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Motion D, une belle réunion !

octobre 14, 2008

Hier soir, lundi 13 octobre, à la fédé.

Cela s’est très bien passé. Il y avait du monde et de l’envie.
La salle était pleine, comme lors du dernier débat de présentation des contributions je pense, pour ceux qui y étaient, donc à peu près 150 personnes. Il faudrait que je compare mon estimation aux signatures de la feuille de présence qui a circulée.

A la tribune, Cathy Lemorton bien sûr, mandataire fédérale de la motion D, qui est également une des quatre porte-parole nationale de Martine Aubry. A ses cotés, Gérard Bapt, Françoise Imbert, Joël Carreiras, ainsi que le nouveau maire de Luchon.

En préalable ils ont souligné le plaisir retrouvé de travailler, de discuter, de militer ensemble. Enfin dépasser des crispations et des postures anciennes pour avancer. Enfin sortir de discussions en petit comités dans des clans de gens qui sont d’accord sur tout, (si on pousse la logique à l’extrême) et où on ne parle plus que de tactique. Enfin retrouver un parti socialiste prêt à se rassembler, non pas dans une synthèse molle, mais dans des valeurs, un travail, un objectif commun.

Cela passe par un tryptique inséparable : travail-débat-décision collective.

Donc après le plaisir partagé, l’importance du moment a été soulignée : la situation mondiale et française, et l’absence apparente de la gauche, son incapacité à être l’alternative, le recours, l’espoir.
Alors que les idées, les talents, la présence militante sont des éléments forts du PS, collectivement ne ressortent qu’hésitations, consensus mous, attitude erratique, entre opposition molle parfois, ou à d’autres moments crispations et divisions…

Il faut donc réagir absolument. Deux axes sont importants : un travail sur les idées, sur une réponse à la crise, sur la construction d’une alternative ; et un travail sur le parti, pour qu’il redevienne un moteur, un laboratoire, un formateur, un pédagogue, en capacité de proposer, de participer réellement à la bataille culturelle et politique sans être dans une réponse superficielle, et ensuite capable de gagner les élections nationales pour ensuite appliquer son programme ambitieux et réaliste.

 Il y a eu de nombreuses questions et interventions de la salle. La plupart des présents étaient déjà convaincus, sans doute, mais il y avait aussi des hésitants, des nouveaux militants qui découvraient leur premier congrès. Il y avait une liberté de ton intéressante, avec des prises de paroles iconoclastes aussi.

L’idée c’est qu’il ne faut pas se résigner à un libéralisme fataliste. Notre motion, ce n’est pas le cas de toutes, contient déjà des éléments de réponse aux dérives massives du capitalisme financier, que de plus en plus nombreux nous percevions.
J’avais pour ma part été plus précisément initié à ces questions par un professeur d’université, Gabriel Colletis, à Toulouse, dont je perçois aujourd’hui plus encore la justesse d’analyse.

Mais c’est aussi être en mouvement, innovant, réaliste dans les propositions, le monde change nous devons changer aussi sans nous résigner. On ne doit pas se battre seulement sur l’efficacité économique de notre programme, mais on ne doit pas être battu sur ça.

Cela a duré trois heures, énergisantes. Les copains de SD étaient très nombreux, j’en ai été agréablement surpris, et très actifs : nous avons posé de nombreuses questions lors du débat.

Cela m’a rappellé cette réunion il y a quelques mois, avec l’orage en moins.

Cela montre ainsi une complémentarité territoriale avec nos partenaires dans la motion, nous sommes présents et actifs plus dans l’urbain et le périurbain, alors qu’ils couvrent mieux les vastes campagnes.

J’avais une question sous le coude, mais finallement je ne l’ai pas posé : je comptais demander comment concrètement la rénovation des pratiques était comprise au niveau fédéral. Cela serait éclairant pour les militants, et de plus vaudrait engagement.
Le travail collectif autour du manifeste socialiste 31, qui doit se traduire en propositions concrètes, peut aller dans ce sens. Ce serait un atout pour la motion, tous les militants déboussolés, qui veulent du changement au niveau fédéral, verraient concrètement celui-ci s’incarner.

Un dernier mot pour finir : nous avons une vocation majoritaire dans la fédé31, nous ne sommes pas là pour témoigner. Ce n’est pas une certitude mais c’est un objectif.

