Archive for the ‘Ecologie politique’ category

Quelques réflexions sur le tri

août 10, 2012

Le recyclage est un outil d’une politique plus efficace, plus sobre, moins nuisible à l’environnement.

Cela permet de réutiliser des métaux ou matériaux plutôt que de les extraire à nouveau et de les importer (aluminium par exemple). Par ailleurs c’est une écologie du quotidien, pédagogique, qui montre que nos actes ont des impacts sur la planète, y compris nos actes d’achat, y compris notre manière de considérer nos déchets etc.

Il y a sans doute des débats à avoir sur l’organisation du tri, les méthodes de recyclage choisies etc.
Cependant globalement c’est une politique que je pense utile, avec d’autres visant à diminuer les déchets à la source lorsque c’est possible bien sur.
D’ailleurs certaines initiatives à Toulouse ont été bienvenues (récupération des cartons…).

Je pense cependant qu’il y a encore des mesures simples à mettre en œuvre. 
Je fais partie du bureau d’un club de badminton où nous faisons attention à diminuer et trier nos déchets lors de nos manifestations. Peu de clubs mettent ceci en pratique, alors que c’est souvent assez simple à mettre en place.

Cela me fait encore halluciner que ce ne soit pas un réflexe.

Or cela m’a permis de voir que dans tel gymnase la poubelle bleue était pleine depuis deux ans, mais pas ramassée/plus utilisée, et que dans la plupart des cas il n’y a pas de recyclage mis en place de manière efficace.
En s’y prenant à l’avance, on demande la mise à dispo de poubelles par le Grand Toulouse, etc, mais ce n’est pas simple.
Enfin cela me fait encore râler que de nombreux clubs organisent des tournois sans penser à ceci.

Or pédagogiquement c’est important que lorsqu’il y a des centaines de personnes, jeunes ou adultes, sur un évènement, de montrer que le tri ce n’est pas que à l’école. Sinon les gamins voient que en fait ce qu’on raconte n’est pas mis en pratique, et que cela ne choque personne d’allègrement tout jeter dans la même poubelle.

Quelques propositions suite à ceci :

–         un travail de sensibilisation est à mener sur des intermédiaires de proximité qui ont un rôle important : les gardiens d’équipements publics
–         plus largement, il serait bien d’offrir des formations courtes à tous les gardiens d’immeuble, pour leur montrer l’intérêt du tri, leur faire visiter un centre de tri etc.
–         renouveler des campagne d’information et d’éducation au tri (je n’en ai jamais eu chez moi..)
–         mettre en place des poubelles de tri dans les équipements sportifs et culturels de la ville, et le ramassage hebdomadaire
–         travailler avec les clubs sportifs : ils sont subventionnés par la collectivité, jouent dans des équipements publics, cela me semblerait un minimum qu’ils s’engagent à quelques règles simples de tri des déchets sur les évènements publics qu’ils organisent (charte à signer dans dossier de subvention, courrier de rappel, modif des règlements intérieur des gymnases…), lorsque le tri est mis en place dans le quartier.
–         A moyen terme continuer à travailler sur des poubelles doubles (tri/autre), car lorsqu’il n’y a qu’un des deux (exemple du métro) ce n’est pas efficace.

Voila quelques idées simples, même si certaines le sont moins à la mise en application.
En espérant que cela pourra servir.

 

Bon tri.

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Sur un banc politique, prendre le temps…

juillet 26, 2011

Tout va si vite.

Depuis un moment, j’ai l’impression d’être au volant, départs de vacances, je double, je freine, le paysage change sans cesse, mais je suis  coupé de tout ceci. Dans mon habitacle climatisé, je ne vois que trop tard que tout à changé, l’orage s’est abattu, je ne peux éviter le carambolage.

La route était toute tracée, tout se mettait en place. DSK allait être candidat, sur la base d’un projet de gauche plutôt intéressant, et je pensais m’investir pour le soutenir ; le reste n’était que péripéties.

Il y a eu une première bourasque, avec Fukushima. Moment important, avec des incidences politiques.

Puis la brutale averse, l’ouragan. Toutes les voitures sont retournées : à quelques jours d’être officiellement candidat, DSK se fait piéger, ou se saborde. Tel Zidane en Finale, le coup de boule malheureux répond à l’incitation maligne, et fait perdre son camp. C’est ce que l’on pense tout d’abord.

Le soleil réapparait, la brume s’échappe de l’asphalte. Je m’écarte de cet ensemble figé de métal et de scènes dépassées, le scénario a changé, changeons de DVD. Ou plutôt non, sortons de la route, participons à quelque chose de nouveau. La garrigue humide happe déjà les premiers rayons de soleil, les odeurs sont multiples et apaisantes. Le calme, et le dialogue avec la nature me font du bien.

Un moment de retrait, de respiration politique. Malgré le retrait de DSK, la victoire reste possible, probable, même si ce sera difficile. Que faire ? Au PS, la primaire est lancée. Faut-il choisir, déjà ?

Les deux candidats ont la carrure, l’intelligence, une assise politique. Les deux me satisfont.

