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Scénarios pour la prise du PS

juin 4, 2008

Delanoë, Royal, Moscovici, Aubry, Montebourg, Hamon, Fabius, Dray… Les acteurs sont nombreux et les évènements encore multiples. Les textes seront déterminants si rien ne s’impose d’évidence.

Plusieurs scénarios sont envisageables au PS. Tout est possible aujourd’hui, tout grouille d’espoirs et d’inquiétudes mélées. Je tente d’imaginer les plus extrêmes, entre eux on peut imaginer mille nuances.

Bien sûr je n’exclue pas que même avec une victoire de Ségolène ou de Bertrand, tout puisse bien se passer. Mais voici les tendances que mon analyse perçoit comme probables.

I Une victoire de Royal ou de Delanoë :

Imaginons un duel qui gonfle, les reconstructeurs sont traversés de tensions, leur texte est plus une synthèse molle qu’un projet fort, Moscovici comme la gauche du parti ont un pied dedans un pied dehors, Aubry laisse planer le doute etc.

Delanoë et Royal réussissent à faire prendre la mayonnaise, imposer leur duel comme inévitable, les médias vont dans ce sens, les sondages…

Le duel se tend, confrontation dure mélée de zones d’ombres, de déclarations fluctuantes

1 Au soir du vote, Ségolène Royal, surprise, est devant, incontournable, majoritaire. Elle prend la tête du parti après une synthèse avec Valls et Dray.

Terrible désillusion dans le parti vaincu. De nombreux militants rendent leur carte, Mélanchon a enfin l’ouverture qu’il attendait et préparait, il quitte le PS avec Quilles et Lieneman, ils fondent un parti de la gauche avec une parti du PC et des alters.

Royal battit un mouvement qui la propulsera à la présidentielle, fortes tensions dans les sections, déclarations assassines dans la presse…

Delanoë contacte tout le monde pour préparer le match retour deux ans après, et commence à savonner la pente.

Le match n’est pas terminé, le parti va être bousculé et mis aux ordres, mais il ne va pas aimer.

2 Au soir du vote, surprise, Delanoë l’emporte. Majorité absolue de peu. Les ségolénistes jouent l’apaisement aigri, mais sont très virulents en privé, et dans les sections. Les incidents se multiplient.

Ségolène Royal fait une grande déclaration d’apâisement, tout le monde comprend qu’elle est déjà en campagne pour les présidentielles.

Bertrand tente d’assoir sa majorité sur le PS en faisant une synthèse large, sans les partisans de Ségolène. Il perd en audace ce qu’il gagne en stabilité, en intégrant une partie de la gauche du parti et des reconstructeurs à sa majorité.

Le match n’est pas terminé, le parti va être controlé, endormi, divisé, pour éviter qu’emerge une alternative contre Ségolène.

Mais un autre (100 autres en vérité, bien sûr) scénario est possible.

II Une victoire de reconstructeurs audacieux et conséquents :

Le conflit entre Ségolène et Bertrand perdure. Chacun sent qu’il est allé un peu loin, qu’il a été mal compris autour du libéralisme, et atténue ses propos. Leur image se brouille encore un peu plus, la lassitude monte chez les militants, le cynisme gagne les médias. Ils paraissent moins différents, se marquent de prêt.

La gauche du parti lance l’offensive, s’unit autour de Benoit Hamon, qui malgré ses sympathies pour Martine Aubry joue sa carte, et l’affrontement idéologique plus que de personnes.

Les reconstructeurs poursuivent leurs rencontres, dans toute la France, et suscitent espoirs et critiques.

Après l’indifférence, ils subissent l’ironie de la part des partisans des deux présidentiables proclamés. Enfin vient une critique sévère lorsqu’ils commencent à en avoir peur. Martine Aubry prend sa place dans les médias.


Il y aura plusieurs contributions, exigeantes et audacieuses. Cela débouche sur une motion commune, portée par la maire de Lille. Mais Pierre Moscovici sera le premier secrétaire de cette motion, pour respecter la volonté collective de cette démarche de ne pas présidentialiser.