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Allez Mosco, elle t’attend !

septembre 21, 2008

Commentaire publié sur le blog de Pierre Moscovici, après le message où il pose la question de la suite, déjà près de 700 commentaires !

Une motion, ou une alliance (et laquelle?)

Il y a plusieurs paramètres : (l’alliance avec la motion de gauche radicale du parti étant exclue)

-la cohérence idéologique : sur le fond, difficile de trouver une ligne plus proche que les autres. Chacun des trois agglomère des différences tout en étant réformistes et européens, et Delanoë et Royal ont varié dans leur discours depuis quelques mois.
Pour celle-ci il faudrait oublier quelques errements de la campagne présidentielle et une vision moins politique que pragmatique…

– la vision politique : Delanoë parait le plus présidentialiste désormais, et le plus conservateur (Hollande+Ayrault, c’est terrible…). A éviter me semble-t’il à ce stade.
Ségolène a fait un pas, mais vers un magma consensuel plus que vers une majorité de rénovation profonde.
Aubry semble moins présidentialiste, la démarche est celle qui était partagée par Pierre depuis un moment. Malgré la présence marginale de fabiusiens (recentrés qui plus est) cela me parait être la voie à suivre.

– troisième calcul, stratégique : Moscovici seul va difficilement dépasser les 5% me semble-t-il (vote utile..) Il peut servir de force d’appoint, mais cela peut aussi handicaper Aubry, si de son fait elle n’était pas la première des motions. Lui-même ne souhaite pas encourager la prafmentation des motions.
A jauger..

Je pense que le mieux serait une alliance avec Aubry, car c’est dans la continuité des discussions, car elle le souhaite, car c’est ce que souhaite Besoin de gauche en majorité me semblet-il ! Pierre, n’oublie pas ce point important. (chez SD, même si des débats ont encore lieu, et encore plus chez RM)

C’est aussi l’occasion de peser plus dans cette alliance, de remettre les fabiusiens à leur juste place de partenaires reconstructeurs.

Cela peut lancer une dynamique, réunifier SD, permettre de mettre réellement le parti au travail collectivement, avec la solution la moins présidentialiste.
Pierre peut envisager de diriger les conventions de travail, ou être celui qui dirigera l’organisation de la primaire de désignation. Un rôle important, une garantie pour que le parti ne se fige pas.

Pour lui comme pour nous collectivement, cela me semble la meilleure solution.

Renouveau socialiste en Haute-Garonne ?

septembre 12, 2008

L’actualité intra-socialiste se poursuit.

La rentrée réactive les réseaux, les réunions.

Le congrès arrive et chaque cellule s’agite, les synapses s’étendent et forment des réseaux denses et mouvants.

Ainsi, voici ce qu’est un débat fédéral de contributions.

Au niveau local en Haute-Garonne, Rénover Maintenant et Socialisme et Démocratie s’activent, discutent, préparent la relève. Un texte sur le militantisme au PS dans le département a été élaboré et déjà signé par plus de 200 militants. (à vous)

Je trouve cette analyse intéressante, elle échappe plutôt aux lieux communs de ce type de productions, avec une réflexion intellectuelle, et des débouchés politiques. Une ébauche prometteuse.

Ainsi, autour de la contribution besoin de gauche, et des travaux avec RM, Socialisme et Démocratie travaille également à une extension de cette alliance. Les discussions ont lieu également au niveau national. Avons nous une prise sur celles-ci ? La fin du processus souffre sans doute de cette captation des négociations par quelques représentants de courants.

En tout cas SD s’est réuni, pour discuter des conditions locales de la victoire possible, des questions de fonds et de tactique au niveau national. Voici le compte rendu de cette discussion.

L’alliance avec Martine Aubry sur le fond est largement acceptée, attendue. Reste à régler la question du candidat au premier secrétariat… Une majorité chez nous pensent que, bien que en toute pureté idéologique Moscovici eut été mieux, sans doute l’enjeux du rassemblement possible, sur des idées réformistes et volontaristes, doit lever tous les obstacles à une motion commune.

La présence des fabiusiens fait débat. La question est bien rendue dans le compte-rendu. Ces arguments ont convaincus les récalcitrants, mais pour certains la pilule est difficile à avaler. La limite doit être la cohérence idéologique : ce rassemblement n’est pas une addition de pourcentages ou d’idées artificiellements prises à tel ou tel. C’est une démarche, y compris celle de Fabius de venir, avec son analyse, mais en se rapprochant des idées portées par SD ou Aubry. Pour moi le courant fabiusien tombe lentement en désuétude, il ne faut pas en faire l’enjeux du congrès, et sur les marges de l’entente, s’il accepte le texte, pourquoi pas.

Cela se base également sur l’idée que les changements et le travail au PS doivent être profonds, sur les pratiques et le fonctionnement comme sur l’idéologie et les propositions. Il s’agit donc réellement d’un mouvement nouveau, la construction d’une nouvelle alternative, et plus largement la participation à la refonte de la gauche européenne.
Donc les fractures et blessures du passé peuvent être dépassées, notamment lorsqu’elles comportent une part de postures, de souvenirs mythifiés… De même pour le oui et le non au referendum européen.

« Le PS va sortir par le haut de ses divisions »

août 31, 2008

Voici une parole de Bertrand Delanoë qui me plait.

Est-ce une espérance, un engagement, une prévision, une prédiction ?

Vu de loin, l’université d’été de La Rochelle semble passablement confuse

J’ai déjà fréquenté le lieu, et je sais que beaucoup de choses se passent aussi à l’intérieur. Il y a des débats d’une grande qualité, des discussions acharnées, des interventions brillantes, des rencontres intéressantes.

Mais, et particulièrement en période de congrès, il y a aussi les salles annexes où l’on réunit ses partisans, les cafés où l’on fait quelques confidences aux journalistes, les restaurants où l’on se montre. (voir les comptes rendus en direct d’Abadinte cette année)

La situation est mouvante, et on ne comprend plus rien. Mais laissons décanter, cinq minutes au four, un peu de fromage et tout devrait passer.

Globalement on peut penser que quatre forces, quatre mouvances incertaines, se confrontent.
Il s’agit là en quelque sorte d’une réactualisation du panorama que j’avais tracé il y a quelques mois, je ne m’étais pas trop trompé. Est-ce que mes scénarios pour la prise du PS sont toujours valables ?

-la mieux identifiée, celle batie autour de Ségolène Royal, qui s’incarne avant tout à travers sa personne. Elle porte une volonté de rénovation certaine des idées comme des structures. Mais cela va parfois trop loin, trop vite, dans tous les sens, cela perd en cohérence, en exigeance… Et cela reste un projet charismatique autour d’une personne, obstinée et combative, mais avec des défauts maintenant connus.

Elle paraît affaiblie, seule, même si elle concerve sans doute un socle de militants fidèles. En Haute-Garonne, je ne pense pas qu’elle joue les premiers rôles.

– Autour de Delanoë se structure un autre groupe. Il a lancé le plus tôt, et de la manière la plus classique, sa préparation. Se présentant comme le rempart anti-Royal, il a agrégé des soutiens nombreux, mais sans réussir à lancer une réelle dynamique victorieuse. Quelques strausskahniens l’ont rejoint, notamment Michel Rocard.

Il fait un candidat sérieux, ambitieux, intéressant. Mais là encore, comment envisager un parti gouverné par un des principaux présidentiable, sans qu’il n’ait de large majorité derrière lui ?
Comme Ségolène, il a le sens de la médiatisation, de la personnalisation. Il a d’ailleurs louvoyé longtemps, avant d’annoncer une décision attendue. (il avait pourtant laissé entendre, au moment de son Zénith, qu’il ne tiendrait ce rôle que si une coalition large le portait)

Par ailleurs, d’autres éléments me laissent plus sceptiques, que ce soit une manière un peu classique de faire de la politique, avec notamment le soutien très tôt de très nombreux dirigeants locaux. Cette tendance à incarner la ligne conservatrice légitimiste, renforcée actuellement par le soutien de Hollande, n’est pas des plus engageante. Quant aux idées, elles sont fournies, solides, mais aussi mouvantes et parfois encore trop ampoulées, calculées, sages.

