Ni molle ni sectaire, la gauche qui sortira dimanche des urnes

Publié octobre 14, 2011 par chouka
Catégories : Election présidentielle 2012

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Je n’ai pas trop pris le temps ces temps-ci, d’écrire même si j’ai de nombreux articles en tête, sur la crise financière, sur la sécurité, sur le bilan de Pierre Cohen à mi-mandat…

Je n’ai pas non plus pris le temps de militer à nouveau, même s’il est important de s’impliquer. Je suis toujours dans l‘hésitation entre le PS et EELV.
Des choses changent, même au parti socialiste, même en Haute-Garonne. Les primaires sont un beau moment, mais chaque fois que j’envisage de retourner dans ce parti, les souvenirs que j’en ai m’empêchent de franchir le pas. Dans une formation trop sclérosée, peut-on vraiment être utile ? J’ai cependant espoir, et l’impression, que cela commence à bouger. Allez, quand Izard ne sera plus Président du CG…

Ou alors faire le choix d’un nouveau mouvement, que je connais encore peu, plein d’énergies, et qui portent certaines des idées de demain ?

J’ai cependant continué à prendre le temps d’autres implications concrètes dans des activités associatives, important aussi et parfois plus utile.

J’ai aussi pris le temps de suivre la primaire. Aucun candidat ne m’a cependant emballé, enflammé. Je n’ai pas rejoints une équipe, une écurie, un courant. Je me suis trouvé des affinités avec plusieurs. J’ai trouvé dans les propositions, le débat, des choses intéressante. J’ai Hâte d’être en 2012.

Martine Aubry et François Hollande ont proposé des lignes proches, intéressantes, offensives tout en étant crédibles.
FH a mis l’accent sur la jeunesse, la réforme fiscale.
MA s’est disinguée par une position plus offensive sur la nucléaire, l’égalité homme-femme ou le cumul des mandats. Ségolène Royal a porté la mutation écologique et une attention plus forte à la sécurité.
Manuel Valls a défendu un regard intéressant sur les quartiers, qui doivent être remobilisés, valorisés, protégés contre les mafias et les insécurités; il a également mis en avant la laïcité républicaine, et une volonté de crédibilité pour prendre en compte la réduction du déficit nécessaire. Il a également proposé la TVA sociale, qui est une arme importante pour taxer les importations, qui va plus loin que la seule contribution écologique.
Baylet a porté la nécessité de s’appuyer sur le monde économique, un tissu de PME, et a promu des avancées sociétales intéressantes.
Montebourg a également proposé des solutions concrètes à plusieurs dérives, même s’il se retrouve finalement dans une position entre la dénonciation du système et sa sauvegarde.

Tout ceci s’interpénètre largement, et donc fait naturellement synthèse, sauf quelques positions un peu à la marge de Ségolène et Arnaud, parfois la dénonciation trop facile de bouc-émissaire, ou l’affirmations d’objectifs trop lointains pour tenir lieu de propositions.

Je me suis longtemps situé à égale proximité de François Hollande, dont j’appréciais notamment certains soutiens (Moscovici, Filippeti, Peillon, …) et Martine Aubry, femme tenace et dont j’ai plutôt apprécié le mandat de première secrétaire du PS. J’ai cependant voté pour Valls, pour encourager ses propositions innovantes, sa prise en compte de la crise (certains n’ont pas pris en compte la radicalité des changements en cours), trop facilement caricaturés.

Pour le deuxième tour, j’envisageais le vote Aubry.

