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Brèves

février 9, 2009

Supression de la taxe locale ?

« C’est du brutal », comme dirait l’autre.
Je pense que la taxe professionnelle mérite d’être revue assez largement.

Plus largement la fiscalité locale doit être remaniée. Sarkozy avait promis un « grenelle de la fiscalité locale » pour 2009.

Si c’est un premier pas vers une large réforme intelligente, cela peut être une bonne chose.

Reste une question de fond : qui va payer ? Transfert de prélèvement vers les ménages, ou mise en place d’un impôt différent :  taxe carbonne, ou assis sur la consommation ou les revenus…

Enfin, on peut penser que derrière il y a l’idée que la réforme de l’organisation territoriale génèrera des économies.

Donc finalement, la supression de la taxe professionnelle ne signifie pas fin des intercommunalités – il y aura compensation – mais du département. (fusion avec les régions).

Donc derrière une méthode brutale (beaucoup de dirigeants de collectivités locales doivent se faire des cheveux blancs… et cette instabilité juridique permanente génère elle-même des coûts) et peu lisible (on remplace par quoi,qui paye ?..) il y a peut être deux décisions intéressantes et importantes.

J’en viens à un deuxième point :

Sarkozy et le retour de la puissance en politique :

C’est intéressant. Il montre qu’il pense que l’on peut être maître de notre destin. Un retour du pouvoir politique, mais moins idéologique que pragmatique.

Il affirme, sûr de lui, et « l’intendance suivra ». Ainsi, la supression de la publicité à la télévision, la supression du département, la réforme de la fiscalité locale ou l’achèvement de la carte intercommunale sont de vraies décisions politiques. Il ne s’embarasse pas de l’analyse technocratique (qui reste bien sûr fondamentale pour l’accompagnement des décisions). Bien sûr il en est de même sur d’autres sujets ou je ne suis plus du tout d’accord, bouclier fiscal, ou en matière de recherche et d’éducation, etc. Ses choix peuvent être caprices, et derrière (ou plutôt autour) les grandes décisions pragmatiques se nichent souvent des arrières pensées tacticiennes ou des mesures plus, voire très contestables (nomination du directeur de france tv, redécoupage électoral calculé, maîtrise des collectivités locales…)

Bien sûr, penser que l’on peut tout est dangereux. Parfois c’est illusoire, et sur le principe inquiétant. D’autre fois cela génère une différence sensible entre la communication/gesticulation et l’application concrète. Mais à d’autres moments c’est efficace.

Concernant l’opposition, les partis et les manifs :

Beaucoup de choses se passent. Pourquoi j’ai fait grève l’autre jour ? D’une certaine manière il s’agissait pour moi d’un message fort, adressé à nos dirigeants certes, mais aussi à toute la population. Tous nous sommes confrontés à la crise, et par cela doit revenir un sentiment collectif, de conscience commune de ce qui fait société.

Une forme de rite, un mouvement fort, qui en apparence ne change pas grand chose et n’aura pas de réels débouchés car il n’avait pas de mots d’ordres précis, mais qui grave quelque chose dans les esprits qui me paraît important.

Effervescence dans les oppositions : Europe écologie, le NPA… Je trouve ces éclosions intéressantes. Y compris le projet de Mélanchon dans une moindre mesure. Il faut du remouvement…

Au PS, il ya du changement, je le souligne. Bien sûr des prises de positions plus claires, mieux organisées, une parole mieux répartie. Mais aussi je pense un travail qui se met en marche. Sans doute au niveau fédéral comme au niveau national. Tout est loin d’être parfait, mais c’est déjà pas mal. A côté de cela, le coeur profond du parti est toujours malade je pense, asséché;  le renouveau viendra d’ en haut et de par les côtés.

Je pense donc que Martine Aubry s’en sort pas mal. Le rôle de Ségolène, différent, peut également être utile. Les deux me semblent s’améliorer.

Peillon, si sa prise de distance émancipatrice d’avec Ségolène n’est pas que feinte, et DSK représentent mes espoirs cachés pour mon parti… Mais ils ne sont pas les seuls.

Malgré le vent, les nuages surplombent la ville.

PS : logique implacable dans la zone trouble, comment en sortir ?

novembre 24, 2008

Malchance, crise croissante et petites turpitudes…

L’élection au suffrage universel dans un scrutin majoritaire comporte une part de risque et de hasard. Qu’est-ce qui est plus brutal que cette logique implacable, où quelques voix, une seule voix, emportent la décision ?

Qu’est-ce qui est plus incertain que la zone trouble autour de ce seuil ? Des erreurs de bulletins, de comptage, de manipulation, de saisie, des triches isolées, des oublis, des sections en retard et donc invalidées, des blancs litigieux (bulletin froissés, croix raturées, inscriptions de bonne foie sur l’enveloppe pour distinguer le bulletin national du local…), des gens qui n’ont pas pu voter à temps car le bureau de vote était mal indiqué, vote de militants non présentés en section, même s’ils sont à jour de cotisation… ? Tout ça en l’occurence sur 3200 sections !