En Haute-Garonne, il peut être majoritaire, largement au niveau des équipes dirigeantes en tout cas (parlementaires, fédération, conseil général, maire de Toulouse). Cependant une telle avance dans les urnes face aux militants parait peu probable.

Une ligne dite de « gauche du PS » subsiste, mal à l’aise dans ce parti social-démocrate, avec un socle important, mais mal exploité : divisés (Hamon et Emmanuelli ne souhaitent pas de motion avec Mélanchon), ils hésitent entre affirmation et tractation avec Fabius ou Aubry par exemple. Ils portent peu de réponses nouvelles, mais soulèvent des questions intéressantes.

– Enfin, le groupe de ceux qui ne veulent pas, idéologiquement, de Ségolène, ni de la gauche du parti, mais qui ne se reconnaissent pas non plus dans l’alliance autour de Delanoë, soit car ils ont un meilleur candidat, soit par nuance d’idées, soit par refus de la présidentialisation du parti.
Ce groupe, initiallement plutôt « contre », a trouvé une cohérence autour du travail et de la réflexion de Pierre Moscovici d’une part, soutenu par SD et RM, et par la perspective plus large qu’incarne Martine Aubry.

A ceux-là s’agrègent Les grands élus (qui incarnent une dimension territoriale et décentralisatrice à la fois intéressante et à risque) de la Ligne claire, et le pôle écologique, qui viennent d’apporter leur soutien à Perre Moscovici.

Localement, Rénover Maintenant a des bases fortes, et sur Toulouse SD est bien implanté. Avec le regard critique sur la direction actuelle de la fédé, (on peut le lire dans les résultats de la consultation sur les sénatoriales par exemple) cela peut potentiellement être une motion majoritaire.

Il serait dommage que Pierre Moscovici et Martine Aubry n’arrivent pas à s’entendre, mais plus encore que la solution trouvée soit incohérente.

Sans doute sur le fond, (quelle gauche pour demain, dans quelle Europe et quel monde), les uns et les autres ont évolués et on peut construire ensemble. Mais les questions stratégiques posées ne sont pas anodines : présidentialisation du parti, place des fabiusiens, cohérence idéologique (je ne vois pas ce que viendrait faire Hamon dans une motion commune par exemple).

Il serait également dommageable que le courant ne sache pas se réunir, prendre des décisions collectives et les respecter, et qu’au niveau national on ne tienne pas compte des efforts déjà fournis au niveau local.

Il y a des discussons nouvelles, des réflexions de fond intéressantes. Nous sommes à un tournant du parti et de la gauche européenne, et donc on peut sortir des schémas du passé. J’ai donc beaucoup d’espoir en ce bouillonnement, notamment autour de Mosco-Montebourg-Aubry. Fabius pourquoi pas, de manière marginale, si sa nouvelle doctrine est compatible.

Moscovici prend de l’ampleur, il pourrait être un bon premier secrétaire, qui ne préparerait pas les présidentielle pour lui. Alors, sans doute Aubry fairait-elle un plus gros score (mais est-ce le seul objectif d’une motion ?), mais si c’est au prix d’une nouvelle synthèse fourre-tout…

Mais pour l’instant j’avoue ne pas trop comprendre… Nous avons un peu perdu prise sur les évènements, comme si cela se passait maintenant là-haut, dans un combat aérien… Bien sûr nous reprendrons la main au moment du vote, mais d’ici là…

J’écrirai à nouveau dessus lorsque j’y verrai un peu plus clair.

Toulouse, la confrontation des idées, l’orage…

mai 16, 2008

Hier soir à Toulouse il y a eu un énorme orage, 20 centimètres de grèle à certains endroits… Impressionnante vision que celle des allées Jean-Jaurès par exemple, même quelques heures après l’averse.

Etait-ce l’énergie dégagée par la puissance de nos réflexions communes qui a trouvé là à se décharger ?

Car il y avait aussi, au chaud et au sec, une rencontre, autour de Jean-Christophe Cambadelis et Cathy Lemorton, Socialisme et Démocratie / Rénover Maintenant, et sont également venu quelques fabiusiens, ainsi qu’ une personne de DDA, courageux. (En effet Kader Arif et Ségolène Royal ont essuyés quelques critiques hier soir dans les débats…)

Il y avait une certaine méfiance au début, puis au fil des nombreuses interventions de vrais échanges, des convergences nombreuses. Nous n’avons pas cherché ce soir à tracer les frontières de nos consensus, et dans le détail ou l’action concrète ce sera parfois plus difficile. Mais c’est tout le sens de ce genre de discussions, sur le fond, de trouver de vrais accords, sans se fondre dans une synthèse molle.

Il me semble que cela a été un moment de libération de la parole, entre des gens qui ne se parlent plus trop, ressenti comme positif par les participants. J’ai trouvé ça très intéressant. On a évoqué la démarche, le parti, des questions de fond tirées des textes des reconstructeurs (croissance qualitative, développement durable, déqualification du travail, Europe…)

Joël Carreiras, puis Cathy, puis Jean-Christophe ont présenté la démarche. Il s’agit d’un projet de discussion, qui s’est peu à peu approfondie et doit pouvoir déboucher sur un projet politique.

La nécessité de cette démarche s’appuie sur plusieurs constats :

  • la gauche doit entrer dans un nouveau cycle, ses principes, ses alliances, ses réponses ne sont plus adaptées, autant dans la sociale-démocratie (ainsi les partis socdem européens plient face aux populismes) que dans des réponses radicales. Nous devons tous refonder quelque chose, le monde entre dans une nouvelle ère marquée par les enjeux écologiques, la mondialisation (émergence de la Chine et de l’Inde, nouvelle division internationale du travail, mobilité des facteurs de production, financiarisation du capitalisme, précarisation ou déclassement du travail…), les enjeux démographiques…
    Une forme de désespérance monte, qui fait le jeu de la droite.
  • Dans le PS, les divergences ont été cristalisées par les confrontations récentes succéssives. Les courants forment de plus en plus des partis dans le parti, dont les adhérents discutent peu entre eux, qui peinent à former une culture commune, qui cultivent leurs divergences dans des postures pour exister. Les courants sont devenus un échappatoire, les espaces du débat de fond, alors que le parti vit trop souvent dans la confrontation des idées-vecteurs de luttes de pouvoirs, ou dans la stérilité du fonctionnement, de la préparation constante de l’élection suivante.
  • Le parti doit muter lui aussi, s’ouvrir aux autres formations de gauche, à toute la société civile militante, associative, syndicale, mutualiste, aux intellectuels et chercheurs ; il doit rendre la parole aux adhérents, entre eux et avec les dirigeants ; moderniser ses pratiques, sur le cumul des mandats, sur l’information interne, sur la formation aux militants, sur le renouvellement ; il doit prendre des décisions claires, retrouver la confrontation d’idées dans la discussion plutôt que le consensus mou entre des postures, synthétisé par la presse..
  • Tout ceci ne passe pas par un congrès de désignation présidentiel dès 2008, un choc Delanoë-Royal, une course aux signatures, la mise en place d’un parti tourné vers le seul objectif présidentiel.
    Cela serait prendre le risque d’un match retour dans deux ans, après de difficiles élections européennes. Il faut donc un premier secrétaire de combat, de travail, de rénovation, qui puisse porter le travail et la voix collectifs sans être dès maintenant positionné en présidentiable.
    Compte-tenu de ce qu’a été l’expérience Ségolène Royal, et ce que nous pouvons lire de la démarche et des propositions autour de Bertrand Delanoë, nous ne nous retrouvons ni dans l’un ni dans l’autre actuellement.

Concrètement, le but est de constituer une contribution commune, autour de Pierre Moscovici, Martine Aubry et Arnaud Montebourg. Il s’agit de bien faire comprendre qu’un nouveau congrès de Rennes doit être évité, qu’il faut travailler le fond et la rénovation concrète du parti. Autour de ceux-ci, ensuite, pourra se dégager une majorité plus large, toujours autour de textes, qui pourrait agréger certains fabiusiens.

Si la dynamique fonctionne, que les militants commencent à avoir peur de l’affrontement annoncé, qu’ils cernent les limites de ce que l’on nous propose dans le duel annoncé par les sondages, alors d’autres nous soutiendront.


Super soirée en tout cas, et belles perspectives.

Encore une fois, beaucoup dépendra des textes, de ce que l’on est capable de batir et de proposer.