Quelques Fabiusiens estiment cette entente trop réformiste et rejoignent Hamon ou Delanoë. Des partisans de socialisme et démocratie qui auraient voulus se compter enfin redoutent les rassemblement avec les amis de Montebourg ou les fabiusiens, et rejoignent Valls ou Royal. Mais il y a une belle dynamique militante et médiatique.


Au soir du vote, la motion Aubry-reconstructeurs est majoritaire, grande claque dans de nombreuses fédérations où tous les caciques s’étaient positionnés sur les deux primo-favoris.


Pierre Moscovici prend la tête du PS, sur une ligne qui réaffirme les valeurs de gauche, mais clairement réformiste. Les partisans des battus ne désarment pas mais sont rassurés en paroles et en actes, le parti ne sera pas mis au service d’un présidentiable, mais de tous, même s’ils tenteront parfois de tirer la couverture à eux, cela sera mal vu par les militants. Des conventions de travail nombreuses sont lancées, et tous les courants sont associés.

Il y a bien quelques couacs et des tiraillements, mais le travail avance, les règles de fonctionnement communes sont réaffirmés, des portes paroles thématiques portent la voix du parti, après larges délibérations collectives. Le choix du présidentiable sera choisi plus sereinement, même s’il y aura une bataille, et celui-ci bénéficiera d’un parti plus fort, plus soudé, qui aura travaillé.

Où en sommes nous 3 mois plus tard en septembre ?

Quelles motions, quel congrès ? Panorama du PS aujourd’hui.

mai 13, 2008

En fonction de quoi se ferront les majorités, les oppositions ? Plusieurs éléments entrent en compte.

  • L’idéologie

On pourrait penser qu’il y a un affrontement idéologique qui structure réellement le parti. Ce serait celui des socio-démocrates réformistes contre les guesdistes tentés par une stratégie radicale, voire l’émergence d’un LinksPartei à la française.

Mais ceux-ci ne représentant plus pour le moment un poids significatif, d’autres divergences qui auraient pu être subalternes sont devenues essentielles.

Je ne saurais le dire mieux que Jean-Christophe Cambadelis :

Les divergences dans la gauche se sont contractées. Elles n’ont plus la force fondamentale des divergences que nous connaissions dans le passé, par exemple, sur la nature du socialisme. Tous les responsables socialistes dans leur collectivité ont une pratique disons «social-démocrate ».

C’est la raison pour laquelle les divergences s’étaient évaporées, les questions de personnes ont malheureusement tant d’importance.
Les vraies divergences se sont déplacées, de la nature du socialisme au moyen de le promouvoir : Le choix des priorités, la nature des alliances, la sélection des dirigeants, la fonction partisane.

Bien sûr cela compte encore, Mélanchon d’un coté et Valls de l’autre peuvent incarner un courant clairement défini idéologiquement. Mais entre les autres, si des différences existent, chacun d’entre nous à son identité politique propre, elles ne sont plus qu’un élément parmi d’autres.

  • Le fonctionnement du parti, ses alliances, son leader :

Alliances avec le Modem ou pas, présidentialisation, proportionelle, primaires… Choisir tout de suite un leader, ménager un temps de réflexion commun, comment faire pour que son leader ait le plus de chance…

Tout ceci est un mélange de réelles options politiques, et de tactique politicienne. Il y a bien différentes options présentes entre ceux qui ne souhaitent pas qu’il y ait un choc prématuré et destructeur des présidentiable (car ils jugent cela dangereux et contreproductifs ou car leur candidat n’est pas en position), comme les reconstructeurs, Moscovici, Dray et les autres. Ceux qui au contraire pensent qu’il faut un chef aujourd’hui, c’est à dire eux-mêmes, se lancent : Delanoë et Royal s’y préparent.