On arrive donc au paradoxe explosif : Plus on s’approche d’un résultat équilibré, plus les voix litigieuses prennent une valeur considérable, absolue, déterminante. Il y a donc une zone d’ombre, par nature dangereuse, lorsque les électeurs n’arrivent pas à se départager.
Peut être faudrait-il prévoir que plutôt qu’un système binaire, lorsqu’on est dans la marge d’erreur, un candidat de consensus, ou une coalition, doit gouverner ? Cela poserait bien sûr d’autres problèmes dans le cadre de l’élection présidentielle, mais pourrait s’appliquer au PS.

Mais la réflexion peut s’appliquer plus largement : imaginons une élection présidentielle aussi serrée ?

Donc tout d’abord, le médiocre cataclysme actuel se joue sur une malchance incroyable.

Mais il est aggravé par une réelle difficulté, des styles antagonistes, une tensions croissante, une volonté de pouvoir et de domination, une confrontation paranoïaque, la mise en scène de tout ceci par la caricature, la victimisation, la haine parfois… La réaction de Ségolène m’a particulièrement déçue, attiser la paranoïa, la défiance, la haine…

Un drame surjoué qui s’est construit progressivement, implacablement, avec comme ferment les éléments classiques que sont des enjeux de pouvoir opposés, et une différence initiale de style, de vision, exploitée par la posture… Non pas qu’il n’y ait pas de différences, mais…

Où en est-on aujourd’hui ?

D’une part, c’était particulièrement vrai dans l’émission « C dans l’air » ce soir, on associe diagnostic sévère et lucide sur un PS déboussollé, fractionné, fatigué, et nombre de clichés. On entend des adjectifs sévères sur la situation, pas forcément inadéquats : pittoyable, affligeant, navrant, catastrophique, déplorable…

Mais également des analyses un peu faciles, de bon sens, une doxa qui reprend les accusations ségoléniennes : analyse incomplète et sans nuance sur les baronnies, ce que pensent les militants, les jeunes sont derrière Royal, les éléphants contre les militants, le parti contre Royal (alors que Rebsamen…)

Enfin bon, on risque un délitement, une explosion, une extinction du PS… (il ne s’agirait plus alors d’éléphants mais de dinosaures…) Les militants comme les électeurs vont fuir si l’on ne se reprend pas vigoureusement, c’est néfaste pour l’Europe, pour la société et les valeurs que nous devrions défendre.

Maintenant on fait quoi ?

Je ne crois pas en l’histoire que l’on s’est beaucoup racontée sur les deux partis, je ne pense pas que l’enjeux soit un changement fondamental du parti, c’est beaucoup plus complexe. Donc je ne pense pas que ce soit l’une ou l’autre.

Certains proposent que ce ne soit d’ailleurs ni l’une ni l’autre. Ou l’une et l’autre, il faut se retrousser les manches et bosser ensemble… Mais cela nécessite de casser le mythe de la diabolisation…

Donc, activement et rapidement, il faut réagir, si notre instinct de survie politique, si l’on estime que ça vaut la peine, le permet :

Autour d’un « appel à la raison » lancé par des membres de la jeune garde et des vieux sages de différents courants, il faudrait proposer 3 points :

– après examen de toutes les réclamations minutieusement, décider d’un vainqueur. (Revoter parait très dangereux, ubuesque, fatigant et pas très démocratique…)

– compte tenu de la division extrême du parti, appeler à une forme d’unité socialiste, c’est à dire associer le perdant (Aubry flanquée de Peillon, et Hamon porte-parole, un truc comme ça, comme le propose Abadinte), et lancer vigoureusement les conventions de travail associant tout le monde, préparer l’opposition à Sarkozy, mettre en oeuvre la rénovation.

-enfin, appeler à des sanctions sévères contre tout endroit de fraude avérée, il faut faire le ménage… Cela passe aussi par la publication de tous les résultats par section tel qu’ils ont été enregistrés dans les fédérations. Je mettrai en ligne le fichier pour la Haute-Garonne dans les prochains jours.

En conclusion, c’était loin pour moi, mais avec tout ça, on se prend à rêver du grand retour de DSK.

Deuxième tour PS, tendances, résultats, analyses en Haute-Garonne

novembre 21, 2008

Ce soir, très rapidement sans doute, 15 minutes après le début du dépouillement, on en saura déjà beaucoup. En voyant le report qui se seront effectués dans la section, on pourra deviner une tendance nationale : forte dynamique vers Royal, et donc sa victoire; bons reports vers Aubry et donc la sienne. Ou alors, des résultats mitigés, et on peut s’attendre à une longue nuit et à des lendemains obscurs…

C’est bien ce qui c’est produit…

Je vais aller voter. Je ne suis réellement emballé par aucun des choix qui s’offrent à moi, au niveau local comme au niveau national. Pourtant, je ne goute pas spéciallement l’attitude Jospino-hollandiste de l’ambiguité permanente et de l’abstention stratégique.