Martine Aubry aurait plutôt ma préférence face à François Hollande. J’ai un souvenir mitigé de sa direction du PS durant plusieurs années, même si le referendum européen n’a pas rendu sa tâche facile. Mais rien n’a alors été tranché, le parti s’est plutôt recroquevillé, n’a pas rebondit après le 21 avril 2002. De son côté, Martine Aubry a été choisie sur un projet de rassemblement, et  a réussi à le faire vivre, à remettre le parti au travail, en ordre de marche. Bien sûr l’impérieuse nécessité s’est imposée, tout le monde voulait enfin aller dans la même sens, mais elle était sans doute la bonne personne.

Pour autant je me laisse encore le temps de confirmer mon choix. En effet François Hollande me paraît mieux préparé, ce qui compense son manque d’expérience ministérielle, plus motivé, et il a mieux mis en scène ses soutiens. Le soutien de personnes comme Pierre Moscovici, Didier Migaud, André Vallini ou Aurélie Philippetti me paraît intéressant.

Je m’en remettrai donc à des sujets comme le nucléaire, la lutte contre la délinquance (sur laquelle Manuel Valls dit depuis longtemps des choses intéressantes et structurées), la protection de l’environnement, là où le projet socialiste laisse des marges de manoeuvre, pour trancher.

Il y a donc ce premier vote de la primaire socialiste.

Puis il y a ensuite la campagne elle-même.

Et là encore, mon choix n’est pas fait. J’ajoute en effet à la palette des possibles un vote pour Eva Joly. C’est actuellement la candidate qui m ‘enthousiasme le plus : sa rigueur, son sens de l’éthique, bien sûr sa conscience de la nouvelle société écologique, son parcours.

Pour autant le vote est une alchimie complexe : voter avec son coeur au premier tour n’est possible que si cela ne met pas en péril la présence de la gauche au second tour.

Dans tous les cas il reste de long mois pour analyser et confronter ces candidats, ces programmes… Regardons calmement ce qui peut être fait.

La catastrophe, le futur, le nucléaire, la politique.

mars 18, 2011

La catastrophe

D’un craquement soudain, le Séisme au Japon a libéré une puissance considérable. Contrairement aux ouragans, il n’a pas de nom. Mais les images tournent en boucle, lancinantes, comme une alarme qui pousse à l’évacuation imossible, hypnotisantes, inquiétantes.
On y voit les secousses, les contorsions du sol, mais surtout la vague terrible, fracassant les côtes à plusieurs centaines de km/h, poussant dans l’intérieur des terres des flots immenses et chargés de débris…

L’onde de choc est mondiale. Certes il y a eu de nombreux tremblements de terres meurtriers, des dévastations terribles, mais cette fois-ci, c’est le coeur du monde technologique qui est touché. Des villes entières ne figurent plus que sur les cartes obsolètes, des milliers de corps sont rejetées par la mer pleine de regrets. Des centaines d’usine ne fonctionnent plus, amats de tôles de haute technologie.

Alors que les constructions avaient remarquablement résistées aux secousses, l’homme a été ramené à sa juste mesure, locataire de la nature.

Alors que les centrales nucléaires s’étaient automatiquement arrêtées, l’homme s’est retrouvé surpris par la vague, choqué de perdre le contrôle.

Le futur

D’une certaine manière cet événement, qui aura sans doute une portée matérielle importante mais pas historique, modifie ma vision du 21eme siècle et au-delà.

Le week-end dernier, j’ai un peu voyagé, je voyais plusieurs futurs possibles, entre Amsterdam, la ville cosmopolite, entre une Allemagne écolo et apaisée, ou les deux visages du Japon, technologique et post-apocalyptique…

Ma vision de l’avenir est nourrie par ma passion des littératures de l’imaginaire et notamment de science-fiction. On peut lire dans le dernier numéro du magazine Bifrost qu’une vision anti-progrès est incompatible avec l’intérêt pour la science-fiction. Pourtant, comme l’indique Jean-Pierre Andrevon dans un récent article dans Libération, c’est une réflexion sur les avenirs possibles, ses potentialités et ses dangers.

Entre les vaisseaux à propulsion atomique et les paysages post-apocaliptique, les différents visages du nucléaire sont présents dans ces projections futuristes.

Le nucléaire

J’ai toujours été favorable à cette technologie, fasciné par cette puissance. En France on rattache ceci à notre fierté technologique, à l’indépendance énergétique, à l’emploi. Ce n’est pas qu’une filière industrielle très influente, c’est un facteur d’identité. Pourtant je n’étais pas dans un milieu nucléophile, dans ma famille, dans mon couple. Depuis quelques années je suis déjà plus prudent. Mais le nucléaire faisait toujours partie du pannel de solution contre la dépendance au pétrôle.

Mais l’accident nucléaire en cours me travaille plus profondément encore. Ce n’est pas seulement la réalisation d’une probabilité infime, la malchance absolue, la catastrophe du millénaire…

C’est la catastrophe de plus, dans un des pays les mieux préparés. Bien loin des promesses utilisées pour vendre le nucléaire : la probabilité d’un accident tous les 25 000 ans disait-on.