Le style et la conception de la politique notamment démarquent Ségolène Royal des autres réformistes. Ceux-là se divisent ensuite sur la stratégie voire sur le nom du leader.

  • Le positionnement tactique des motions :

On pourrait voir trois sortes d’attitudes.

Ceux qui souhaitent une motion d’identification, exigeante et claire, sur la ligne comme sur la stratégie et le fonctionnement.

Ceux qui ont une démarche majoritaire, plus floue, “signable par le plus grand nombre”.

Enfin ceux qu’identifie Pierre Kanuty dans son dernier billet :

il y a essentiellement dans ce grand et vieux parti des cadres désireux de stabilité. Ce socle, ce marais ou ce ventre mou des premiers fédéraux qui savent qu’ils font et défont les majorités. Pour le moment on est dans l’attentisme.Ont-ils réellement tant de pouvoir ? C’est une vision sombre d’un parti dépolitisé et féodalisé, que je crains sans la partager totalement. C’est sans doute un reste du vieux parti socialiste que les militants veulent renouveler.

Une fois tout ceci pris en compte, essayons de tracer un portrait schématique du Parti socialiste :

Il me semble qu’il y a quatre visions aujourd’hui au PS. Celles-ci se subdivisent ensuite en chapelles.

Celle des rénovateurs pragmatiques: Royal, Valls : une adaptation globale du parti vers le centre sur de nombreux sujets, avec une grande coalition qui permet également de reprendre des idées « de Bayrou à Besancenot », par segment, programmatiquement et pragmatiquement. Certains portent un social-libéralisme plus ou moins assumé (Gorce, Mignard, Valls), d’autres un centrisme gestionnaire de gauche peu politisé (Collomb), d’autres des modèles plus socdem scandinaves (Peillon, Bianco)… D’autres sont sur une ligne différente, sur une identification personnelle à la candidate.

Certains vont plus ou moins loin dans l’adaptation ou l’alliance avec le centre : occasionnelle, structurelle, organique… Ils peuvent avoir des désaccord sur le style Royal.

Ainsi Valls peut être sur une stratégie d’émancipation et d’affirmation, et finallement ne pas soutenir Royal dont il semble idéologiquement le plus proche, sur des critères de stratégie, de renouvellement, d’exigence sur les textes.

Celle de tous ceux qui se disent réformistes reconstructeurs, veulent renouveler et refonder le parti, mais dans une vision globale et une démarche politique et pas seulement d’adaptation de l’offre à l’opinion. Cela pourrait regouper Aubry, DSK, Delanoë, Hollande, voire Fabius. Ceux-ci sont plus sceptiques vis à vis du centre, car ils ont une vision plus politique, mais ne refusent pas des alliances occasionnelles. Leurs lectures du monde et des réponses à apporter peuvent diverger mais la démarche est proche.

Martine Aubry pointe l’une des différences entre ces deux démarche en disant : “Nous avons un peu abandonné la politique. Nous avons eu l’impression qu’il valait mieux suivre les Français dans ce qui pouvait leur plaire plutôt que de leur proposer une vision de notre société.”

Mais dans ce groupe existent des divergences de stratégie, de personnes, et des nuances de fond, comme illustré plus haut. Ainsi Delanoë tentera sans doute sa chance avec une motion à vocation majoritaire mais à visée personnelle. En face les reconstructeurs peuvent s’unir dans une démarche d’opposition large, ou laisser émerger une ou plusieurs motions d’identification (comprenant une motion SD, ou SD-Rénover Maintenant, avec ou sans Martine Aubry). Les fabiusiens se partageront sans doute entre les reconstructeurs, les légitimistes et la gauche du parti.

Celle des conservateurs légitimistes : Le ventre-mou identifié par Pek. Les nombreux professionnels de la politique pour qui la défense de leur situation personnelle devient aussi important que ce qu’ils pensent. Ils prônent un dépoussiérage de forme, sur un réformisme prudent qui ne s’éloigne pas trop du parti d’Epinay. Ils sont pour une majorité qui ne change pas grand chose, notamment pas les équilibres, les habitudes et les cumuls en place. Leur pesanteur est forte, difficile à mettre en mouvement pour rénover le parti. Ils sont sensibles aux motions majoritaires.

