La crise politique de la trentaine

Phase 1 : le déni 

Depuis des mois je compte organiser une soirée pour mes 30 ans.
D’abord quelque chose de gros, qu’il faut prévoir plusieurs mois à l’avance, puis une petite soirée … puis rien.
J’ai même dit à ma compagne qui proposait de m’aider à organiser que j’allais m’en occuper, pas de problème…

Encore quelques jours après mon anniversaire, j’avais l’impression que les gens parlaient de quelqu’un d’autre.

Phase 2 : la prise de conscience

Qui a 30 ans ? Moi ? Vraiment ?
A force d’entendre que c’est un cap, un seuil, une étape, j’ai ouvert mes chakras aux questions existencielles :

Qu’est-ce que ma vie aujourd’hui par rapport à ce que j’envisageais à 30 ans quand j’étais jeune ? Vulcanologue, météorologue, ou paleontologue disais-je quand j’avais 10 ans. Plus tard, je voulais être président de la République… Plus tard encore, quand je portais barbe et cheveux longs en écoutant du métal, je me voyais écrivain-chanteur…

Quels rêves puis je encore atteindre ? Que dois-je garder ou changer dans ma vie ?

Dois-je prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde ? Reprendre les études ? Acheter une porche et une rollex à crédit ? Prendre 2 amantes et 1 amant ?

Est-ce le moment de me caser, gamin, appart, nouveau gamin, nouvel appart, nouveau gamin, maison ? Profiter d’habiter à Toulouse pour sortir plus ?

Ou alors essayer de convaincre ma compagne d’aller poser nos valises en Ariège, à élever des chèvres et produire du Moulis ?

Après quelques réflexions autistes autour d’une tizane, je me suis dit que finalement entre aujourd’hui et la semaine dernière, rien n’avait changé en fait…

Phase 3 : le rebond

Ma vie est ce qu’elle est, et ce n’est pas si mal. Bien remplie, pleine de belles choses.
Ca n’empêche pas de se poser de bonnes questions, de rêver un peu, voire de réfléchir à comment atteindre ses rêves.

 

Et la politique ?

J’ai exploré les franges de la gauche, du centre à l’extrême gauche. Je me suis construit progressivement. Aujourd’hui, je me sens plus libre, plus indépendant. Quelques marqueurs structurants restent : la conscience écologique, la laïcité et la méfiance envers les religions, l’égalité des chances. S’y sont ajouté également la question de la sécurité et des banlieues.

S’intéresser, s’investir à nouveau un jour.
Je ne suis ni résigné, ni révolutionnaire.

J’ai l’expérience, d’avoir tenté la politique, dans plusieurs partis. Je suis certes un peu désenchanté, je lis mieux les enjeux de pouvoir, les combats qui se jouent en chacun, les jeux de façade.

Pourtant je reste persuadé que la politique est le moyen d’agir et de décider en commun. Les politiques qu’il m’arrive de cotoyer au niveau local sont souvent compétents et intègres, voire réalistes.

30 ans, tout continue.

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