Chaque énergie, chaque industrie, chaque choix, peut comporter des risques, que l’on accepte. Mais il y a là une dimension supérieure, quelque chose que l’on ne maîtrise pas vraiment : une puissance énorme, la radioactivité, qui modifie l’environnement de manière pérène et dont les modifications génétiques impactent l’environnement et le génome humain… Potentiellement des zones peuvent être durablement irradiées et condamnées.
Enfin il y a la question des déchets, voire de la prolifération (même si le nucléaire militaire est plus complexe)…

Cela demande beaucoup d’exigence, de prudence. Peut-être que c’est une technologie de liaison, sur laquelle on doit encore faire des recherches. Porteuse d’opportunité, peut-être qu’elle peut être maitrisée de manière sûre, mais le doute gagne.
En tout cas tombe le mythe. Plus largement on constate le manque de transparence, le risque, et les conséquences potentiellement terribles…

La politique

Donc je rejoins Dominique Strauss-Kahn, qui indiquait en 2006, « Nous connaissons les difficultés du nucléaire dans un pays comme le nôtre. Pour y répondre, il faut concentre un effort de recherche massif sur les questions de l’énergie propre. La France a fait dans les années 50 le pari du nucléaire et elle a réussi. Elle doit aujourd’hui faire le pari du post-nucléaire et le réussir« .

Politiquement c’est une des questions sur lesquelles je me distinguais des verts. (Restent quelques questions comme la sécurité sur lesquelles je suis plus ferme)

Plus largement cela renforce la crédibilité des écologistes dans le grand public, clairement, ils ne passent plus dans certains milieux pour des passéïstes peureux mais pour ceux qui disent depuis longtemps ce qui a été confirmé par les faits. Ils ne sont plus en retard, mais en avance.

Cela renforce la cohésion de Europe Ecologie sur le sjet (même Nicolas Hulot est maintenant pour une sortie programmée du nucléaire) et les conditions de négociation avec le PS.

Marginalement on peut se demander si cela aura un impact sur les cantonales. Cela peut faire bouger quelques pourcentages, il y aura quelques personnes plus motivées qui signifieront par un vote Europe Ecologie leur avis sur le nucléaire. Dans un contexte de très forte abstention, cela peut se voir, mais cela ne bouleversera sans doute pas les résultats de ces élections locales. (mais cela peut dans quelques cantons disputés permettre aux écologistes de passer devant et les décrocher).

Régionales : des surprises sont-elles encore possible ?

mars 11, 2010

Aaah, les sondages.

Petit à petit, ils construisent leur nid, et parfois on peut avoir l’impression que tout est dit, que tout est fait.

Ils ont également un rôle dans la mobilisation des électeurs, dans les dynamiques de campagne. Sans les sondages les campagnes électorales seraient différentes, mais peut être aussi les résultats.

Enfin, ils ont un rôle important dans l’interprétation des résultats. Si dimanche soir l’UMP fait 35%, ce sera objectivement pas très bon (même niveau qu’aux dernières régionales, avec moins de réserves), mais plus que les estimations, donc vu comme un succès.


Bref, malgré ces sondages, des surprises sont-elles encore possibles ? Quels paramètres jouent dans la cristallisation des choix dans les derniers jours, que peut-il se passer dans l’entre deux tours ?

D’abord, pour le premier tour :

Les sondages se suivent chaque jour, ils dessinent des tendances. Ainsi les 4 derniers parus montrent plutôt une progression d’Europe Ecologie, du Front de gauche dans une moindre mesure, et une stabilisation du PS et de l’UMP.

La surprise par rapport aux sondages peut venir de plusieurs facteurs :

la photo instantanée prise par les sondages souffre de quelques défauts : c’est possible. Il n’est en effet pas évident d’avoir un panel représentatif, alors que de nombreuses personnes refusent de répondre (et notamment les moins intéressées). Par ailleurs les instituts corrigent les résultats bruts pour tenir compte de la participation des uns et des autres… Globalement la tendance est sans doute bonne, mais une erreur d’analyse de 2 ou 3 points peut dans certaines régions tout changer, faire passer Europe Ecologie devant le PS par exemple, ou qualifier le FN pour le second tour.
Pour l’instant, par exemple, le score national d’Europe Ecologie semble minoré par rapport à la somme des sondages régionaux. Il y a sans doute une explication, mais cela peut venir d’une correction différente des résultats.

la photo est exacte, et les tendances vont se poursuivre : dans ce cas, la surprise n’est qu’à moitié. Ainsi la remontée actuelle des écologistes peut les faire passer devant le PS en Alsace. Mais l’interprétation peut aussi être faussée. Par exemple ces derniers sondages qui montrent une forte progression en Rhone-Alpe et en Ile de France, et une légère progression en PACA, portent sur des régions urbaines, et parfois il peut y avoir des tendances divergentes entre grands centres urbains et régions plus rurales.