Cependant leur opportunisme peut les pousser à des changements de façade, comme hier le fait d’avoir soutenu Ségolène Royal.

Leur fond idéologique est surtout un fond de tiroir, ils sont les gardiens du temple, incarnent les lieux communs et la doxa socialiste. La motion Hollande-Dray les cibles en partie, mais selon Pek, “Si on revient au texte de Bertrand Delanoë , il ne définit pas de périmètre car ce n’est pas son but. Il s’agit d’un texte « signable » par le plus grand nombre pour donner l’illusion d’une « majorité potentielle ».” Cela peut les intéresser.

Celle de la gauche du parti : néos-guesdistes, mélenchoniens, poperenistes, alter-socialistes. Certains verraient bien une situation à l’Allemande, “die linke”. Certains restent sur de vieux schémas, d’autres veulent une nouvelle réponse à la situation nouvelle, généralement avec l’idée « front de classe » et en refusant toute alliance avec le centre… Ils ont une cohésion idéologique en tant que minoritaires, ils arriveront surement à s’unir, voire à élargir en attirant quelques éléments fabiusiens, conservateurs, ainsi qu’une partie de l’ancien NPS, notamment autour de Emmanuelli et Hamon.

Un schéma illustrerait mieux encore cette situation.

Une conclusion, les forces sont éclatées et les résultats incertains. Sans doute cela peut-il permettre des débats intéressants, en espérant que nous parvenions à éviter une synthèse stérile, ou des déchirements de posture qui laisseraient des trâces…

Analyse réactualisée 4 mois plus tard en septembre

Entre deux tours, de l’espoir aux abysses… (6)

janvier 10, 2008

Au soir du premier tour, la joie est intense, nous sommes au second tour.

Cela suffit à notre bonheur. Dans le bureau où je participe au dépouillement, les scores sont très bons, ainsi que plus généralement sur Toulouse, ce qui est de bonne augure pour les législatives et les municipales à venir.

Pourtant rapidement, on s’aperçoit que Sarkozy est loin devant. Rien n’est perdu, mais il faudra une dynamique forte, avec les centristes, l’extrême gauche, les abstentionnistes éventuels.

Dès le soir, nos espoirs sont douchés. Le discours très tardif de notre candidate est calamiteux : hésitant, vide, décousu. Il contraste avec la rapide et forte intervention du futur vainqueur.

Les électeurs de François Bayrou semblent être une des clefs de la victoire. La danse du centre commence, avec improvisations et parfois brio de Ségolène, elle tente, et obtient une réponse ambigüe. Bayrou accepte de débattre, et affirmera qu’il ne voterait pas Sarkozy, avec des propos assez dur.

Pourtant lors du débat Bayrou-Royal, il est sévère avec le projet socialiste, n’hésite pas à le caricaturer, veut marquer sa différence, pour la suite. Il n’appelle pas au vote Royal. Par ses critiques il pousse de nombreux centristes à voter Sarkozy.

C’est à ce moment que j’ai me semble t-il vu un meeting de Ségolène à Toulouse. Moment étrange, rassemblement de 40000 personnes. Sont également présents, François Hollande, qui fait un peu d’humour, Zappatero qui plaide en Espagnol pour la voie social-démocrate…

Ferveur intense, fanatique parfois, qui contraste avec l’élocution difficile de Ségolène. Mais cela fait partie de la mise en scène d’un choix de société, qui est réel, qui transparait difficilement dans les mots, que la candidate a du mal à porter. Le public doit alors se dépasser, surjouer, compenser.
Quelques bons passages, d’autres sont creux, des généralités humanistes et des slogans sympathiques. Elle peine toujours à placer sa voix, à raconter une histoire, à convaincre, à entrainer. Je ressens une impression de crainte, d’ennui, de joie lorsqu’on se dit que c’est tout de même possible, d’affection et de compassion lorsqu’elle rame.

