Après la victoire de François Hollande : l’heure de vérité, c’est maintenant.

En tous cas, cela commence maintenant.

Par un grand soulagement, de la joie, de l’espoir, de la fraternité
Ici à Toulouse, nous avons le sourire aux lèvres, et ce sourire se reconnait dans la rue, les regards complices s’échangent.
Cet étudiant radieux en lisant le journal, ce couple dans le métro qui évoque en riant les discours de Jean-François Copé, cette jeune femme qui réponds à mon sourire un peu niai… Ca y’est la campagne est terminée, la pression retombe, on prend conscience.

Tout le monde n’a pas voté comme nous, même ici. On se dit que ces deux personnes bougonnes au fond du bus ne goutent pas cette victoire, et puis certains « s’en foutent »…

Moment de joie, mais pour autant les défis sont maintenant devant nous. Sans naïveté, on peut penser que des améliorations sont possibles, sur la traduction de nos valeurs en actes, sur les symboles, comme sur les mesures concrètes du programme.
Mais la situation est difficile, complexe. Il n’y aura pas de bouleversement dans la joie pour tous, de changement magique. Il y a une alternance démocratique, la chance de prendre les manettes, la difficulté de répondre aux défis, le risque de décevoir les uns ou les autres, voire nous même (mince, le principe de réalité s’applique aussi au vainqueur de l’élection présidentielle ?), même si cette fois on n’a pas trop promis.

Les crises sont là, et certaines sont structurelles.

J’ai envie de brosser le tableau des nombreuses mesures qui suscitent de l’espoir pour moi, mais aussi d’insérer ceci dans un cadre plus global pour voir ce qui va être possible : une crise durable est installée, économique, financière (dettes publiques notamment), morale parfois. Plus largement c’est un contexte international de rééquilibrage entre grandes zones économiques qui pèse sur l’économie européenne. L’Union Européenne n’a pas encore vraiment choisi, entre de grands principes et une realpolitic où il faut se défendre et se protéger plus, et avec les mêmes armes.
La rigueur de l’ajustement en dépendra.

Il y a également de gros enjeux écologiques, de vieillissement… Bref, de grosses dépenses à engager avec moins de ressources.

Et comme je crois en François Hollande, et à sa promesse de tenir la rigueur budgétaire, et que les augmentations d’impots seront forcément limitées par la capacité d’absorbtion de l’économie, il ne faut pas se mentir : il y aura une politique d’austérité, certes de gauche, mais qui ne sera pas facile d’autant qu’elle est induite plus que dite…

J’espère que au dela de la nécessité il y aura aussi le courage d’assumer cette politique et des réformes courageuses (notamment concernant l’organisation territoriale).

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