J’avoue cependant que le débat de mercredi m’a fait hésiter.
Et l’attitude récente de la candidate va sans doute m’entrainer vers un vote inverse : elle a changé de ton pour amadouer une aile plus “gauche tradi”. Or je pense qu’il faut penser le changement avec courage, mais dans l’honnêteté : le volontarisme ne peut pas tout, nous sommes là pour changer la réalité pas pour la remplacer par des illusions. Par ailleurs elle attaque ces derniers jours de manière trop brutale son adversaire, qui est potentiellement le candidat de second tour de la gauche. Elle illustre ainsi malheureusement la réplique de FH : “après des années de droite brutale, je ne veux pas d’une gauche dure, sectaire, mais d’une gauche solide, ambitieuse et responsable” (ou à peu près)

En tous les cas je serai fier du candidat qui sortira, qui ne sera pas parfait, pas idéal, mais qui fera un bon candidat de second tour pour enfin la gauche en 2012.

Sur un banc politique, prendre le temps…

Publié juillet 26, 2011 par chouka
Catégories : Ecologie politique, Election présidentielle 2012, La politique en imaginaire..., Primaires socialistes 2011

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Tout va si vite.

Depuis un moment, j’ai l’impression d’être au volant, départs de vacances, je double, je freine, le paysage change sans cesse, mais je suis  coupé de tout ceci. Dans mon habitacle climatisé, je ne vois que trop tard que tout à changé, l’orage s’est abattu, je ne peux éviter le carambolage.

La route était toute tracée, tout se mettait en place. DSK allait être candidat, sur la base d’un projet de gauche plutôt intéressant, et je pensais m’investir pour le soutenir ; le reste n’était que péripéties.

Il y a eu une première bourasque, avec Fukushima. Moment important, avec des incidences politiques.

Puis la brutale averse, l’ouragan. Toutes les voitures sont retournées : à quelques jours d’être officiellement candidat, DSK se fait piéger, ou se saborde. Tel Zidane en Finale, le coup de boule malheureux répond à l’incitation maligne, et fait perdre son camp. C’est ce que l’on pense tout d’abord.

Le soleil réapparait, la brume s’échappe de l’asphalte. Je m’écarte de cet ensemble figé de métal et de scènes dépassées, le scénario a changé, changeons de DVD. Ou plutôt non, sortons de la route, participons à quelque chose de nouveau. La garrigue humide happe déjà les premiers rayons de soleil, les odeurs sont multiples et apaisantes. Le calme, et le dialogue avec la nature me font du bien.

Un moment de retrait, de respiration politique. Malgré le retrait de DSK, la victoire reste possible, probable, même si ce sera difficile. Que faire ? Au PS, la primaire est lancée. Faut-il choisir, déjà ?

Les deux candidats ont la carrure, l’intelligence, une assise politique. Les deux me satisfont.

Martine Aubry aurait plutôt ma préférence face à François Hollande. J’ai un souvenir mitigé de sa direction du PS durant plusieurs années, même si le referendum européen n’a pas rendu sa tâche facile. Mais rien n’a alors été tranché, le parti s’est plutôt recroquevillé, n’a pas rebondit après le 21 avril 2002. De son côté, Martine Aubry a été choisie sur un projet de rassemblement, et  a réussi à le faire vivre, à remettre le parti au travail, en ordre de marche. Bien sûr l’impérieuse nécessité s’est imposée, tout le monde voulait enfin aller dans la même sens, mais elle était sans doute la bonne personne.

Pour autant je me laisse encore le temps de confirmer mon choix. En effet François Hollande me paraît mieux préparé, ce qui compense son manque d’expérience ministérielle, plus motivé, et il a mieux mis en scène ses soutiens. Le soutien de personnes comme Pierre Moscovici, Didier Migaud, André Vallini ou Aurélie Philippetti me paraît intéressant.

Je m’en remettrai donc à des sujets comme le nucléaire, la lutte contre la délinquance (sur laquelle Manuel Valls dit depuis longtemps des choses intéressantes et structurées), la protection de l’environnement, là où le projet socialiste laisse des marges de manoeuvre, pour trancher.

Il y a donc ce premier vote de la primaire socialiste.

Puis il y a ensuite la campagne elle-même.

Et là encore, mon choix n’est pas fait. J’ajoute en effet à la palette des possibles un vote pour Eva Joly. C’est actuellement la candidate qui m ‘enthousiasme le plus : sa rigueur, son sens de l’éthique, bien sûr sa conscience de la nouvelle société écologique, son parcours.