Puis vient l’étape ultime, le débat d’entre deux-tours présidentiel. Les sondages ne sont toujours pas favorables, mais se resserrent un peu. Est-ce que cela peut réellement faire bouger les lignes, les opinions cristallisées par des semaines de débats ? Pas radicalement, mais c’est un élément important qui pourrait nous faire gagner de justesse, même si ce n’est pas le plus probable.

Strssé, impatient, je m’installe devant la télé. Chez moi avec des amis, nous assistons au début catastrophique de la chose. L’histoire des policières violées, trouvée apparemment par Dray, est scabreuse et ridicule. C’est aller chercher un fait divers glauque pour susciter la peur et l’émotion et en faire un argument politique. C’est imputer une anecdote à Sarkozy (en tant qu’ancien ministre de l’intérieur) de manière démago, sans attaquer sa politique sur le fond et sa globalité. Et c’est proposer une réponse mal formulée, le raccompagnement des policières chez elles par d’autres policiers (et pour le retour de ceux-ci on fait comment ?) qui donne l’occasion à Sarkozy de moquer cette « fonction publique pour s’occuper de la fonction publique »

C’est plié. Le reste est meilleur, bon parfois, souvent approximatif, des deux cotés parfois. Elle reprend Sarkozy sur le nucléaire tout en disant une bêtise. Puis vient la « saine colère », là encore largement surjouée, trop longue, et basée sur du mensonge. S’il y a bien une politique qui a progressée sous Chirac, c’est celle en faveur des handicapés, avec la loi de 2005.

Dès le lendemain, je commence à écrire une réaction en prévision de la défaite… Les sondages tombent et vont dans ce sens. On peut passer à autre chose, et préparer notamment la déconstruction-reconstruction du PS…

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Appel aux ségolénistes déçus

juillet 8, 2007

Appel aux ségolénistes déçus

Pourquoi en appeler à Ségolène Royal, plutôt qu’à une refondation en général ?
Elle ne me parait pas forcément la mieux placée, elle a bénéficié du vide et des hésitations qui s’étaient créés, mais elle ne les a dépassé qu’en partie, voire les incarne presque maintenant.

Il ne s’agit pas de renforcer la personnalisation déjà prégnante, et d’occulter les responsabilités aussi de la candidate. Elle avait d’ailleurs annoncé qu’elle tirerait les responsabilités de la défaite.

Jamais durant la campagne on a réussit à prendre la main, comme là avec la TVA. Cela pose question. De plus on voit que le PS fait finalement mieux que Ségolène, au premier comme au second tour…

Quant à la responsabilité du PS, oui, il y a eu un manque de travail en amont. Mais ensuite, c’est de la mauvaise foi. Quant on sait que par exemple DSK a fait autant de meeting de soutien que Ségolène pratiquement.

Et surtout quant on voit l’impréparation et la désorganisation entre les équipes de campagnes et le PS… Les partisans de Royal en conviennent, Dray, Rebsamen et Bianco qui ont dit qu’ils ne pourraient continuer à la soutenir que si elle changeait. Valls ou Carrèche qui on sévèrement critiqué la gestion des difficultés de couple avec Hollande, et l’impact que ça a eu sur la campagne. Ou Peillon, qui a dit plusieurs fois : quel gâchis, quand on ouvrira les placards du 282, tomberont des dizaines de notes de prix Nobel, de spécialistes, de politiques de terrains, inutilisées…

Elle a un rôle, peut incarner un courant, mais il me parait bien tôt pour placer nos billes rénovatrices : ne refaisons pas, sur une ambition désincarnée de rénovation, ou sur des sondages, des choix précipités.

Donc plutôt que défendre à priori, jugeons sur projet, non ?

Juillet 2007