la photo est exacte, mais des évolutions vont avoir lieu, car les mobilisations des  électeurs de chaque parti, ainsi que le choix final des incertains peuvent tout changer. Les sondages montrent que l’électorat EE est moins certains de son vote, alors qu’il est plus participationniste. Si la tendance se maintien, elle ferra le plein. Mais il y a tout de même une fragilité de son électorat, plus volatile, pas encore installé dans un automatisme.

d’ici le vote, la campagne, des évènements, influencent les électeurs qui changent d’avis ou de comportement.
Le seul fait évoqué pour l’instant est un peu ridicule : certains dirigeants du PS se sont plaint de la diffusion d’Ushuaïa, sur l’slande, la veille du vote. Pour moi l’impact d’un documentaire comme celui-ci est très faible. Le PS devrait plutôt faire de la politique plutôt que de la polémique contre ses alliés verts (et néamoins concurrents). D’autant que l’on constate que l’augmentation d’Europe Ecologie au premier tour bénéficie à la gauche au second.

Donc d’ici au vote, il peut se passer des choses, des tendances en cours, des regains de mobilisation à droite après un mouvement d’humeur dans les sondages, ou au contraire une démobilisation face à une situation vue comme jouée d’avance…

Cela ne devrait pas changer profondément le résultat global, mais peut avoir un impact local important ici ou là.

Entre les deux tours :

Au soir du premier tour, on pourra penser que beaucoup sera fait, notamment si la différence est grande.
Pourtant rien n’est fait jusqu’au jour du vote. Souvenons nous des dernières législatives : une UMP ultra-dominante à l’issue du premier tour. Le résultat annoncé, ainsi que la polémique sur la TVA sociale, ont démobilisé à droite pour le second, qui s’est presque transformée en victoire de la gauche.

D’autant que cette fois-ci, la droite a choisi une stratégie risquée d’union au premier tour. Elle espère en bénéficier au second.

– Donc soit la dynamique de premier tour, avec une gauche largement en tête, emporte tout, les tractations se passent plutôt bien et cela participe à la victoire, les pertes sont minimes.

soit l’UMP fait une bonne campagne d’entre deux tour, montrant son unité, attisant les rivalités de personne et de fond à gauche. A gauche, objectivement il y aura sans doute des difficultés : le PS, qui ambitionne un Grand Chelem, qui a de nombreux élus et apparatchifs, ou collaborateurs d’élus à placer, ainsi que des personnes de chaque courants, acceptera t-il de fusionner au pourcentage de premier tour avec Europe Ecologie et le Front de gauche ? Acceptera t-il de se retirer au profit d’EE en Alsace  ? Par ailleurs il n’y a pas que les places, il y a aussi les programmes, où objectivement un accord sera souvent possible, mais parfois au niveau local il peut y avoir des difficultés, notamment lorsque les listes ont artificiellement cherché à se distinguer. (alors qu’il y a assez peu d’enjeux réels…)

Les stratégies seront-elles nationales ? Martin Malvy sera t-il obligé de fusionner, malgré sa volonté un peu arrogante de ne pas céder ? Europe Ecologie doit-il envisager de se maintenir au second tour dans quelques régions, y compris au risque de faire passer l’UMP ? Quels programmes sortiront des négociations ? Le risque de voir toutes les régions à gauche risque t-il de remobiliser à droite ? Voici quelques enjeux de l’entre deux tours.

Analyse politique des élections régionales apparemment lancées…

février 13, 2010

Les élections régionales s’approchent vraiment.

J’ai envie de me prêter au jeu des pronostics tout en présentant quelques analyses rapides.

Quel est l’état des lieux ?

– un rejet important du gouvernement

– une indifférence positive sur les bilans des sortants

– une élection peu mobilisatrice

Pour faire une analyse politique après l’élection, chacun prendra ses critères, pour montrer que l’autre a subi un échec. Donc il faudra dissocier la réussite médiatique au soir de l’élection de la réussite électorale.

Martine Aubry a ainsi pris un risque en envisageant un Grand Chelem illusoire.

Il faudra regarder les niveau de chaque formation par rapport aux dernières élections régionales, par rapport aux autres élections, les variations en nombre de conseillers, et les présidents de région. Une ou deux régions gagnées par l’UMP ne signifieraient pas grand chose, sinon mettre en lumière le faux-pas un peu arrogant de Martine.

J’aurai au moins préféré qu’elle parle d’un Grand Chelem de la gauche, laissant ainsi ouverte des possibilités de négociations pour le second tour, et ne laissant pas cette légère amertume de volonté hégémonique d’un parti pourtant bien malade.

Les dynamiques en cours :

Le PS a plutôt rebondi, après avoir effleuré le fond. Face aux déçus du gouvernement, une plus grande discipline de ses dirigeants l’ont rendu plus audible, et Martine Aubry a pris un peu de carrure. Il redevient une alternative possible, notamment par Dominique Strauss-Kahn.