Pour autant le vote est une alchimie complexe : voter avec son coeur au premier tour n’est possible que si cela ne met pas en péril la présence de la gauche au second tour.

Dans tous les cas il reste de long mois pour analyser et confronter ces candidats, ces programmes… Regardons calmement ce qui peut être fait.

DSK : Stupeur, tremblement, attente…

Publié mai 16, 2011 par chouka
Catégories : Uncategorized

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Que s’est-il passé dans cette chambre entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de ménage qui le met en cause ?

Le pire est toujours possible. Ce serait le syndrome Bertrand Cantat, la terrible déroute, le coup de folie. DSK aurait agressé cette femme, en dehors de toute rationnalité. Cela correspond au récit qu’elle en fait : il sort nu de sa salle de bain et l’agresse.

Ce qui me paraît le plus probable est que cela ne s’est pas passé comme ça. En effet comment imaginer qu’un homme qui se sait très surveillé à un an de la présidentielle, dans un pays rigoriste sur ces histoires, puisse envisager quoi que ce soit ? Même si le succès annoncé lui avait fait perdre toute mesure, et qu’on dit que le pouvoir affûte le désir et la sensation de toute-puissance, il savait qu’il se serait fait attaquer pour un simple clin d’œil à cette femme de chambre.

Par ailleurs l’histoire de la Porsche il y a quelques jours montrait qu’aucun faux pas n’était permis.

Humainement, comme raisonnablement, cette situation paraît peu crédible…

Par ailleurs le déroulé des faits laisse planer un sentiment désagréable : la police new-yorkaise affirme rapidement qu’il était en fuite…

Il s’avère que ce n’était apparemment pas vrai, il aurait quitté son hotel tranquillement, en réglant sa note, pour rejoindre sa fille pour déjeuner. Il est même possible qu’il ait un alibi au moment supposé de l’agression : sa défense indique qu’il a quitté l’hôtel à 11h45, l’accusatrice indiquant s’être fait agresser à 13h. (ou 12h selon les versions)

Par ailleurs il a demandé à son chauffeur d’aller chercher le portable oublié dans sa chambre, c’est comme ça que les policiers ont remonté sa piste pour l’arrêter.

Pourquoi si rapidement la description a-t-elle été à charge ?

Ces éléments font que la probabilité de la réalité de cette accusation sont selon moi très faibles. Il ne peut s’agir d’un « débordement », d’un « incident », d’un « dérapage » : soit il y a coup de folie terrible, soit il y a mensonge de l’accusatrice.

A partir de là il y a 3 évolutions possibles :

-         la découverte rapide d’indices sérieux mettant en cause DSK, voire ses aveux : son acte est terrible et il doit être puni en tant que tel, nos pensées à la victime, la politique française se recompose rapidement en vue des présidentielles… C’est Hiroshima, stupeur et tremblement…

-         Le temps juridique s’impose au détriment du temps politique : les éléments à charge et à décharge se compensent, il n’y a pas d’éléments décisifs dans les jours qui arrivent, de vieux dossiers sont ressortis, des mythomanes en quête de notoriété se déclarent… Atteint dans son honneur, dans sa crédibilité, DSK doit se défendre. Le doute subsistant, il lui est difficile de participer à la primaire socialiste : il n’y va pas, ou s’il estime avoir suffisamment d’indices pour se défendre, et qu’il a l’autorisation de quitter le territoire américain, il y va très affaibli, en parallèle de la procédure judiciaire. C’est plutôt Fukushima, après l’explosion, la lente irradiation sans fin…

-         DSK n’a rien à voir avec cette agression, la contre-attaque juridique et médiatique est couronnée d’un succès rapide, il a un alibi sérieux, la femme de chambre avoue… Il reste dans la partie politique : selon la rapidité et la force de ce retournement, il peut sortir affaibli (déballage de toutes les rumeurs, doute subsistant chez certains…) ou renforcé (compassion, combativité et courage…). Par ailleurs la force du traumatisme a bien montré qu’il était déjà installé pour beaucoup comme le candidat évident de la gauche, voire pour beaucoup comme le prochain Président de la France.

