes avant une prochaine bataille. Si la droite est défaite, peut-être pourra t-il voir quelques principautés le rejoindre.

Le dénouement est proche. La gauche tient plusieurs places de ravitaillement, quelques grands axes, ses réseaux de ravitaillement sont en place.  Il faut tenir les places fortes, répondre aux boules puantes de l’adversaire. L’artillerie fume, chauffée à blanc par son intense utilisation.

Depuis le second tour, l’utilisation de l’aviation s’est renforcée, l’impact derrière les lignes est plus grand. Tout le monde est désormais concerné par l’effort de guerre, par les destructions, par les craintes et l’espoir.

Il reste une grande bataille. Si la gauche réussit à traverser le fleuve de manière significative, à en prendre le contrôle, elle l’emportera. Si au contraire elle n’y parvient pas, ses habitants se revolteront, le seuil d’acceptation des sacrifices sera atteint. A priori les régiments sont prêts, les stratégies mises au point, cela devrait passer…

Bientôt le dénouement.

Publicités
Explore posts in the same categories: Election présidentielle 2012, La politique en imaginaire...

Étiquettes :

You can comment below, or link to this permanent URL from your own site.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :