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Elections municipales 2014 Toulouse : quels résultats attendre ?

mars 11, 2014

Plus que quelques jours avant le vote. Moment important.

Voici une analyse de ce qui pourrait arriver.

Quelques rappels :

– en 2007 plus de 57% des toulousains votaient Ségolène Royal
– Le 16 mars 2008, le candidat socialiste Pierre Cohen l’emporte finalement d’une courte avance avec 50,42 % des voix et 1209 voix d’avance sur son rival Jean-Luc Moudenc

– en 2012, 62.5% des toulousains ont voté pour François Hollande
– Cote de popularité de l’exécutif (Hollande/Ayrault) aujourd’hui au plan national entre 20 et 25%

Différences par rapport aux dernières municipales :

1/ la gauche bénéficiait d’un mouvement national favorable, mais d’une situation locale inédite : passer après des dizaines d’années d’une gestion installée de centre droit, avec des équipes et une tête de liste peu connues

2/ aujourd’hui la crédibilité locale de la gestion a été démontrée, et les peurs d’inflation fiscale démontées. Mais contexte national difficile.

3/ le FN n’était pas présent en 2008

4/ liste de gauche plurielle plus large en 2008, ce qui évitait les négociations avec les verts entre les 2 tours.

5/ globalement le bilan me semble correct, et plutôt bien perçu : il n’y a pas eu de révolution, mais une bonne gestion, des projets menés à bien, pas de fautes majeures, quelques choix forts et ambitieux. Beaucoup de projets lancés en cours, ce qui plaide pour un deuxième mandat pour les électeurs. Les derniers sondages montrent plutôt une avance de Cohen, malgré le contexte national.

Question importante : impact du FN, et de sa présence au second tour ou pas ?

– Je vois un FN entre 7 et 10 %. Pour moi faible chance qu’il soit présent au second tour.
– Quel impact du FN au second tour : surmobilisation de la gauche ?
– Et si au contraire le FN est absent au second tour, ce que la gauche va mettre en scène comme sa fusion implicite avec Moudenc, est-ce que ça ne va pas démobiliser certains centristes de voter Moudenc ?

Impact de l’abstention différencielle, comme on dit dans les milieux autorisés :

Qui va s’abstenir plus qu’aux dernières municipales, et quel sera le résultat de ceci ?

–          les déçus de gauche la politique locale : certains qui avaient mis trop d’espoirs dans un changement de majorité peuvent se sentir déçus, et n’iront pas voter. On entend ça dans certains milieux associatifs, proches de la gauche radicale ou seulement en constatant que la cause qu’ils défendent n’a pas été révolutionné, qu’il y a toujours des quartiers plus pauvres que d’autres etc. Une politique de la nuit un peu répressive a déçu certains adeptes des lieux festifs alternatifs, ou les squats autonomes n’acceptent pas d’avoir été évacués… Bref pour moi ceci est assez marginal, et est lié au pouvoir : on fait des choix, donc forcément on tranche et on déçoit une partie de l’électorat qui nous a soutenu, qui n’est pas homogène. Pour moi ce mouvement d’humeur est assez marginal

–          Les déçus de la politique en général : cette fois-ci, avec les affaires à droite comme à gauche, avec le chômage qui continue à monter, avec la NSA et tout le reste, ils n’iront pas voter de toute façon cela ne sert à rien le pouvoir n’est pas là, ou alors tous pourris, ou tous les mêmes etc… Cela pénalisera Moudenc comme Cohen.

–          les déçus de la gauche au plan national : il y a, soit dans des franges moins politisées soit à l’extrême gauche, des gens qui refuseront de voter PS pour des raisons nationales. Peu importe alors Moudenc ou Cohen : contre le pacte de responsabilité pour les uns, contre le mariage homo ou les impots pour les autres, contre les attaques anti-dieudonné… Cela ne sera pas neutre.

–          La moindre dramatisation du scrutin : c’est à mon sens le plus gros danger pour la gauche.

  • Moins de mobilisation à gauche car moins de dramatisation nationale : la dernière fois, le vote sanction de Sarkozy avait bien fonctionné. Je m’attends à perdre là au moins 10 points de participation dans les quartiers populaires, entre résignation (tout ne s’est pas amélioré autant qu’on l’aurait voulu) et absence d’adversaire mobilisateur.
  • Moins de mobilisation à gauche car moindre dramatisation locale : les trop bons sondages ont pu laisser penser que tout était joué. Le dernier, plus resserré, est donc plutôt bienvenu.
  • Moins de mobilisation à droite car moins de dramatisation locale : en contrepartie la droite avait beaucoup joué sur la continuité, et les risques de mettre les rouges au pouvoir la dernière fois. Cette fois pour beaucoup la continuité a changé de camp, donc il y aura là aussi moins de mobilisation. Cela sera compensé en partie par la volonté de sanctionner le pouvoir national.
  • A contrario la présence éventuelle du FN au deuxième tour peut contribuer à mobiliser à la marge.

Pour ces raisons, malgré le risque et les incertitudes liées à l’abstention, mais vu qu’il n’ y a pas de situation confortable pour Moudenc vis à vis du FN, selon mes  projections Cohen est bien parti.

Même s’il risque d’y avoir une forte abstention dans les milieux plus éloignés de la politique mais votants traditionnellement à gauche, la prime au sortant et à la bonne gestion, dans un contexte local favorable (Hollande avait obtenu 62% !!) devrait permettre la rélection de Pierre Cohen.

Restera la négociation d’entre-deux tours. Cohen est installé comme le sortant, il imposera sa vision plus naturellement.
Certes EELV fera probablement un score correct entre 5 et 10%, il faudra gérer cette discussion, mais je pense que ce sont des partenaires constructifs, et que cela ne pénalisera pas trop la fin de campagne, chacun saura faire un pas.

Voici donc mon pronostic de résultat au 1er tour :

Avec vous Toulouse avance Pierre Cohen (PS) 34 %
Un nouvel élan pour Toulouse Jean-Luc Moudenc (UMP) 35 %
Toulouse Bleu Marine Serge Laroze (FN) 9 %
Toulouse Vert Demain Antoine Maurice (EELV) 8 %
Toulouse place au peuple Jean-Christophe Sellin (PG) 6 %
Alternative responsable Christine de Veyrac (DVD) 3 %
Toulouse en marche Ahmed Chouki (NPA) 2 %
Aimer Toulouse Jean-Pierre Plancade (DVG) 1 %
Rassemblement Citoyen Elisabeth Belaubre (AUT) 1 %
Lutte ouvrière Sandra Torremocha (LO) 1 %

Pour le second tour, en cas de triangulaire, si le FN atteint les 10 % au 1er tour, je vois bien un score de ce type :

Pierre Cohen : 50

Jean-Luc Moudenc : 42

Serge Laroze : 8

En cas de duel, ce serait plutôt :
Pierre Cohen : 53

Jean-Luc Moudenc : 47

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Bilan de Pierre Cohen à Toulouse

décembre 15, 2013

A moins de 100 jours des élections, chacun fait le bilan.

Pour ma part ce sera plutôt une esquisse, une impression qu’un bilan global. Je reviendrai sans doute plus tard sur quelques autres points de manière plus précise, mais là j’ai seulement envie de m’arrêter un instant, de regarder et de donner mon avis.

J’ai quand même besoin d’un peu plus de place que sur Tweeter.

Mon bilan porte sur le territoire, donc action de la commune et de la communauté urbaine.

Globalement je trouve que cela s’est bien passé pour le PS.

1/Une situation politique locale favorable : alliés faibles et constructifs et opposition divisée.

Peu de couacs internes au PS.
Ils ont certes eu à gérer quelques difficultés internes avec les verts, autour du SMTC notamment. Mais malgré cela la cohésion a tenue.  EELV a eu une opposition très timorée au Parc des expositions (si on compare à l’aéroport de Nantes de Notre Dame des Landes par exemple). Pareil sur le PC.

Quant à l’opposition de droite, elle a été timide, divisée, maladroite. Quelques oppositions ponctuelles menées non directement par l’UMP ont eu plus de retentissement.

2/De nombreux projets lancés avec les premiers résultats qui arrivent :

– les grands chantiers emblématiques du quinquennat sont livrés : Alsace-Lorraine, Tram, Médiathèque grand M, Salle musique à Borderouge…

– Il y a bien eu une renégociation du tarif de l’eau sur la concession toulousaine.

– Un investissement fort dans le grand projet de ville : on commence à voir de vrais évolutions dans les zones urbaines sensibles, tant dans la manière de voir la rénovation urbaine, que dans les réalisations concrètes.

– Investissement renforcé dans les transports (notamment au niveau de la communauté urbaine), et moindre place donné à la voiture

– Rénovation massive des écoles et augmentation des places de crèche

– nombreuses évolutions qualitatives ou symboliques sur les politiques culturelles, de discrimination,

De plus de grands projets ont été initiés pour le second mandat, Grand Projet Garonne (avec notamment la Place Saint-Pierre mais aussi la protection de zones naturelles), Parc des expositions (un peu cher à mon goût), projet Matabiau avec l’arrivée du TGV, Cartoucherie, Grands travaux sur la Reynerie, Aerospace Campus à Montaudran…

Il y a actuellement des dizaines de nouveaux quartiers qui sortent pour accueillir la progression démographique qui reste forte : il faut donc financer des réseaux de routes, d’eau, des pistes cyclables, des écoles, du logement social etc.

3/ Une gestion rigoureuse et une fiscalité maîtrisée : 

La gestion précédente avait laissé 130 M de réserves en stock. 5 ans après ce fonds « stérile » (les collectivités ne peuvent pas placer dans de bonnes conditions) a été utilisé.

Il y aura peut être même, en 2013 ou 2014, un premier emprunt à la ville (cependant tisseo et Toulouse Métropole l’étaient déjà).

Cela ne me choque pas :

– lorsque des gros projets sont lancés, l’emprunt est judicieux, sinon il faudrait faire varier fortement chaque année la fiscalité, ce qui n’est pas soutenable pour les contribuables.
– de plus les taux d’intérêt sont globalement faibles, et donc proches de l’inflation. Lorsque le taux d’intérêt est égal à l’inflation on peut considérer que le coût de l’emprunt est proche de 0, car les taux d’intérêts payés sont compensés par les dépenses évitées en faisant les travaux plus tot, par exemple si le cout de la construction augmente de 4% par an, et que l’emprunt est de 3.5%.
– enfin, une agglomération qui se développe fortement nécessite de construire en avance des équipements, et donc l’emprunt est vraiment adapté, pour ne pas faire payer aux habitants d’aujourd’hui la totalité des équipements de ceux de demain.

Il y avait au départ des projets un peu dans tous les sens, mais progressivement des choix ont été faits. Donc avec une fiscalité quasi-stable, en utilisant une réserve qui était faite pour cela, il y a eu de gros investissements et globalement une politique de centre gauche cohérente.

De plus il y a eu le choix fort et nécessaire de passer en communauté urbaine dès 2009, avant bientôt le statut de Métropole.

 

4/ Le choix des toulousains : 

Les points de débat seront donc peut être l’emprunt, à la marge, mais aussi la sécurité et la politique de transport (les embouteillages). 
Je pense que Pierre Cohen est un peu timide sur la video-protection, même si quelques caméras viennent d’être installées. Cela a des atouts dans certains cas dans le cadre d’une politique globale, et cela sera un des axes majeurs de Moudenc.  Moudenc évoquera cherchera aussi à surfer sur la politique nationale et laissera planer la crainte de l’augmentation de la fiscalité locale, tableaux fournis par M. Trautman à l’appui.

Pierre Cohen, qui n’est toujours pas devenu un orateur génial, répondra continuité, bonne gestion et modération fiscale, avec les graphiques de M.Carreiras en main, valeurs de gauche, projets et cela devrait passer, du moins j’espère, même sans la présence du FN au second tour.

Les raisons de mon vote

avril 19, 2012

J’ai mis un peu de temps  à faire cet article,  après avoir posé les questions qui me semblent importantes. Cela n’est pas si facile, car mon choix a eu du mal à se fixer.

 Pour le second tour, si l’on retrouve les deux favoris actuels dans les sondages, bien sûr mon choix est fait, je n’envisage pas de voter pour Nicolas Sarkozy pour de multiples raisons, ses valeurs, son comportement, son bilan, ses propositions, ses mensonges de campagne… Et je me réjouis déjà de sa défaite, et de la fin de l’omniprésence arrogante des Morano, Bertrand, Guéant, Copé et autres Douillet à la télévision.

Plus particulièrement dans cette élection, je pense qu’il se trompe de diagnostic global.  Ce qu’il propose sur le plan économique a échoué dans les autres pays européens : s’alignant sur ce qu’il pense être la position des marchés, il propose un solide plan d’austérité. Or la seule rigueur est un tourbillon sans fonds qui ne s’arrêtera que lorsque le nivellement par le bas aura déclassé le pays permettra de redevenir compétitif face aux pays en développement. La Grèce est dans ce schéma là (diminution brutale des revenus, des services publics, des droits sociaux…)
D’ailleurs de plus en plus de voix s’élèvent, y compris d’économistes libéraux ou sur les marchés, pour dire que la seule rigueur n’est pas une solution, en plus d’être d’une grande brutalité pour les populations.

C’est la position de ces économistes, dont beaucoup sont parmi ceux que j’apprécie :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/17/nous-economistes-soutenons-hollande_1686249_3232.html

En face, on peut penser que ce sera François Hollande. Quand je repense à la campagne de 2007, je trouve que le PS a là un candidat bien plus solide. J’ai eu l’occasion de le voir en meeting par le passé, de le rencontrer en conférence, et il m’a fait bonne impression. Il a montré constance et cohérence. Je ne l’appréciais pas trop lorsqu’il était à la tête du PS, mais je le trouve aujourd’hui plus clair, préparé, combatif.
Par ailleurs ce que je lui reprochais hier, d’être l’homme de la synthèse par exemple, devient aujourd’hui un atout : il souhaite incarner le changement dans le rassemblement.
Après, ce n’est pas forcément mon candidat idéal en tous points :  il est dommage qu’il ait affaibli certaines de ses propositions fiscales, je trouve qu’il faudrait aller plus loin sur l’écologie également etc.

Enfin il manque encore une articulation plus complète, plus solide, entre situation internationale, enjeux européens, déficit de compétitivité à court terme et désindustrialisation à moyen terme.

Mais globalement il propose un programme d’alternance, qui sera différent sur la plupart des sujets de ce que ferait l’équipe Sarkozy.  Ses armes sont la priorité à l’éducation, la jeunesse, la recherche, un contrôle des déficit du pays mais une relance européenne (les socio-démocrates allemands viennent de plaider dans ce sens également), la promotion d’une économie plus verte. Je suis également favorable aux propositions sur le mariage homosexuel, sur l’encadrement des dépassements d’honoraire pour les médecins, sur les réformes de la justice, sur la politique de sécurité etc.

Mais ne soyons pas naïfs : il n’y aura pas de solutions miracles, surtout avec une politique sérieuse et économe, qui est selon moi néanmoins nécessaire.
Par ailleurs ses propositions sont suffisamment prudentes pour faire gagner la gauche, sans faire trop peur aux électeurs, et être applicables ensuite pour éviter la désillusion des promesses non tenues.

Peut être que plus d’audace dans la transformation sociale et écologique seront l’objet d’un second mandat.

 

Mais si j’estime que c’est le bon candidat pour le second tour, faut-il pour autant voter pour lui au premier ?

Y’a-t-il d’autres candidats qui sur le fond me conviendraient mieux ? Faut-il voter tactique, ou « utile » ?

François Bayrou, comme Sarkozy, propose un positionnement libéral classique sur la dette. Comme lui il se retrouve confronté à l’échec d’une trop forte politique d’austérité, surtout en même temps dans tous les pays européen. Défenseur historique de la construction européenne, il en est aujourd’hui prisonnier, n’ayant pas le regard critique ou audacieux que nécessite la situation.

Il promet les plus forte augmentations d’impôts, et si l’on suit ses principes les plus fortes économies de dépense publique. Or cela manque de consistance : lorsque l’on lit ses propositions, elles sont ridicules par rapport aux enjeux qu’il énonce. Il s’agit de mesurettes de ministres, destinées à ne pas déplaire. Il veut maintenir les dépenses en valeur : or il indique que les retraites et les salaires des fonctionnaires continueront d’augmenter au moins de l’inflation, de même que les dépenses de redistribution sociale, et les charges d’intérêt varient en fonction des taux. Donc il y aura bien des coupes drastiques à faire, mais jamais il ne dit où : ce n’est pas la numérisation de l’administration (déjà largement en marche, on ne l’a pas attendu) qui suffira. Tous les candidats évoquent des économies sans être assez précis, de même que la suppression de niches fiscales sans détailler. Le problème avec Bayrou c’est que c’est l’axe majeur de son programme.

Son deuxième axe est le produire français : et là c’est pareil, c’est désespérément vide, c’est le village gaulois qui ne prend pas vraiment en compte la mondialisation. Ilen appelle à la bonne volonté des consommateurs et des industriels, quelques propositions techniques telle que création d’un label (pourquoi pas), et une meilleure organisation de chaque filières (les pôles de compétitivité montrent leur intérêt, on peut aller un peu plus loin mais bon…). J’ai écris sur le sujet de la politique industrielle.

Pour le reste, il a un catalogue de mesures, certaines assez intéressantes, qui pourront être reprises par le vainqueur quel qu’il soit.

  • Pour moi ce n’est pas à la hauteur des enjeux multiples auxquels nous sommes confrontés. Il présente un catalogue de quelques bonnes idées, mais sur les points importants grands principes sans mesures concrètes, sauf l’austérité.

 

J’écarte aussi finalement Jean-Luc Mélenchon : pourtant quel plaisir de l’entendre, il fait appel à l’intelligence collective, à la repolitisation, au débat citoyen, à la force collective. J’aime son radicalisme laïcard (comme lui je pense qu’il faut appliquer la loi 1905 à l’Alsace-Moselle), son républicanisme (un peut trop jacobin parfois), son diagnostic sévère du fonctionnement de l’Europe et de la BCE… Il propose beaucoup de choses alléchantes.

Mais concrètement c’est vraiment trop irréaliste pour moi : être ambitieux, rêver, sortir du cadre, est utile et rafraîchissant. Mais il est dangereux de s’emballer dans l’opposition, dans de grands discours et de belles promesses, lèver des espoirs immenses qui ensuite deviennent frustrations, déceptions, voire aggravation dela situation. Ilpropose des dépenses considérables, avec des recettes plus incertaines. Il redistribue la richesse, mais omet de prendre en compte les conditions de sa création.

Il en dit parfois trop ou pas assez. Je pense qu’il ne se donne pas les moyens sur certains aspects du programme de transformation sociale. Comme Bayrou, il manque une étape entre l’objectif (SMIC à 1700€ brut) et la possibilité concrète de réalisation. Son explication est souvent le volontarisme poussé à l’extrême, mais cela ne suffit pas à gommer la complexité de la société, les imbrications économiques et sociales, les inerties sociétales etc.   Un tel programme de transformation sociale passe en fait par la refonte des outils, y compris la sortie de l’euro, y compris la spoliation des entreprises et des possédants… Et donc finalement des moyens révolutionnaires qu’il ne propose pas.

Par ailleurs je ne suis pas d’accord avec ses discours généreux mais naïfs sur l’insécurité, sur l’immigration. Il est dans la vertu rousseauiste, ou dans l’aveuglement marxiste : comme on peut le lire dans l’archipel du goulag de Soljenitsine, les voleurs et criminels étaient les rois des camps de travail, car considérés comme « socialement proches » du prolétariat par rapport aux prisonniers politiques de classe. Il n’y a pas de problèmes de ce coté là.

C’est sans doute ce qui fait que son électorat est composé de bobos, de classes moyennes et supérieures, et qu’il a des difficultés à attirer les classes populaires.

Enfin je pense que le personnage est ambigu, notamment lorsqu’il s’aventure sur la politique étrangère, il a toujours un vieux fonds anti-américain, des soutiens à Chavez, Castro ou à la Chine contre le Tibet qui passent mal, malgré des argumentations complexes qui le trompent lui-même…

  • Donc cela pourrait être un vote d’influence, d’adhésion aux lignes générales pour donner un message fort, soutenir une politique plus à gauche, sans aller regarder dans le détail.  Mais trop d’éléments me dérangent pour cela.

 

Restent donc un vote d’influence avec Eva Joly, ou aller directement sur mon choix de second tour.

Eva Joly a fait un bon début de campagne, en mettant en avant l’écologie, la lutte contre la corruption et les paradis fiscaux, la nécessité d’une réponse européenne. C’est un personnage original qui portait un vrai programme de changement par rapport à nos références consuméristes et productivistes.  Il y a là un programme d’ensemble, avec ses incohérences et ses exagérations aussi, mais qui peut accueillir un vote destiné à passer le message.

Eva Joly s’est ensuite fatiguée, elle a fait quelques erreurs, a eu du mal à s’adapter à ce monde de la communication et du temps réel. La signature de l’accord avec le PS n’est pas une mauvaise chose pour son parti et ses idées, mais il a handicapé sa campagne. Une dynamique forte s’est portée sur Mélenchon, qui a également un discours écolo fort. Or s’agissant de ces candidats d’influence, la dynamique est très importante car elle porte le message, et les électeurs sont volatiles.

  • Tout comme avec Mélenchon, il y a des mesures un peu folles, des thèmes mal traités (régularisation de tous les sans-papiers ne me parait pas très sérieux), mais c’est sur un projet assumé de changement de société sur le fond, et moins extravagant sur les moyens. Je ne la vois pas en tant que Présidente, mais c’est un vote d’influence qui me convient.

 

Il n’y a pas de risque que la gauche soit absente du second tour, et que Hollande soit en tête ou pas au premier importe peu si le total de la gauche est élevé. Donc j’aimerai bien que Eva Joly dépasse les 5% au premier tour, certes pour qu’ils se fassent rembourser, mais plus largement pour le message à faire passer.

Ni molle ni sectaire, la gauche qui sortira dimanche des urnes

octobre 14, 2011

Je n’ai pas trop pris le temps ces temps-ci, d’écrire même si j’ai de nombreux articles en tête, sur la crise financière, sur la sécurité, sur le bilan de Pierre Cohen à mi-mandat…

Je n’ai pas non plus pris le temps de militer à nouveau, même s’il est important de s’impliquer. Je suis toujours dans l‘hésitation entre le PS et EELV.
Des choses changent, même au parti socialiste, même en Haute-Garonne. Les primaires sont un beau moment, mais chaque fois que j’envisage de retourner dans ce parti, les souvenirs que j’en ai m’empêchent de franchir le pas. Dans une formation trop sclérosée, peut-on vraiment être utile ? J’ai cependant espoir, et l’impression, que cela commence à bouger. Allez, quand Izard ne sera plus Président du CG…

Ou alors faire le choix d’un nouveau mouvement, que je connais encore peu, plein d’énergies, et qui portent certaines des idées de demain ?

J’ai cependant continué à prendre le temps d’autres implications concrètes dans des activités associatives, important aussi et parfois plus utile.

J’ai aussi pris le temps de suivre la primaire. Aucun candidat ne m’a cependant emballé, enflammé. Je n’ai pas rejoints une équipe, une écurie, un courant. Je me suis trouvé des affinités avec plusieurs. J’ai trouvé dans les propositions, le débat, des choses intéressante. J’ai Hâte d’être en 2012.

Martine Aubry et François Hollande ont proposé des lignes proches, intéressantes, offensives tout en étant crédibles.
FH a mis l’accent sur la jeunesse, la réforme fiscale.
MA s’est disinguée par une position plus offensive sur la nucléaire, l’égalité homme-femme ou le cumul des mandats. Ségolène Royal a porté la mutation écologique et une attention plus forte à la sécurité.
Manuel Valls a défendu un regard intéressant sur les quartiers, qui doivent être remobilisés, valorisés, protégés contre les mafias et les insécurités; il a également mis en avant la laïcité républicaine, et une volonté de crédibilité pour prendre en compte la réduction du déficit nécessaire. Il a également proposé la TVA sociale, qui est une arme importante pour taxer les importations, qui va plus loin que la seule contribution écologique.
Baylet a porté la nécessité de s’appuyer sur le monde économique, un tissu de PME, et a promu des avancées sociétales intéressantes.
Montebourg a également proposé des solutions concrètes à plusieurs dérives, même s’il se retrouve finalement dans une position entre la dénonciation du système et sa sauvegarde.

Tout ceci s’interpénètre largement, et donc fait naturellement synthèse, sauf quelques positions un peu à la marge de Ségolène et Arnaud, parfois la dénonciation trop facile de bouc-émissaire, ou l’affirmations d’objectifs trop lointains pour tenir lieu de propositions.

Je me suis longtemps situé à égale proximité de François Hollande, dont j’appréciais notamment certains soutiens (Moscovici, Filippeti, Peillon, …) et Martine Aubry, femme tenace et dont j’ai plutôt apprécié le mandat de première secrétaire du PS. J’ai cependant voté pour Valls, pour encourager ses propositions innovantes, sa prise en compte de la crise (certains n’ont pas pris en compte la radicalité des changements en cours), trop facilement caricaturés.

Pour le deuxième tour, j’envisageais le vote Aubry.

J’avoue cependant que le débat de mercredi m’a fait hésiter.
Et l’attitude récente de la candidate va sans doute m’entrainer vers un vote inverse : elle a changé de ton pour amadouer une aile plus « gauche tradi ». Or je pense qu’il faut penser le changement avec courage, mais dans l’honnêteté : le volontarisme ne peut pas tout, nous sommes là pour changer la réalité pas pour la remplacer par des illusions. Par ailleurs elle attaque ces derniers jours de manière trop brutale son adversaire, qui est potentiellement le candidat de second tour de la gauche. Elle illustre ainsi malheureusement la réplique de FH : « après des années de droite brutale, je ne veux pas d’une gauche dure, sectaire, mais d’une gauche solide, ambitieuse et responsable » (ou à peu près)

En tous les cas je serai fier du candidat qui sortira, qui ne sera pas parfait, pas idéal, mais qui fera un bon candidat de second tour pour enfin la gauche en 2012.

DSK : Stupeur, tremblement, attente…

mai 16, 2011

Que s’est-il passé dans cette chambre entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de ménage qui le met en cause ?

Le pire est toujours possible. Ce serait le syndrome Bertrand Cantat, la terrible déroute, le coup de folie. DSK aurait agressé cette femme, en dehors de toute rationnalité. Cela correspond au récit qu’elle en fait : il sort nu de sa salle de bain et l’agresse.

Ce qui me paraît le plus probable est que cela ne s’est pas passé comme ça. En effet comment imaginer qu’un homme qui se sait très surveillé à un an de la présidentielle, dans un pays rigoriste sur ces histoires, puisse envisager quoi que ce soit ? Même si le succès annoncé lui avait fait perdre toute mesure, et qu’on dit que le pouvoir affûte le désir et la sensation de toute-puissance, il savait qu’il se serait fait attaquer pour un simple clin d’œil à cette femme de chambre.

Par ailleurs l’histoire de la Porsche il y a quelques jours montrait qu’aucun faux pas n’était permis.

Humainement, comme raisonnablement, cette situation paraît peu crédible…

Par ailleurs le déroulé des faits laisse planer un sentiment désagréable : la police new-yorkaise affirme rapidement qu’il était en fuite…

Il s’avère que ce n’était apparemment pas vrai, il aurait quitté son hotel tranquillement, en réglant sa note, pour rejoindre sa fille pour déjeuner. Il est même possible qu’il ait un alibi au moment supposé de l’agression : sa défense indique qu’il a quitté l’hôtel à 11h45, l’accusatrice indiquant s’être fait agresser à 13h. (ou 12h selon les versions)

Par ailleurs il a demandé à son chauffeur d’aller chercher le portable oublié dans sa chambre, c’est comme ça que les policiers ont remonté sa piste pour l’arrêter.

Pourquoi si rapidement la description a-t-elle été à charge ?

Ces éléments font que la probabilité de la réalité de cette accusation sont selon moi très faibles. Il ne peut s’agir d’un « débordement », d’un « incident », d’un « dérapage » : soit il y a coup de folie terrible, soit il y a mensonge de l’accusatrice.

A partir de là il y a 3 évolutions possibles :

–         la découverte rapide d’indices sérieux mettant en cause DSK, voire ses aveux : son acte est terrible et il doit être puni en tant que tel, nos pensées à la victime, la politique française se recompose rapidement en vue des présidentielles… C’est Hiroshima, stupeur et tremblement…

–         Le temps juridique s’impose au détriment du temps politique : les éléments à charge et à décharge se compensent, il n’y a pas d’éléments décisifs dans les jours qui arrivent, de vieux dossiers sont ressortis, des mythomanes en quête de notoriété se déclarent… Atteint dans son honneur, dans sa crédibilité, DSK doit se défendre. Le doute subsistant, il lui est difficile de participer à la primaire socialiste : il n’y va pas, ou s’il estime avoir suffisamment d’indices pour se défendre, et qu’il a l’autorisation de quitter le territoire américain, il y va très affaibli, en parallèle de la procédure judiciaire. C’est plutôt Fukushima, après l’explosion, la lente irradiation sans fin…

–         DSK n’a rien à voir avec cette agression, la contre-attaque juridique et médiatique est couronnée d’un succès rapide, il a un alibi sérieux, la femme de chambre avoue… Il reste dans la partie politique : selon la rapidité et la force de ce retournement, il peut sortir affaibli (déballage de toutes les rumeurs, doute subsistant chez certains…) ou renforcé (compassion, combativité et courage…). Par ailleurs la force du traumatisme a bien montré qu’il était déjà installé pour beaucoup comme le candidat évident de la gauche, voire pour beaucoup comme le prochain Président de la France.

Si le mensonge était avéré, il faudra se démander qui, et pourquoi, a eu intérêt à monter ceci. Le plus probable est l’appât du gain par quelques escrocs. Ou alors des personnes sans scrupule qui auraient intérêt à nuire a DSK, soit s’agissant d’enjeux de pouvoirs interne au FMI, soit de pouvoir politiquo-économique en France.

La catastrophe, le futur, le nucléaire, la politique.

mars 18, 2011

La catastrophe

D’un craquement soudain, le Séisme au Japon a libéré une puissance considérable. Contrairement aux ouragans, il n’a pas de nom. Mais les images tournent en boucle, lancinantes, comme une alarme qui pousse à l’évacuation imossible, hypnotisantes, inquiétantes.
On y voit les secousses, les contorsions du sol, mais surtout la vague terrible, fracassant les côtes à plusieurs centaines de km/h, poussant dans l’intérieur des terres des flots immenses et chargés de débris…

L’onde de choc est mondiale. Certes il y a eu de nombreux tremblements de terres meurtriers, des dévastations terribles, mais cette fois-ci, c’est le coeur du monde technologique qui est touché. Des villes entières ne figurent plus que sur les cartes obsolètes, des milliers de corps sont rejetées par la mer pleine de regrets. Des centaines d’usine ne fonctionnent plus, amats de tôles de haute technologie.

Alors que les constructions avaient remarquablement résistées aux secousses, l’homme a été ramené à sa juste mesure, locataire de la nature.

Alors que les centrales nucléaires s’étaient automatiquement arrêtées, l’homme s’est retrouvé surpris par la vague, choqué de perdre le contrôle.

Le futur

D’une certaine manière cet événement, qui aura sans doute une portée matérielle importante mais pas historique, modifie ma vision du 21eme siècle et au-delà.

Le week-end dernier, j’ai un peu voyagé, je voyais plusieurs futurs possibles, entre Amsterdam, la ville cosmopolite, entre une Allemagne écolo et apaisée, ou les deux visages du Japon, technologique et post-apocalyptique…

Ma vision de l’avenir est nourrie par ma passion des littératures de l’imaginaire et notamment de science-fiction. On peut lire dans le dernier numéro du magazine Bifrost qu’une vision anti-progrès est incompatible avec l’intérêt pour la science-fiction. Pourtant, comme l’indique Jean-Pierre Andrevon dans un récent article dans Libération, c’est une réflexion sur les avenirs possibles, ses potentialités et ses dangers.

Entre les vaisseaux à propulsion atomique et les paysages post-apocaliptique, les différents visages du nucléaire sont présents dans ces projections futuristes.

Le nucléaire

J’ai toujours été favorable à cette technologie, fasciné par cette puissance. En France on rattache ceci à notre fierté technologique, à l’indépendance énergétique, à l’emploi. Ce n’est pas qu’une filière industrielle très influente, c’est un facteur d’identité. Pourtant je n’étais pas dans un milieu nucléophile, dans ma famille, dans mon couple. Depuis quelques années je suis déjà plus prudent. Mais le nucléaire faisait toujours partie du pannel de solution contre la dépendance au pétrôle.

Mais l’accident nucléaire en cours me travaille plus profondément encore. Ce n’est pas seulement la réalisation d’une probabilité infime, la malchance absolue, la catastrophe du millénaire…

C’est la catastrophe de plus, dans un des pays les mieux préparés. Bien loin des promesses utilisées pour vendre le nucléaire : la probabilité d’un accident tous les 25 000 ans disait-on.

Chaque énergie, chaque industrie, chaque choix, peut comporter des risques, que l’on accepte. Mais il y a là une dimension supérieure, quelque chose que l’on ne maîtrise pas vraiment : une puissance énorme, la radioactivité, qui modifie l’environnement de manière pérène et dont les modifications génétiques impactent l’environnement et le génome humain… Potentiellement des zones peuvent être durablement irradiées et condamnées.
Enfin il y a la question des déchets, voire de la prolifération (même si le nucléaire militaire est plus complexe)…

Cela demande beaucoup d’exigence, de prudence. Peut-être que c’est une technologie de liaison, sur laquelle on doit encore faire des recherches. Porteuse d’opportunité, peut-être qu’elle peut être maitrisée de manière sûre, mais le doute gagne.
En tout cas tombe le mythe. Plus largement on constate le manque de transparence, le risque, et les conséquences potentiellement terribles…

La politique

Donc je rejoins Dominique Strauss-Kahn, qui indiquait en 2006, « Nous connaissons les difficultés du nucléaire dans un pays comme le nôtre. Pour y répondre, il faut concentre un effort de recherche massif sur les questions de l’énergie propre. La France a fait dans les années 50 le pari du nucléaire et elle a réussi. Elle doit aujourd’hui faire le pari du post-nucléaire et le réussir« .

Politiquement c’est une des questions sur lesquelles je me distinguais des verts. (Restent quelques questions comme la sécurité sur lesquelles je suis plus ferme)

Plus largement cela renforce la crédibilité des écologistes dans le grand public, clairement, ils ne passent plus dans certains milieux pour des passéïstes peureux mais pour ceux qui disent depuis longtemps ce qui a été confirmé par les faits. Ils ne sont plus en retard, mais en avance.

Cela renforce la cohésion de Europe Ecologie sur le sjet (même Nicolas Hulot est maintenant pour une sortie programmée du nucléaire) et les conditions de négociation avec le PS.

Marginalement on peut se demander si cela aura un impact sur les cantonales. Cela peut faire bouger quelques pourcentages, il y aura quelques personnes plus motivées qui signifieront par un vote Europe Ecologie leur avis sur le nucléaire. Dans un contexte de très forte abstention, cela peut se voir, mais cela ne bouleversera sans doute pas les résultats de ces élections locales. (mais cela peut dans quelques cantons disputés permettre aux écologistes de passer devant et les décrocher).

Affirmons lors des cantonales notre besoin de renouvellement du PS !

mars 7, 2011

Les cantonales approchent.

On n’en parle pas.

Je pourrai reprendre pour ces élections  l’article sur les régionales : alors que les collectivités locales ont de plus en plus de prérogatives, il y a de moins en moins d’enjeux locaux aux élections régionales et cantonales. Les différences entre courants politiques s’appliquent faiblement aux compétences du conseil général, dont les marges de manœuvre sont faibles (compétences obligatoires, marges de manoeuvres faibles sur les taux). Il reste l’impact sur les sénatoriales de manière indirecte, mais là également cela pèse peu face aux municipales.

Les élections majeures sont les présidentielles-législatives, et de plus en plus les européennes et les municipales.

Reste donc un sens politique que l’on peut donner, un message, … Un sondage géant grandeur nature…

Dans un contexte d’abstention massive, des électorats plus mobilisés (écolo ?), portés par une vague du moment (frontistes ?) peuvent en bénéficier. Le PS ne s’en sortira sans doute pas trop mal, avec tous ses sortants cumulards qui parcourent les marchés.

Il y a cependant un risque, que ce parti n’arrive pas à se renouveler, s’installe dans le confort de son hégémonie locale. Le système finit bien par craquer. On voit bien que commencent à être contestées les baronnies étouffantes qui tiennent d’une main de fer des départements entiers : le système Guerini, remis en cause notamment suite au rapport d’Arnaud Montebourg (et à l’emprisonnement de son frère Alexandre Guerini), ou encore ce qu’il s’est passé en Languedoc-Roussillon avec George Frêche, ou même en Ariège.
Même si on tient une fédération, on peut être contesté. (cela parait tellement évident, on a l’impression de parler de certains régimes arabes…)

La Haute-Garonne confirme cette difficulté à se renouveler.

A tel point que cela en devient incompréhensible. Très critiqué, Pierre Izard est à ce poste depuis quasiment aussi longtemps que l’était Ben Ali en Tunisie… Et malgré ses promesses d’arrêter en 2011, il repartirait pour un mandat de présidence supplémentaire…

Donc sauf si le parti vote pour un autre candidat (puisqu’il désigne en interne celui qui présidera le conseil général en cas de victoire), souvenons nous que nous avons des élections libres, servons nous-en lorsque le PS n’arrive pas à se renouveler.
Et car il ne faut pas rester que spectateur, je vais peut être même reprendre ma carte, si on peut pousser de l’intérieur cette carcasse… Il est temps qu’elle fasse sa mue, comme dans certaines fédérations plus avancées, notamment dans l’ouest de la France.