Martine aura ma voix, malgré l’alliance de plus en plus hétérogène qui la soutien et l’étouffe parfois. Elle porte une vision intéressante, équilibrée et renouvelée, une démarche de dépassement et de travail que j’ai soutenue, malgré ces derniers temps des moments de « démagogie de gauche » comme dit Moscovici, et les soutiens de nombreux repoussoirs à votes… Donc sans illusions folles, mais avec un espoir raisonné, (oui ce sera mieux que Hollande). Et puis surtout il s’agit de choisir entre deux caps, deux personnes, et la comparaison personnelle est à son avantage.
En face il y a un risque, un pari du changement, du jeu de quille, de quelque chose d’autre. C’est tentant, mais cela reste malheureusement trop de l’ordre du fantasme, lorsqu’on entend les propositions ce n’est pas si différent, et le style est lui parfois indigeste, parfois génant (victimisation, mise en scène de clivages artificiels, fausse radicalité ingénue). Elle est déjà en campagne présidentielle.

Au niveau local, il y a Dénard (ACD) contre Ségura (E). Je suis tellement sceptique là aussi. L’opposition à Dénard (pas en tant que personne), à ses soutiens, à la continuité plombée qu’il représente, aux pratiques anciennes (négociations de postes, caricatures…) a construit la motion D. Si c’est la motion légitimiste pilotée par le conseil général et rejointe par les opportunistes et les frileux, je n’en veux pas.
Si c’est la motion renouvelée d’une continuité responsable, capable de changer et de rassembler, pourquoi pas.

Certains, alléchés, l’ont rejoint très vite, avant même hier… Plus la rénovation est pressente, moins elle s’applique à soi, finalement.

Donc même s’il est jeune, s’il a quelques propositions intéressantes, s’il a ouvert le conseil fédéral sur la proposition de Hugues (ce qui justifie son soutien), j’hésite à voter pour lui du bout des doigts, à voter blanc, ou à voter pour Ségura. Elle présente l’avantage du changement plus assumé, porte un projet de rénovation local plus ambitieux, et à l’avantage de ne pas incarner ce que j’estime être les défauts de Ségolène tout en incarnant certaines de ses qualités.
Mais elle aura un conseil fédéral plus hostile, et j’ai toujours peur d’être déçu quand je m’aventure dans la sphère Royal, ses excès, ses incertitudes surtout, y compris dans ce que représentent ses partisans locaux au delà de la « rénovation ». (mot aux mille facettes)

Allez, quelques pronostics, et dès que je rentre, je ne sais pas quand, je met à jour et on saura…

fédé 31 : en bleu le résultat d’hier, en vert les pronos, en rouge les résultats de ce soir et les commentaires.

section :

Hugues Bernard, signataire motion D :17%
Jean-George Lechner signataire motion D: 13%
Sébastien Dénard motions A et C : 44% 64% 62%
Babette Ségura : 26% 36% 38%

département :

Hugues Bernard, signataire de la motion D : 18,3%
Jean-George Lechner, signataire de la motion D : 9,9%
Sébastien Dénard, soutenu par motions A et C : 40,4 % 56% 59,1%
Babette Ségura, motion E : 31,6 % 44% 40,9%

Pronostic premier secrétaire national :

en bleu le résultat d’hier, en vert les pronos, en rouge les résultats de ce soir et les commentaires.

niveau national :

Aubry : 34% 51% 50,5%
Hamon : 23%
Royal : 43% 49% 49,5%

Je pense que le report de Hamon vers Aubry sera assez bon, mais quelques uns resteront chez eux, voire voteront Royal sur des arguments non idéologiques… Mais Aubry va perdre des voix réformistes qui s’étaient portées sur elle. La mobilisation des partisans de Royal encouragés par la médiatisation, la dramatisation, jouera en sa ferveur, je vois moins ça pour Aubry qui a perdu en « pour » et se retrouve « contre » Ségolène. Mais ça devrait passer cependant.

Au niveau fédéral :

Aubry : 30,1% 58% 52,5%
Hamon : 32,7%
Royal : 37,1% 42% 47,5%

Je suis étonné de la différence entre Aubry et Dénard… Une partie significative de la A a donc voté Royal.

Dans ma section :

Aubry : 47, 2% 59% 57,5%
Hamon : 15,3%
Royal : 37,5% 41% 42,5%

Candidats PS : Un choix logique et cohérent est proposé, altéré par de mauvais arguments.

novembre 19, 2008

J’ai vu de nombreuses interventions du congrès de Reims, sur la chaine parlementaire. Au dela des caricatures les gens sont moins faciles à classer. De bons discours, Peillon bien sûr, mais aussi Fabius ou Valls. J’ai vu Martine plus à l’aise mais elle avait été secouée par la performance de Ségolène juste avant, discours parfois suréaliste, mais pas mauvais sur la fin.

Finalement, pas d’alliance, le choix proportionnel sera tranché par le suffrage universel, finalement le scrutin majoritaire que souhaitait Ségolène est là. Il faudra ensuite réussir à articuler la légitimité du vote avec une majorité forcément fragile dans les organes de délibération et d’exécution, quel que soit le vainqueur.

Aujourd’hui, 3 candidats : il me semble que c’est finalement un choix logique et cohérent qui nous est proposé. Chacun incarne une ligne propre dans le parti.

En mai 2008 j’avais analysé les forces en présence au PS. Je maintiens ce diagnostic, je ne m’étais pas trop trompé. Les rénovateurs pragmatiques se retrouvent autour de Ségolène Royal, les reconstructeurs réformistes (ou réformistes politiques) autour de Aubry, et enfin la « gauche du parti », les néo-guesdistes, les lafontainistes et autres radicaux autour de Hamon.

Il y a donc une vraie logique à ces candidatures. Cela aurait presque dû être le choix à faire lors des motions. Mais l’éléments perturbateurs est venu du parasitage par un quatrième groupe identifié alors : les légitimistes conservateurs. En semblant se porter sur Delanoë, ils l’ont, pour une fois, signe encourageant, affaiblis. (bien sûr il y en a dans toutes les motions)

Par contre le jeu de posture est porté par de mauvais arguments :

Je ne suis pas forcément d’accord avec les deux arguments principaux qui sépareraient Aubry de Ségolène : les alliances et un parti de supporteurs. Ce sont pour moi des simplifications qui portent sur des sujets secondaires, même si appuyées sur des visions divergentes. On aura besoin à un moment des voix du centre, n’en faisons pas un enjeux aujourd’hui de notre congrès, et tout le monde est à peu près d’accord sur les modalités.

Quant au parti de militant, il y a une différence entre la conception théorique et la réalité. Quand on voit ce qu’est devenu le PS, dans certains endroits, il est de plus en plus difficile de défendre cette conception du parti de militants, qui est devenu celui de la recherche des postes, de la tactique, d’un parti de militants repliés sur eux-mêmes qui ne parlent qu’aux socialistes et ne combattent que des socialistes… Et de nombreux Ségolénistes que je connais sont de vrais militants.

Donc ce mot d’ordre ne suffit pas si on ne présente pas un projet de rénovation avec.

Idem chez la motion E, tout autant énervant le faux clivage apolitique que tente d’installer Ségolène : les jeunes contre les vieux, le changement contre l’immobilisme. C’est caricatural et insultant… Il y a autour d’elle des pratiques d’un autre âge, et en face une promesse de changement également, le tout est mélé…

Pour autant je ne suis pas dans une logique de choix ultime…

Je ne suis pas dans un manichéisme ou un catastrophisme primaire. De toute façon le parti est dans un tel état qu’un électrochoc est nécessaire, donc même Royal ou Hamon ne serait pas une catastrophe. Rien ne serait pire que l’absence de décision, or les trois candidats incarnent un renouveau.
Certes, Aubry c’est la moindre prise de risque désormais, mais elle doit aussi incarner le changement, sinon cela risque malheureusement de la faire perdre, alors que les gens étouffent…

Maintenant on fait quoi ?

A la fin d’une analyse récente, j’exprimai mes préférences :

-un large regroupement des trois motions réformistes assumées E,D,A, autour d’une personnalité convaincante, comme aurait pu l’être Vincent Peillon

-une alliance AE ou AD, autour d’une personnalité combative, que ce soit Martine Aubry elle-même, Moscovici (s’il n’avait pas choisi si tard ça aurait été mieux) ou encore une autre

Je ne vois pas en effet d’alliance crédible ou cohérente de notre part avec la motion C, et surtout pas dans un front commun basé sur de mauvais arguments. De même je préfererais ne pas avoir à voter pour Ségolène Royal, car c’est aussi l’installer dans un schéma présidentiel…

Donc une candidature Aubry soutenu par Delanoë me va tout à fait.

Si je suis sensible à la volonté rénovatrice, portée plus fort sans doute, et souvent sincèrement, par la motion E, cela ne suffit pas. Il y a des nuances politiques importantes, une vision plus politique et plus économique qui me distinguent de celle-ci.

Par ailleurs un des problèmes qui empêche de toute façon de voter Ségolène est leur attitude passée, et ses déclarations récentes (notre motion est arrivée en tête, on cherche à m’empêcher…) : les Français ont voté pour la candidate PS, ce sont devenu les 17 millions de voix de Ségolène…
Là il en serait pareil : ceux qui pourraient se dire, dans un éventuel second tour, « je choisis Peillon et la rénovation contre un TSS artificiel et conservateur plus que porteur »;or leur choix serait immédiatement dévoyé et comptabilisé parmi les soutiens à la candidature de Ségolène en 2012…

Donc je ne me positionne pas contre un changement, mais pour une ligne assez logique Aubry-Delanoë. Cependant, je pense qu’elle sera encore trop timide sur la rénovation, et donc une alliance avec la E sur un programme de rénovation, de vision du parti, et un candidat de consensus ne m’aurait pas gêné.

Et bien sûr Hugues Bernard au niveau local, pour la motion D et bien au-dela.

Allez Mosco, elle t’attend !

septembre 21, 2008

Commentaire publié sur le blog de Pierre Moscovici, après le message où il pose la question de la suite, déjà près de 700 commentaires !

Une motion, ou une alliance (et laquelle?)

Il y a plusieurs paramètres : (l’alliance avec la motion de gauche radicale du parti étant exclue)

-la cohérence idéologique : sur le fond, difficile de trouver une ligne plus proche que les autres. Chacun des trois agglomère des différences tout en étant réformistes et européens, et Delanoë et Royal ont varié dans leur discours depuis quelques mois.
Pour celle-ci il faudrait oublier quelques errements de la campagne présidentielle et une vision moins politique que pragmatique…

– la vision politique : Delanoë parait le plus présidentialiste désormais, et le plus conservateur (Hollande+Ayrault, c’est terrible…). A éviter me semble-t’il à ce stade.
Ségolène a fait un pas, mais vers un magma consensuel plus que vers une majorité de rénovation profonde.
Aubry semble moins présidentialiste, la démarche est celle qui était partagée par Pierre depuis un moment. Malgré la présence marginale de fabiusiens (recentrés qui plus est) cela me parait être la voie à suivre.

– troisième calcul, stratégique : Moscovici seul va difficilement dépasser les 5% me semble-t-il (vote utile..) Il peut servir de force d’appoint, mais cela peut aussi handicaper Aubry, si de son fait elle n’était pas la première des motions. Lui-même ne souhaite pas encourager la prafmentation des motions.
A jauger..

Je pense que le mieux serait une alliance avec Aubry, car c’est dans la continuité des discussions, car elle le souhaite, car c’est ce que souhaite Besoin de gauche en majorité me semblet-il ! Pierre, n’oublie pas ce point important. (chez SD, même si des débats ont encore lieu, et encore plus chez RM)

C’est aussi l’occasion de peser plus dans cette alliance, de remettre les fabiusiens à leur juste place de partenaires reconstructeurs.

Cela peut lancer une dynamique, réunifier SD, permettre de mettre réellement le parti au travail collectivement, avec la solution la moins présidentialiste.
Pierre peut envisager de diriger les conventions de travail, ou être celui qui dirigera l’organisation de la primaire de désignation. Un rôle important, une garantie pour que le parti ne se fige pas.

Pour lui comme pour nous collectivement, cela me semble la meilleure solution.

Présentation fédérale des contributions à Toulouse : compte rendu de l’intérieur !

septembre 16, 2008

Cette période est quand même intéressante au PS.

Cela ne correspond pas à l’image véhiculée par le parti, par les médias, aux préjugés ou visions parcellaires des uns et des autres.

Et donc non, je n’ai pas peur lorsque je me rend dans une réunion, de prendre une balle perdue. Mieux, en ce moment c’est souvent intéressant, vivant, instructif, encourageant. Cela contraste avec les réunions normales, notamment dans de petites sections où parfois il ne se passe pas grand chose… (j’ai quelques idées là dessus qu’il faudra que je développe un de ces jours) Petit bémol, les camarades qui s’obstinent à fumer dans l’arrière salle à la fédé, c’est assez désagréable, même si c’est de moins en moins répandu.

Donc en ce moment, les contributions sont défendues en section, parfois par un « local », parfois par un « représentant » extérieur à la section, un « gars de la fédé ». Puis il y a des interventions subtilement (ou pas…) subjectives de la salle, avant réponses.

Et on trouve là des logiques politiques, des idées, des analyses, des propositions, des stratégies, des indignations, des incantations, de la fougue. Ca fourmille… Bon il faut aussi parfois se taper de la langue de bois, du discours formaté légitimisto-conservateur,  des orateurs  un  peu mous, d’autres un peu exités, des catalogues à la prévert, des « listes au père Noël » (copyright CV)…

En tout cas en section, 4 motions défendues devant une trentaine de personnes, comme à la fédé, 12 motions devant 150, j’ai assisté à deux débats de qualité, vivants, avec des idées et de la conviction, bien loin de l’image amorphe et déprimée qu’on peut avoir de loin… (ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas un avis critique et sévère sur certains aspects de nous-même)

Interventions royalistes : La nouvelle stratégie a été bien relayée. Un nouveau discours consensuello-hollandiste un peu étonnant venant de désir d’avenir,  » nous sommes majoritairement d’accord, il ne serait pas logique que ceux qui pensent pareil soient sur des motions différentes ». Presque décevant, c’était finallement leur force, de cliver, mais au moins d’apporter quelques idées différentes, de tenter de bousculer. Mais une prestation plutôt réussie.

En section, il subsistait quelques éléments plus intéressants :
élargir notre base aux sympatisants, élargir nos alliances, méthode contributive, internet, décentralisation, non cumul des mandats…

La dite « gauche du PS », est intervenue de manière éclatée, tout en mettant en scène ses rapprochements dolezo-mélanchoniens, hamono-lienemaniens… Filocho-filochiens… On naviguait de manière flagrante entre le discours de Buffet prononcé le jour même, et celui de Besancenot, mais sans la logique de son positionnement, pour la filochienne (avec un beau lapsus un peu inquiétant, au milieu d’une litanie de promesses : « démocratic… euh, démographiquement, c’est possible »)

Un discours plus opérationnel, chez Hamon, « l’offre politique sociale-libérale a amené 13 défaites consécutives en Europe, l’avenir du PS ne doit pas être le passé de la gauche européenne », grand parti de la gauche, le PS n’attire plus notamment les classes populaires… Quelques propositions intéressantes à prendre en compte.

Chez Mélanchon, c’était plus « le nouvel ordre mondial dirigé par les Etats-Unis d’Amérique », les alliances à gauche toute, la traitrise du parti sur le traité de Lisbonne, empêcher la dérive démocrate du PS ». Mais aussi des choses intéressantes : « Parler du fond, c’est parler des ressemblances et des divergences, il faut politiser plutôt que pipoliser le congrès ». Pas mal applaudi par les autres contributions proches de lui quand il a appellé à une motion commune de la gauche du PS, ce que semblent vouloir les militants.

Quelques présentations plus iconoclastes aussi, comme le texte dadaïste de utopia, prestation théâtrale et drôle, avec quelques trâmes de fond importantes, « contre religion de la croissance, de la consommation, contre la valeur travail, pour déconstruire le système capitaliste ». Ou encore le texte transversal, utile et heureusement de plus en plus partagé du pôle écologiste du PS. « une société de connaissance stimulée par le principe de précaution. »

La présentation Besoin de gauche. En section Christophe était plus fidèle à la contribution Moscovici-Montebourg (donc ici Carreiras-Lemorton-Morin notamment), à la fédé Hugues était déjà dans une projection d’un rassemblement plus large.

Ce que j’ai particulièrement apprécié en section, c’est que notre orateur s’est véritablement emparé de l’occasion pour défendre des idées sur le fond de manière exigeante, passionnée, et c’est pas évident dans ce genre d’exercices : non-cumul des mandats, construction politique européenne, égalité réelle, politique économique crédible contre certains lieux communs démago…
Contre l’immobilisme qui a caractérisé ces dernières années notamment au niveau local, contre un présidentialisme vain et stérilisant (personne n’est en position de s’imposer, il y a un congrès de désignation dans trois ans, cela userait le présidentiable dans les conditions actuelles) mais pour un collectif de travail, de remobilisation, de remise en marche pour bien préparer le parti et le futur candidat.

Hugues a prolongé cela, insistant sur la nécessité d’une nouvelle majorité, d’une rupture avec les années Hollande, sur le retard pris. Pour une mise au travail avec des rdv militants pour clarifier nos positions, des possibilités de referendum locaux internes.
Il a insisté sur la régulation nécessaire du marché, estimant que certains camarades étaient allés trop vite sur les vertues de la main invisible. Il a invité à faire de l’égalité réelle un socle de l’ascenseur social, y compris par des mesures proches de la discrimination positive (notamment en matière sociale ou culturelle, donner plus à ceux qui ont moins). Il a enfin appellé à la fin des synthèses molles, mais à la poursuite de l’ouverture de discussions exigeantes, volontaires, novatrices pour une motion élargie sur la base des discussions des reconstructeurs. (RM, Aubry, SD, Fabius, Ligne claire, pôle écologiste)

Beau succès en terme d’applaudissement, sans doute les plus enthousiastes de la soirée, même si une partie récompensait sans doute la gouaille et l’énergie contagieuse de Hugues. [comme il dit, je paye ma cotise, ce n’est pas en plus pour m’emmerder (et emmerder les autres)… Bien sûr les mélanchoniens préfèrent les discours à froid, rationno-rationnels, sérieux et virulents dans le ton car on n’est pas là pour rire… 😉 ]

Les Fabiusiens ont présenté une vision intéressante, à la fois exigeante, fouillée, fournie en idées parfois faciles mais souvent pertinentes. Un recentrage est sensible dans le ton. « L’occident n’est plus qu’un pôle parmi d’autres, libéralisme économique aggrave les déséquilibres, capitalisme financier… » « La sociale-démocratie traditionnelle est en difficulté alors qu’elle a tant apportée ».

Une phrase en forme d’appel ? « Le besoin de gauche est réel ».

Pour Delanoë :

Le représentant de François Hollande, après un discours sans aspérités, ni audace (une soupe consensuelle diraient certains verbes un peu plus tranchants que moi), s’est placé clairement dans l’alliance qui se dessine, par un magnifique lapsus en terminant sa lecture qui a bien fait rire la salle : « Donc voila ce qu’est le programme de Bertrand… euh François » Le mal était fait…

Le représentant de Delanoë a proposé un diagnostic intéressant, comme beaucoup d’autres dans la soirée mais sans doute le mieux présenté, presque à la limite du cours. Analyse, puis catalogue de propositions larges reprises du pacte présidentiel souvent. Vision assez classique qui n’effarouchera pas le ventre mou du parti.

Egalement quelques principes : « La confrontation à la réalité ne doit pas nous faire perdre de vue nos aspirations sociales. Le monde change, nos moyens d’agir doivent changer, dépasser le national. » En section comme en fédé, ils ont affirmé le refus de toute alliance avec le modem. (même si Bertrand est une fois de plus, plus ambigü)

En section la présentation était plus politique, avec des éléments intéressants : « Il ne faut pas un congrès de transition, sans majorité viable, mais un congrès d’action avec une direction opérationnelle. »
« Bertrand Delanoë, lui, a travaillé à La Rochelle, n’était pas dans les lieux où il fallait être vu, c’est une éthique… » Cohérence, clarté, même discours au pouvoir et dans l’opposition… Héritier d’une histoire, de Jospin. Faire respecter les décisions, et refaire des instances des lieux de délibération.

Sans doute les delanoetistes sont-ils un peu décontenancés. Alors qu’au niveau local ils rassemblent sous signature la direction fédérale sortante, la plupart des parlementaires, le maire de Toulouse, la direction du conseil général… ils semblent loin d’avoir la même suprématie chez les militants. Y compris dans leurs rang, la dynamique s’est tassée.

Et lorsque l’autre jour, l’un d’entre eux a laissé échapper dans une discussion informelle, « il serait scandaleux que Pierre Cohen soit minoritaire dans sa propre ville » , les militants ont réagi vivement. Ce n’est sans doute un argument ni pertinent (sinon à quoi bon voter en interne si les élus donnent chacun le la dans leur collectivité) ni bien reçu.

Enfin, pour Martine Aubry, des idées là encore très intéressantes, générales mais articulées autour de propositions (pour beaucoup issues du pacte présidentiel, ou partagées avec d’autres, il y a une cohérence dans le parti) « Une forme de continuité mais aussi une projection vers le XXIeme siècle, citoyenneté, vision du travail tout au long de la vie, pas seulement plus de moyens mais repenser les choses, valeurs socialistes mais désir de vérité et de crédibilité. »

« Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise. » « Réalisme oui, fatalité non… » « Nous, socialistes européens… » Les propositions pour le parti ressemblaient beaucoup à celles de Besoin de gauche : majorité forte de travail, trancher des questions en interne, parti-réseau…

Enfin, ce n’est pas aux sondages de dire qui sera un secrétaire de transition ou pas, le premier secrétaire ne sera pas présidentiable pour l’instant car il a d’abord un autre boulot à réussir, il ne doit pas mettre le parti à sa botte, mais se mettre au service du parti et du collectif.

Quelques points d’analyse :

Quelques points de divergences entre les grandes motions, faut-il présidentialiser ou pas, rejet d’emblée d’une alliance avec le Modem ou pas, des grandes primaires pour choisir le prochain candidat ou pas. Des nuances dans les orientations politiques, dans les propositions concrètes. Des positionnements différents, continuation pour certains, renouveau pour d’autres…

Mais aussi des diagnostics largement partagés, et pas seulement sur l’opposition à Sarkozy, mais aussi sur l’état profond de la société; de nombreuses propositions communes, souvent intéressantes, y compris dans des domaines qui ont fait clivage. Il y a une cohérence, même si l’aile radicale est clairement différenciable de l’aile réformiste, et si dans celle-ci subsistent des différences de conception politique, de vision tactique, de culture et de personnes qui justifient je pense des propositions alternatives.

Sans doute Fabius se situe t-il dans les idées médianes (si on prend les plus clivantes), alors que Aubry est proche du coeur majoritaire potentiel du parti (idées pondérées par le nombre)… Delanoë et Ségolène ont brouillés leur positionnement, et Besoin de gauche incarne le dynamisme prêt à se mobiliser pour rénover.

On voit bien là que le hollandisme est un immobilisme sympatique mais contagieux… Alors qu’il y a quelques mois chacun pouvait incarner un renouveau, maintenant il a sclérosé Delanoë, puis consensualisé Royal…

Finalement le légitimisme que certains anticipaient pourrait être moins fort : les ségoléniens les plus convaincus sont toujours là finalement, on le voit en section, les réactions des incertains sont plus partagées…

Cela laisse une marge à Besoin de Gauche, à Aubry, pour faire respirer le parti, si on sait saisir l’opportunité, si on est exigeants, ouverts, travailleurs et pas seulement comptables et tactiques.

« Le PS va sortir par le haut de ses divisions »

août 31, 2008

Voici une parole de Bertrand Delanoë qui me plait.

Est-ce une espérance, un engagement, une prévision, une prédiction ?

Vu de loin, l’université d’été de La Rochelle semble passablement confuse

J’ai déjà fréquenté le lieu, et je sais que beaucoup de choses se passent aussi à l’intérieur. Il y a des débats d’une grande qualité, des discussions acharnées, des interventions brillantes, des rencontres intéressantes.

Mais, et particulièrement en période de congrès, il y a aussi les salles annexes où l’on réunit ses partisans, les cafés où l’on fait quelques confidences aux journalistes, les restaurants où l’on se montre. (voir les comptes rendus en direct d’Abadinte cette année)

La situation est mouvante, et on ne comprend plus rien. Mais laissons décanter, cinq minutes au four, un peu de fromage et tout devrait passer.

Globalement on peut penser que quatre forces, quatre mouvances incertaines, se confrontent.
Il s’agit là en quelque sorte d’une réactualisation du panorama que j’avais tracé il y a quelques mois, je ne m’étais pas trop trompé. Est-ce que mes scénarios pour la prise du PS sont toujours valables ?

-la mieux identifiée, celle batie autour de Ségolène Royal, qui s’incarne avant tout à travers sa personne. Elle porte une volonté de rénovation certaine des idées comme des structures. Mais cela va parfois trop loin, trop vite, dans tous les sens, cela perd en cohérence, en exigeance… Et cela reste un projet charismatique autour d’une personne, obstinée et combative, mais avec des défauts maintenant connus.

Elle paraît affaiblie, seule, même si elle concerve sans doute un socle de militants fidèles. En Haute-Garonne, je ne pense pas qu’elle joue les premiers rôles.

– Autour de Delanoë se structure un autre groupe. Il a lancé le plus tôt, et de la manière la plus classique, sa préparation. Se présentant comme le rempart anti-Royal, il a agrégé des soutiens nombreux, mais sans réussir à lancer une réelle dynamique victorieuse. Quelques strausskahniens l’ont rejoint, notamment Michel Rocard.

Il fait un candidat sérieux, ambitieux, intéressant. Mais là encore, comment envisager un parti gouverné par un des principaux présidentiable, sans qu’il n’ait de large majorité derrière lui ?
Comme Ségolène, il a le sens de la médiatisation, de la personnalisation. Il a d’ailleurs louvoyé longtemps, avant d’annoncer une décision attendue. (il avait pourtant laissé entendre, au moment de son Zénith, qu’il ne tiendrait ce rôle que si une coalition large le portait)

Par ailleurs, d’autres éléments me laissent plus sceptiques, que ce soit une manière un peu classique de faire de la politique, avec notamment le soutien très tôt de très nombreux dirigeants locaux. Cette tendance à incarner la ligne conservatrice légitimiste, renforcée actuellement par le soutien de Hollande, n’est pas des plus engageante. Quant aux idées, elles sont fournies, solides, mais aussi mouvantes et parfois encore trop ampoulées, calculées, sages.

En Haute-Garonne, il peut être majoritaire, largement au niveau des équipes dirigeantes en tout cas (parlementaires, fédération, conseil général, maire de Toulouse). Cependant une telle avance dans les urnes face aux militants parait peu probable.

Une ligne dite de « gauche du PS » subsiste, mal à l’aise dans ce parti social-démocrate, avec un socle important, mais mal exploité : divisés (Hamon et Emmanuelli ne souhaitent pas de motion avec Mélanchon), ils hésitent entre affirmation et tractation avec Fabius ou Aubry par exemple. Ils portent peu de réponses nouvelles, mais soulèvent des questions intéressantes.

– Enfin, le groupe de ceux qui ne veulent pas, idéologiquement, de Ségolène, ni de la gauche du parti, mais qui ne se reconnaissent pas non plus dans l’alliance autour de Delanoë, soit car ils ont un meilleur candidat, soit par nuance d’idées, soit par refus de la présidentialisation du parti.
Ce groupe, initiallement plutôt « contre », a trouvé une cohérence autour du travail et de la réflexion de Pierre Moscovici d’une part, soutenu par SD et RM, et par la perspective plus large qu’incarne Martine Aubry.

A ceux-là s’agrègent Les grands élus (qui incarnent une dimension territoriale et décentralisatrice à la fois intéressante et à risque) de la Ligne claire, et le pôle écologique, qui viennent d’apporter leur soutien à Perre Moscovici.

Localement, Rénover Maintenant a des bases fortes, et sur Toulouse SD est bien implanté. Avec le regard critique sur la direction actuelle de la fédé, (on peut le lire dans les résultats de la consultation sur les sénatoriales par exemple) cela peut potentiellement être une motion majoritaire.

Il serait dommage que Pierre Moscovici et Martine Aubry n’arrivent pas à s’entendre, mais plus encore que la solution trouvée soit incohérente.

Sans doute sur le fond, (quelle gauche pour demain, dans quelle Europe et quel monde), les uns et les autres ont évolués et on peut construire ensemble. Mais les questions stratégiques posées ne sont pas anodines : présidentialisation du parti, place des fabiusiens, cohérence idéologique (je ne vois pas ce que viendrait faire Hamon dans une motion commune par exemple).

Il serait également dommageable que le courant ne sache pas se réunir, prendre des décisions collectives et les respecter, et qu’au niveau national on ne tienne pas compte des efforts déjà fournis au niveau local.

Il y a des discussons nouvelles, des réflexions de fond intéressantes. Nous sommes à un tournant du parti et de la gauche européenne, et donc on peut sortir des schémas du passé. J’ai donc beaucoup d’espoir en ce bouillonnement, notamment autour de Mosco-Montebourg-Aubry. Fabius pourquoi pas, de manière marginale, si sa nouvelle doctrine est compatible.

Moscovici prend de l’ampleur, il pourrait être un bon premier secrétaire, qui ne préparerait pas les présidentielle pour lui. Alors, sans doute Aubry fairait-elle un plus gros score (mais est-ce le seul objectif d’une motion ?), mais si c’est au prix d’une nouvelle synthèse fourre-tout…

Mais pour l’instant j’avoue ne pas trop comprendre… Nous avons un peu perdu prise sur les évènements, comme si cela se passait maintenant là-haut, dans un combat aérien… Bien sûr nous reprendrons la main au moment du vote, mais d’ici là…

J’écrirai à nouveau dessus lorsque j’y verrai un peu plus clair.