Il bénéficie enfin de son ancrage local, et d’avoir des sortants dans cette élection de mi-mandat difficile pour la droite. Souvent les bilans sont bons et biens perçus.
Cependant sa bonne forme sondagière actuelle ne va pas mécaniquement se refléter dans les urnes. Il n’y a pas de dynamique, ni de grosses mobilisation, l’abstention de son électorat lassé par le PS sera élevée. Malgré un bon bilan, une appréciation mitigée sur le parti lui-même alliée à une victoire prévue d’avance peuvent aussi inciter les électeurs à se dispercer, comme lors de la présidentielle en 2002.

Les écologistes restent à des niveaux élevés, et historiques. Ils ne seront sans doute pas au niveau des européennes, mais peuvent faire de très beaux scores dans quelques régions, s’implanter, peser dans les négociations d’entre deux tours, et donc ensuite dans la gestion des mandats. Ils peuvent éventuellement représenter la gauche au second tour dans quelques régions où le PS est en difficulté (Alsace, Languedoc-Roussillon…)

Ils ont su faire des listes à la fois diversifiée, représentant les divers courants écologistes, citoyens, sociaux, tout en faisant apparaître quelques figures de proue plus médiatiques, plus généralistes. Il n’est pas interdit d’avoir du sens politique pour défendre ses valeurs, ce qui a pu manquer souvent aux verts.

La gauche radicale se cherche, dans des niveaux plutôt bas, avec un front de gauche qui pourra faire des scores suffisants pour peser sans plus.

La droite est dans une situation difficile, avec de basses côtes de popularité. Elle ne peut pas espérer de vague bleue. Cependant elle peut espérer faire un peu moins pire que ne le laissent penser les sondages, en remobilisant grâce notamment au thème de la sécurité qui revient fort. Le silence actuel de Nicolas Sarkozy sur la mobilisation sécuritaire dans certains collèges me laisse penser qu’il laisse monter la pression pour réaffirmer bientôt sa préoccupation pour la sécurité par un geste fort. Par ailleurs la côte de popularité de Fillon remonte. L’abstention de son électorat est son souci.

Mais elle est dans une situation assez favorableme politiquement, avec moins de triangulaires avec l’extrême droite qu’il y a 6 ans, et pas grand chose à perdre.

Les pronostics :

Une fois tenu compte de tout ceci, on peut se risquer à quelques pronostics. Mais je respecte trop la démocratie pour en faire une vérité. Par leur libre arbitre, les électeurs peuvent tout chambouler. Il peut également se passer encore des choses.

Midi-Pyrénées :

Je mets une prévision, avec entre parenthèse le score il y a 6 ans.

FN : 7.8 (11.8)

Majorité  présidentielle : 26.8 (UMP était à 19)

Modem : 4.5 (UDF était à 10.15 mais ce n’est pas tout à fait pareil)

PS : 31.1 (41.1 avec le PC)

Europe Ecologie : 13.8 (8 pour les verts avec des alternatifs)

Front de gauche : 7.1 (le PC était avec le PS)

Extrême gauche : 5.2 (4.9)

National :

Sans doute que l’Alsace restera à droite, même si la bonne surprise serait, comme un sondage le laisse apparaître, qu’elle bascule à gauche vers Europe Ecologie. Je pense que 2 autres régions en métropole pourraient au contraire basculer à droite parmi les plusieurs où la gauche avait été élue de justesse grâce à une triangulaire. Quant à la Corse, c’est une énigme politique, avec un système proportionnel, et des rivalités complexes.

Quant au Languedoc Roussillon, il sera perdu pour le PS si George Frêche l’emporte, ce qui reste le plus probable. (je pense même que la liste PS ne sera pas au deuxième tour, au profit d’une liste Europe Ecologie et d’une liste de droite)

En terme de niveau de vote global, cela donnerait :

FN : 8

Majorité  présidentielle : 34

Modem : 5

PS : 25

Europe Ecologie : 12

Front de gauche : 7

Extrême gauche : 4

Mes préférences :

Je continue à penser que le renouvellement, l’alternance, une recomposition plus écologique et citoyenne de la gauche peuvent être incarnés par Europe Ecologie. Cette évolution apparaît dans l’analyse de Jean-Michel Ducompte, mais également de  Martin Malvy, qui serait d’accord avec moi selon cet article…

Ce premier tour est une occasion de pousser ce pion, pour qu’il pèse entre les deux tours, et irrigue la gauche ensuite.

Nationalement je souhaite donc qu’une ou deux régions soient dirigées par EE. Il serait pour le moins ambivalent qu’un PS en petite forme, qui n’a pas réglé ses problèmes internes, qui se réforme douloureusement soit crédité d’un Grand Chelem par la seule inertie de l’alternance.

J’aimerai donc un niveau d’EE au dessus de 12%, ce qui serait un très bon signe. Des extrêmes en dessous de 10% seraient de bonne augure, de même que la fin de l’illusion modemiste.

Les élections Régionales s’approchent de moi.

janvier 18, 2010

Bien sûr, elles approchent tout court.
Mais il y a là quelque chose de particulier, de plus intime.