Si le mensonge était avéré, il faudra se démander qui, et pourquoi, a eu intérêt à monter ceci. Le plus probable est l’appât du gain par quelques escrocs. Ou alors des personnes sans scrupule qui auraient intérêt à nuire a DSK, soit s’agissant d’enjeux de pouvoirs interne au FMI, soit de pouvoir politiquo-économique en France.

La catastrophe, le futur, le nucléaire, la politique.

Publié mars 18, 2011 par chouka
Catégories : Ecologie politique, Grandes échéances électorales, Réflexions diverses

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La catastrophe

D’un craquement soudain, le Séisme au Japon a libéré une puissance considérable. Contrairement aux ouragans, il n’a pas de nom. Mais les images tournent en boucle, lancinantes, comme une alarme qui pousse à l’évacuation imossible, hypnotisantes, inquiétantes.
On y voit les secousses, les contorsions du sol, mais surtout la vague terrible, fracassant les côtes à plusieurs centaines de km/h, poussant dans l’intérieur des terres des flots immenses et chargés de débris…

L’onde de choc est mondiale. Certes il y a eu de nombreux tremblements de terres meurtriers, des dévastations terribles, mais cette fois-ci, c’est le coeur du monde technologique qui est touché. Des villes entières ne figurent plus que sur les cartes obsolètes, des milliers de corps sont rejetées par la mer pleine de regrets. Des centaines d’usine ne fonctionnent plus, amats de tôles de haute technologie.

Alors que les constructions avaient remarquablement résistées aux secousses, l’homme a été ramené à sa juste mesure, locataire de la nature.

Alors que les centrales nucléaires s’étaient automatiquement arrêtées, l’homme s’est retrouvé surpris par la vague, choqué de perdre le contrôle.

Le futur

D’une certaine manière cet événement, qui aura sans doute une portée matérielle importante mais pas historique, modifie ma vision du 21eme siècle et au-delà.

Le week-end dernier, j’ai un peu voyagé, je voyais plusieurs futurs possibles, entre Amsterdam, la ville cosmopolite, entre une Allemagne écolo et apaisée, ou les deux visages du Japon, technologique et post-apocalyptique…

Ma vision de l’avenir est nourrie par ma passion des littératures de l’imaginaire et notamment de science-fiction. On peut lire dans le dernier numéro du magazine Bifrost qu’une vision anti-progrès est incompatible avec l’intérêt pour la science-fiction. Pourtant, comme l’indique Jean-Pierre Andrevon dans un récent article dans Libération, c’est une réflexion sur les avenirs possibles, ses potentialités et ses dangers.

Entre les vaisseaux à propulsion atomique et les paysages post-apocaliptique, les différents visages du nucléaire sont présents dans ces projections futuristes.

Le nucléaire

J’ai toujours été favorable à cette technologie, fasciné par cette puissance. En France on rattache ceci à notre fierté technologique, à l’indépendance énergétique, à l’emploi. Ce n’est pas qu’une filière industrielle très influente, c’est un facteur d’identité. Pourtant je n’étais pas dans un milieu nucléophile, dans ma famille, dans mon couple. Depuis quelques années je suis déjà plus prudent. Mais le nucléaire faisait toujours partie du pannel de solution contre la dépendance au pétrôle.

Mais l’accident nucléaire en cours me travaille plus profondément encore. Ce n’est pas seulement la réalisation d’une probabilité infime, la malchance absolue, la catastrophe du millénaire…

C’est la catastrophe de plus, dans un des pays les mieux préparés. Bien loin des promesses utilisées pour vendre le nucléaire : la probabilité d’un accident tous les 25 000 ans disait-on.

Chaque énergie, chaque industrie, chaque choix, peut comporter des risques, que l’on accepte. Mais il y a là une dimension supérieure, quelque chose que l’on ne maîtrise pas vraiment : une puissance énorme, la radioactivité, qui modifie l’environnement de manière pérène et dont les modifications génétiques impactent l’environnement et le génome humain… Potentiellement des zones peuvent être durablement irradiées et condamnées.
Enfin il y a la question des déchets, voire de la prolifération (même si le nucléaire militaire est plus complexe)…

Cela demande beaucoup d’exigence, de prudence. Peut-être que c’est une technologie de liaison, sur laquelle on doit encore faire des recherches. Porteuse d’opportunité, peut-être qu’elle peut être maitrisée de manière sûre, mais le doute gagne.
En tout cas tombe le mythe. Plus largement on constate le manque de transparence, le risque, et les conséquences potentiellement terribles…

La politique

Donc je rejoins Dominique Strauss-Kahn, qui indiquait en 2006, « Nous connaissons les difficultés du nucléaire dans un pays comme le nôtre. Pour y répondre, il faut concentre un effort de recherche massif sur les questions de l’énergie propre. La France a fait dans les années 50 le pari du nucléaire et elle a réussi. Elle doit aujourd’hui faire le pari du post-nucléaire et le réussir“.

Politiquement c’est une des questions sur lesquelles je me distinguais des verts. (Restent quelques questions comme la sécurité sur lesquelles je suis plus ferme)

Plus largement cela renforce la crédibilité des écologistes dans le grand public, clairement, ils ne passent plus dans certains milieux pour des passéïstes peureux mais pour ceux qui disent depuis longtemps ce qui a été confirmé par les faits. Ils ne sont plus en retard, mais en avance.

Cela renforce la cohésion de Europe Ecologie sur le sjet (même Nicolas Hulot est maintenant pour une sortie programmée du nucléaire) et les conditions de négociation avec le PS.

Marginalement on peut se demander si cela aura un impact sur les cantonales. Cela peut faire bouger quelques pourcentages, il y aura quelques personnes plus motivées qui signifieront par un vote Europe Ecologie leur avis sur le nucléaire. Dans un contexte de très forte abstention, cela peut se voir, mais cela ne bouleversera sans doute pas les résultats de ces élections locales. (mais cela peut dans quelques cantons disputés permettre aux écologistes de passer devant et les décrocher).

Affirmons lors des cantonales notre besoin de renouvellement du PS !

Publié mars 7, 2011 par chouka
Catégories : Grandes échéances électorales, La vie socialiste, Politique locale

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Les cantonales approchent.

On n’en parle pas.

Je pourrai reprendre pour ces élections  l’article sur les régionales : alors que les collectivités locales ont de plus en plus de prérogatives, il y a de moins en moins d’enjeux locaux aux élections régionales et cantonales. Les différences entre courants politiques s’appliquent faiblement aux compétences du conseil général, dont les marges de manœuvre sont faibles (compétences obligatoires, marges de manoeuvres faibles sur les taux). Il reste l’impact sur les sénatoriales de manière indirecte, mais là également cela pèse peu face aux municipales.

Les élections majeures sont les présidentielles-législatives, et de plus en plus les européennes et les municipales.

Reste donc un sens politique que l’on peut donner, un message, … Un sondage géant grandeur nature…

Dans un contexte d’abstention massive, des électorats plus mobilisés (écolo ?), portés par une vague du moment (frontistes ?) peuvent en bénéficier. Le PS ne s’en sortira sans doute pas trop mal, avec tous ses sortants cumulards qui parcourent les marchés.

Il y a cependant un risque, que ce parti n’arrive pas à se renouveler, s’installe dans le confort de son hégémonie locale. Le système finit bien par craquer. On voit bien que commencent à être contestées les baronnies étouffantes qui tiennent d’une main de fer des départements entiers : le système Guerini, remis en cause notamment suite au rapport d’Arnaud Montebourg (et à l’emprisonnement de son frère Alexandre Guerini), ou encore ce qu’il s’est passé en Languedoc-Roussillon avec George Frêche, ou même en Ariège.
Même si on tient une fédération, on peut être contesté. (cela parait tellement évident, on a l’impression de parler de certains régimes arabes…)

La Haute-Garonne confirme cette difficulté à se renouveler.

A tel point que cela en devient incompréhensible. Très critiqué, Pierre Izard est à ce poste depuis quasiment aussi longtemps que l’était Ben Ali en Tunisie… Et malgré ses promesses d’arrêter en 2011, il repartirait pour un mandat de présidence supplémentaire…

Donc sauf si le parti vote pour un autre candidat (puisqu’il désigne en interne celui qui présidera le conseil général en cas de victoire), souvenons nous que nous avons des élections libres, servons nous-en lorsque le PS n’arrive pas à se renouveler.
Et car il ne faut pas rester que spectateur, je vais peut être même reprendre ma carte, si on peut pousser de l’intérieur cette carcasse… Il est temps qu’elle fasse sa mue, comme dans certaines fédérations plus avancées, notamment dans l’ouest de la France.

Retraites ambivalentes…

Publié octobre 20, 2010 par chouka
Catégories : Réflexions économiques, Réflexions politique nationale

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Ce mouvement nous raconte beaucoup de choses, sur le pays, sa jeunesse, la vision du travail, sa qualité…

Je suis partagé, perplexe.

En quelques mots :

1/ Sur le fond :

- bien sûr une meilleure réforme est possible. Il aurait fallu que l’allongement soit plus progressif, et prévoir des mesures importantes pour mieux organiser sa sortie du travail, avec des mesures de travail anticipé choisi, avec des aides à l’aménagement des postes de travail, à la reconversion en fin de carrière (un prof fatigué passe aux archives à l’éducation nationale, par exemple). Sur ceux qui ont commencé à travailler tôt, il aurait fallu aller plus loin.D’autres ajustements sur les modes de financement étaient possibles.

Il faudrait même une réforme qui aille plus loin, vers un raprochement des régimes publics et privés par exemple (je suis notamment favorable à l’harmonisation des taux de cotisation prévue par ce projet).

- par contre sur les financements alternatifs, je suis septique : pour moi si 40 M d’euros peuvent être levés par de l’imposition (le principe ne me gène pas), nous en aurons besoin ailleurs, pour des politiques de gauche sur la recherche, l’éducation, la justice ou la sécurité. Sans parler de la dépendance par exemple.

Et il y a un contexte international, en dehors de la crise actuelle qui ne fait qu’accélérer les enjeux, que sont les rééquilibrages planétaires en cours, avec quelques décennies tendues je pense, qui nous contraint sur les marges de manœuvre financières. C’est un point “capital”…

Car par ailleurs il n’est pas tout à fait exact de dire que mécaniquement une hausse de la durée d’activité entraîne une augmentation du chômage des jeunes ou des vieux, tant le choc démographique jouera tout de même, et que ce n’est pas ce qui a été constaté dans les autres pays : plus les gens peuvent partir tard, plus ils sont employables longtemps au yeux des entreprises.

- par ailleurs cela fait des décennies que l’on avance péniblement sur ce dossier. Mettre un coup d’arrêt à la réforme (plutôt que de l’amender) est un mauvais signal sur la capacité à réformer le pays, or c’est ce que l’on entend de plus en plus dans certains mots d’ordres actuels, qui ne sont pas forcément ceux de la cfdt ou du PS officiellement.

2/ Sur la forme :

- nous sommes à 18 mois d’une échéance présidentielle, et pour les axes politiques je crois en la mobilisation électorale, représentative ou directe, plutôt qu’au comptage par les sondages et la rue, cela me parait plus sain.