Les dernières échéances électorales m’ouvraient l’appétit. L’occasion de soutenir mon parti, et mes convictions. Il fallait essayer de dévoiler les enjeux, inciter les gens à participer, et si possible à aller dans notre sens.

Cette fois-ci, c’est un peu différent. En effet, je vais devoir faire un choix particulier.

Je n’imagine pas de voter pour la candidate UMP, ni même modem ou Front de gauche. Il ne s’agit pas de ça.

Mais vais-je voter PS ou Vert-Europe Ecologie ? Malvy ou Onesta ?
C’est bien sûr une petite question, mais sans doute pas si annodine.
Derrière ça, il y a la possibilité d’une vraie alternance à l’intérieur de la gauche, de changements plus importants.

Si moi, membre du PS en fin de droit, je me pose la question, des centaines de milliers de personne se la posent aussi. Il ne s’agit absolument pas pour moi d’un changement de camp ni d’une trahisons. Je vois le militantisme comme un engagement volontaire, non pas comme une contrainte externe qui deviendrait une prison. Mais d’un choix intéressant et réfléchi.

Trop souvent on voit des militants comme des dirigeants qui ne prennent plus que des positions tactiques, ou automatiques, voire pire, suivistes ou clientélistes. Ils deviennent fidèles, membre d’un clan, et non plus réunis par des idées, par le mouvement et l’envie de convaincre ou de faire changer les choses. Ils sont enfermés dans des barrières culturelles sclérosées.
Je ne parle pas là que du PS ou de l’UMP, même si on reconnait là certains défauts actuels.

Pourquoi est-ce différent cette fois ? Les partis ont évolué, les verts d’une part, le PS pas assez d’autre part. J’ai évolué, j’ai milité quelques années, j’ai eu des déceptions, je suis peut être moins naïf. J’ai également évolué vers une conscience écologiste plus forte. Il y a également des éléments de contexte qui tiennent notamment aux têtes de liste.

Quels sont les éléments qui me poussent au vote PS  ?

Il y a bien une forme d’inertie, d’habitude, de facilité. Prendre comme acquise une situation présente, c’est la formation politique d’opposition, que j’ai soutenue. Cela ne suffit pas.
Il y a également un autre argument que je dois écarter, celui de l’amitié que je peux avoir pour certains camarades, de la difficulté de dire à quelques vieux esprits ou à d’autres pour qui l’appartenance au parti est identitaire, que l’on n’est plus sur la même longueur d’onde…

Par contre de vrais éléments sont à apprécier. La tentative de rénovation du pS, avec Martine Aubry notamment, est positive, notamment les avancées sur le cumul des mandats. Le bilan et les projets pour la région vont dans le bon sens. Enfin, je connais quelques candidats de la liste PS, Brigitte par exemple, en qui j’ai confiance.

Par ailleurs la situation chez Europe Ecologie peut paraître plus floue, plus hétérogène, un mouvement jeune et qui cherche encore ses marques contre une vieille formation organisée et codifiée.

Quels sont les éléments qui me poussent à voter Europe Ecologie ?

Les éléments de bilan ne peuvent suffire. En effet, rien ne laisse penser qu’une majorité composée de plus d’européco aurait fait moins bien.

Ensuite, si l’on regarde le PS aujourd’hui, malgré les éléments de rénovation mentionnés ci-dessus, le tableau reste terne. Malgré quelques efforts et proclamations, j’ai l’impression que les changements sont lents. La parti, déprimé, s’est étriqué, replié sur une base militante moins portée au changement. Le PS reste le parti qui soutient Pierre Izard, ou George Fraiche…
Plus largement, malgré un bon boulot de Martine Aubry, j’ai l’impression que le jouet est cassé au niveau national. Les intellectuels, les militants qui veulent changer les choses, s’en vont.
L’inertie est terrible. L’action et l’énergie mise en oeuvre au niveau local ne profitent pas à une vision nationale, contrairement aux enjeux de personne qui se diffusent.

Même si certaines personnalités, courants, ou fédérations se prennent en mains,et n’ont pas perdu le sens des réalités et la volonté d’action, il y a une inertie forte, et je ne suis plus toujours en phase avec le fonctionnement, les mentalités, les idées.
Sans parler des bastions, là où l’alternance politique n’existe pas, où parfois des baronnies politiques se mettent en place. Alors la distribution du pouvoir interne devient la première préoccupation réelle, même si elle n’est ni permanente, ni exclusive. Les élus, les entourages d’élus, ceux qui ne veulent pas perdre le pouvoir, ceux qui veulent monter en grade dans le parti (même à de très petits niveaux), ceux qui souhaitent travailler pour le parti…

En face, un mouvement est né, porté par quelques idées fortes, autour de l’environnement, la lutte contre les inégalités, une nouvelle vision de la pratique politique, l’Europe. Parfois plus radicaux, parfois plus pragmatiques que le PS. J’étais plus en accord avec eux sur de nombreux sujets ces derniers temps, que ce soit le grenelle de l’environnement, la réforme institutionnelle, la taxe carbonne. Ils proposent une société alternative, aux contours encore en construction. Ils ont su se discipliner, incarner le mouvement à travers des têtes de listes, mais aussi se structurer en attirant des gestionnaires, des hauts fonctionnaires ou responsables d’associations, des intéllectuels dont ils auront besoin.