- Les manifestations sont importantes à un moment pour mobiliser l’opinion, politiser le débat, faire naître une conscience collective. Ainsi la mobilisation a permis quelques améliorations du texte, c’est important, et à mettre la question à l’ordre du jour des prochaines élections, mais pour moi il n’y a aucune légitimité à demander le retrait du projet.

- que les jeunes s’impliquent est une bonne chose. Ils peuvent manifester, réfléchir, discuter, et plus tard voter. Par contre je ne trouve pas pertinent le concept de grève au lycée ou à la fac.  J’ai eu cette expérience, c’est un moment exaltant, et parfois de manipulation de la part de syndicats étudiants très “professionnels”. Ah, les blocages votés en AG, de grands moments…

- Donc je ne souhaite pas entrer dans un rapport de force physique, ni dans le blocage du pays, qui est pour moi un abus de pouvoir de ceux qui le pratiquent, que je ne comprend pas et ne soutiens pas.

- Par ailleurs politiquement cela peut bénéficier au gouvernement, j’en suis persuadé au bout d’un moment, en raffermissant sa base électorale notamment centriste, ou sensible à l’ordre. Même si une majorité de l’opinion soutient le mouvement, cela ne fait pas une majorité des électeurs potentiels, car malheureusement certaines catégories de la population votent moins que d’autres.

Donc voila, continuons à réfléchir.

:-)


Notre place dans le nouvel ordre mondial : quelle politique industrielle ?

Publié septembre 12, 2010 par chouka
Catégories : Réflexions économiques, Socialisme et démocratie

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Après la très intéressante conférence à laquelle j’ai assisté aujourd’hui, beaucoup de réflexions se sont emboîtées pour en venir sur cette question de fond.

Stéphane Israel, membre de la fondation Terra-Nova, qui a produit récemment une note sur la politique industrielle, est venu exposer. Joël Carreiras était également à la tribune, ainsi qu’un chef local d’une PME internationale dont je n’ai pas noté le nom.
Cette conférence était organisée par Socialisme et Démocratie 31.

Par ailleurs il y a eu plus d’une heure d’échanges avec la salle, très riche.

Voici une forme de compte-rendu, augmenté de mes réflexions personnelles.

I Le diagnostic :

L’industrie est un pillier de l’économie:

- L’idée d’économie “post-industrielle”, sans usines, ne tient pas sauf dans certains cas de spécialisation particulières. Pour l’intervenant, au contraire il n’y a pas de croissance sans usines. Les services sont souvent des services à l’industrie, et c’est dans ce secteur que se trouvent les qualifications et les rémunérations les plus élevés.

- L’idée d’une politique industrielle serait dépassée, inefficace. Or dans les faits le soutien public à l’industrie paraît toujours essentiel. De manière indirecte (systèmes de formation, réglementations économiques et sociales) ou plus directes : avances ou garanties d’emprunts, grands projets, commandes militaires…

Constat :

Une phase de rééquilibrage mondial, de désoccidentalisation de l’économie est en cours.

Ces dernières décennies, des destructions importantes d”emplois ont eu lieu dans certains secteurs dans tous les pays occidentaux. Plus généralement on assiste à un basculement vers les pays émergents : ce ne sont plus seulement les ateliers du monde, ils passent progressivement à une maîtrise plus complète de la chaîne, de la faible qualification à la haute technologie.

En Europe, la comparaison Allemagne-France est instructive et montre que des améliorations importantes sont possibles lorsqu’une stratégie assumée est mise en oeuvre.

L’Allemagne a conservé une part de l’emploi dans l’industrie bien plus importante que la France. Elle est un champion européen de l’exportation, et bien qu’ayant perdu le titre de 1er exportateur mondial, elle n’a pas perdu d’emplois.

Pour l’instant l’Allemagne profite plutôt du nouvel ordre mondial, en étant un fournisseur important des pays émergents, notamment en machines-outils. Cela soumet la France à une double contrainte : celle des pays émergents sur la compétitivité coût, et celle de l’Allemagne sur les produits plus complexes et qualitatifs.