Enfin, un autre élément qui compte : les têtes de liste, qui coordonneront, impulseront, ferront le lien avec le mandat suivant, les autres partis. En Midi-Pyrénées elles représentent assez bien les alternatives proposées.
Martin Malvy, intelligent et expérimenté, élu depuis 40 ans, a de nombreuses qualités.  Fabiusien pragmatique, il connait bien les rouages du pouvoir à l’intérieur du PS, parfois trop bien. Il fait partie d’une génération qui a sa place dans la réflexion, la production intellectuelle, la médiation, mais qui porte des conceptions classiques et des habitudes à renouveler. Nous avons besoin de vieux sages plutôt que de parains. Sans doute le moment est-il venu de partager le pouvoir, au PS comme pour la région.

Gérard Onesta par contre n’est pas vraiment un apparatchik, même s’il a une expérience intéressante au niveau européen. Il a d’ailleurs été classé meilleur député français au parlement européen pour son activité et sa présence. Autre élément appréciable, il a laissé sa place après un troisième mandat. Sans doute pensait-il déjà à la belle région de Midi-Pyrénées. Il est dynamique, engagé, clairvoyant, et représente positivement la politique comme l’écologie.

Conclusion :

Oui, j’ai envie de voter europe écologie. L’envie, la dynamique, l’espoir, sont des moteurs importants de la politique.

Pour autant, ma décision n’est pas définitive, je me laisse le temps de regarder, d’observer, de confronter. Il n’est pas question pour moi de voter par caprice, par mode.

Mais actuellement, je suis plutôt favorable à une recomposition de la gauche. Les alternances sont généralement positives, voire nécessaires, sur la pratique du pouvoir. Pour autant je ne souhaite pas la victoire de la droite ou de l’extrême gauche.

D’autant qu’il ne s’agit pas là d’un choix exclusif, mais plutôt de définir les rapport de force pour gouverner la région à gauche. Il s’agit de pouvoir batir des alliances fortes au second et construire des majorités régionales selon l’arbitrage du vote.

Je suis assez d’accord avec ces deux formules de Daniel Cohn Bendit ce week end à Montreuil :

– au PS il dit :  « nous allons vous aider à être à la hauteur dans les régions » pour mettre en place la transformation écologique de la société.

– « Il ne s’agit « pas d’opposer un baron à une baronnesse, nous voulons développer une nouvelle culture de gouvernance, démontrer qu’on n’a pas besoin de gouverner une région comme (Nicolas) Sarkozy gouverne la France »

Enfin si je faisais ce choix, il ne s’agirait pas forcément d’une « rupture » avec le PS, je serai peut être amené à m’y impliquer à nouveau plus tard. Mais cela serait toutefois un constat d’échec : cela serait le constat de ma lassitude ou mon inefficacité à vouloir changer le PS de l’intérieur, et une voie nouvelle : le changer de l’extérieur.

Donc au nom de la rénovation, de l’alternance, de la diversification, j’ai bien envie de voter pour Europe Ecologie, notamment aux régionales où c’est particulièrement indiqué.

A plus long terme, il faudra une recomposition de la gauche, soit autour d’EE, soit dans une nouvelle fédération de partis, soit autour d’un PS recomposé.

Au boulot. 🙂

Ecolo, la nuit, le jour, mais où ?

septembre 5, 2009

Bien sûr que je suis écolo.

Ni extrémiste, ni retiré de la société, ni barbu ni sale… On n’est plus dans les années 70. 🙂
Non, aujourd’hui on peut être écolo de mille manière différente, c’est plus large, plus souple, mieux partagé.

C’est un des principaux marqueurs de ma personnalité, pas le seul mais il compte. Et ceci politiquement comme dans la vie de tous les jours.

Tout acte est soupesé pour en évaluer l’impact sur l’environnement.

C’est faire naître un mode de vie nouveau pour une société nouvelle. Cela commence forcément par l’individu.

On peut penser que la recherche d’une attitude modèle, car c’est de cela qu’il s’agit, démontre une vision élitaire, la conscience d’avoir un temps d’avance. En tout cas agir sans attendre les autres, oui.
Je suis tout à fait persuadé que cela ne se fera pas tout seul non plus. Et que réellement au bout du compte les changements à opérer sont importants. Pour autant je ne suis ni radicalement anticapitaliste, ni antidémocratique, ni partisan forcené de la décroissance …

J’accepte de payer plus. Je ne me résigne pas à la facilité.
Notamment dans un environnement qui n’est pas encore adapté, cela contraint à un effort permanent, cela ne va pas de soi.

Mais en fait, il me parait inconcevable de faire autrement, la contrainte est devenue inversée.

Je suis parfois chiant, j’insulte les gens, je tente de les culpabiliser, d’expliquer.
Je suis en vigilance permanente. J’étains les lumières et les ordis, la clim, dans le dos des collègues… Bon j’exagère un peu peut-être.

Comme sur d’autres sujets, je suis souvent en colère, déçu, las. Mais aussi émerveillé par les adaptations, les avancées, confiant, attentif.

Tout cela ne relève pas seulement de la raison, il y a un coté sensible, qui me touche, la nature humaine comme la nature tout court sont capables de m’arracher des larmes heureuses comme tristes.

Au quotidien, les détails sont soumis à le même analyse, on regarde ce qu’on achète, moins d’emballages, moins de produits exotiques… Les sachets de thés doivent être emballés dans du papier et non du plastique, je débranche souvent les appareils électriques en veille, je trie scrupuleusement les déchets, allant jusqu’à laver ce qui est sale avant de le mettre au bac (en utillisant le moins d’eau possible bien sûr)

Ce que j’ai du mal à supporter, c’est la désinvolture sur le sujet. Les gens qui n’y pensent pas, qui ne font même pas les gestes immédiats et faciles. Ceux qui laissent la lumière allumée au boulot, qui gaspillent le papier. Encore des détails, mais qui révèlent des habitudes plus profondes.

Exemple  : ceux qui prennent un verre en plastique à chaque fois qu’ils vont boire à la bonbonne… Ca m’énerve. A raison de 4 verres par jour, 200 jours de boulot par an, c’est 800 gobelets gaspillés par personne de manière totalement inutile : ils ne peuvent pas réutiliser, amener un verre de chez eux, remplir une bouteille ? Alors que franchement il y a de l’eau potable dans les toilettes à 10 mètres… C’est une marque de retard de conscience, de paresse intellectuelle , de mépris face au comportement responsable des autres.

Les petits ruisseaux…

Pour autant parfois je me demande si mon excès d’attention n’est pas ridicule : utiliser les deux faces des post-il par exemple, ne jamais jeter au recyclage du papier dont il reste une face, nourrir avec amour les vers de mon composteur d’appartement, diminuer la clim ou le chauffage partout où je passe… 🙂

Mais cela n’est pas le seul élément qui entre en compte pour diriger mes actes, c’en est un, prépondérant, mais parfois je prends quand même ma voiture, je conssens à choisir une solution moins performante écologiquement, mais plus simple ou moins chère. Je ne suis pas un ermite radical, même si le sentiment est radical en moi.

Par ailleurs, j’ai ma propre réflexion sur les sujets. Je n’ai pas de position définitive sur les OGM ou sur le nucléaire. Je crois aux progrès technique, aux progrès de l’éducation, voire parfois à l’adaptation de la nature, à la prise de conscience… Mais je vois aussi que la paresse, le matérialisme, l’égoïsme, les inégalités sociales et géographiques,  sont des freins à une évolution positive. Rien n’est simple.


Et politiquement forcément on se pose des questions.

Le PS est-il à même de porter cet enjeu pour moi ?

Pourquoi pas. Mieux vaut peser dans l’élément majoritaire de la gauche, qui doit lui même devenir écologiste. C’est un corps mouvant en perpétuelle redéfinition.

Mais bon, ça c’est ce que je disais avant…

Aujourd’hui je suis souvent las du PS, et au contraire je vois dans la maturation des Verts des choses intéressantes. La sclérose et le conservatisme des élus d’un côté, le dynamisme et un renouveau en phase avec la société actuelle de l’autre. Les Verts, eux, ne refusent pas l’idée de la taxe carbone, en invoquant des arguments parfois compréhensibles mais contreproductifs ; ils soutiennent la réforme de l’organisation territoriale en cours, à laquelle j’adhère. (le redécoupage peut sans doute être critiqué à la marge, mais c’est un deuxième sujet)

Ce n’est pas toujours aussi caricatural. Je félicite par exemple les fédérations qui ont voté le principe du non cumul des mandats, et la reprise de cette idée par Martine Aubry. Un coup de semonce nécessaire.

De toute façon, la marge est serrée pour le PS, le risque de disparition existe, lente dislocation, perte de sens et d’intérêt, bataille d’élus, carriérisme. Il souffre des maux d’un vieux parti qui se rétracte, qui fait fuir les bonnes volontés, mais auquel s’accrochent ceux qui ont intérêt au maintien des situation en place, des baronnies locales… Sans réaction, le PS ne survivra pas à la montée de concurrence sérieuse sur son terrain électoral, que ce soit sur le plan écologique, que ce soit le front de gauche.

Mais je pense que rien n’est fait, et qu’une recomposition plus large aura lieu. Oui, le PS va changer de forme.

Paradoxalement, au niveau local, il y a parfois de belles choses. Je suis tout à fait satisfait du changement de majorité à la mairie de Toulouse.

Il y a de vrais évolutions, profondes, symboliques autant que concrètes, immédiates comme de plus long terme. On en découvrira progressivement les effets je pense.

Donc tout ceci aboutit à une question…

Dois-je rester au PS, agir pour le changer, pour le verdir, le moderniser, le démocratiser ? Ou penser que l’avenir est ailleurs ?

Je n’ai pas tranché.