Par ailleurs là où la France n’a pas vraiment dessiné une politique industrielle cohérente depuis 20 ans, l’Allemagne a pris des décisions fortes pour renforcer sa compétitivité :

- soutien d’un tissu local de grosses PME dynamiques à l’exportation, ces entreprises intermédiaires qui manquent à la France qui a souvent privilégié un soutien aux grands groupes. (soutien assuré par les Länder et les banques régionnales) Existence d’un capitalisme patrimonial fort, moins sensible à la financiarisation.

- spécialisation de long terme dans le haut de gamme, dans les machines-outils et les services à l’industrie, qui a par ailleurs permis de construire une image de marque du “made in Germany”

Ceci est passé par la mise en place de filières techniques fortes, des filières d’aprentissage d’excellence, technologiques et industrielles. Il y a une valorisation de l’industrie, du travail, de l’usine, voire de l’esprit d’entreprendre, plus forte qu’en France.
Cette importance du technique se retrouve dans les postes de direction, où la progression interne des carrières, y compris vers les postes de direction, est fréquente, là où en France existe un “marché” des cadres supérieurs issus des grandes écoles, voire de cabinets ministériels ou d’entreprises publiques.

- un pacte social renouvelé qui permet d’appliquer des décisions fortes dans une forme de consensus. Le système syndical Allemand, que j’ai déjà eu l’occasion d’étudier, plus massif, plus unis, est dans une relation plus mature avec le patronat. Ainsi les grands objectifs réformistes ont été acceptés, malgré les contraintes fortes que les salariés ont dû accepter. Il y a notamment eu de nombreuses délocalisations “par segments” des approvisionnements, en Europe de l’Est proche, alors que l’assemblage est conservé en Allemagne.

Par ailleurs les Allemands ont accepté un gel des salaires pendant la décennies 2000, qui a relativement diminué le coût du travail.

- Enfin, des décisions politiques fortes ont été prises, depuis le gouvernement Schröder, notamment l’instauration de ce qui est maladroitement appelé ” TVA sociale”, qui permet aux importations de participer à la solidarité nationale tout en diminuant le coût du travail pour les exportations, mais également des diminutions de prestations sociales pour diminuer les charges patronales.

Enfin, l’Allemagne a mise en oeuvre, mieux que ses partenaires européens, l’agenda de Lisbonne, en augmentant fortement ses investissements en Recherche et Développement notamment.

Cependant, les compressions salariales en Allemagne ne dureront pas, les salariés veulent légitimement recevoir les fruits de leurs efforts. Par ailleurs ils ont payé la faible consommation intérieure par une croissance molle.

La France a avancé sur certains sujets, sur les pôles de compétitivité, même si trop dispersés par exemple, mais est assez loin de l’Allemagne.

Le passage aux 35 heures est revenus plusieurs fois dans le débat. Cela a pu apparaître comme une solution de court terme contre le chômage. Cela a été financé par des allègements de cotisations sociales (et donc du déficit public) et a permis des gains de productivité importants en refondant les organisations du travail.

Mais une fois ces deux supports progressivement retirés, il reste que les 35h pèsent sur le coût du travail, et sur la philosophie du travail en France, qui est vu plus négativement que dans les autres pays (ceci est d’ailleurs illustré par le débat actuel sur les retraites). En tant que réforme de société cette réforme a permis de dégager du temps libre, mais a également pesé sur la compétitivité des entreprises à moyen terme.
Aujourd’hui la défiscalisation des heures supplémentaires a atténué ce coût, tout en introduisant de nouveaux effets indésirables.

Sur la décennie 2000, le coût du travail en Allemagne a progressé de moins de 3%, contre 17% en France, pour arriver à une situation similaire. Déjà que l’Allemagne est moins exposée à la compétitivité prix, elle renforce sa position, principalement face aux autres pays européens.


En France, la situation particulière de Midi-Pyrénées
:

Notre région a un taux d’industrialisation, et un investissement dans la recherche plus élevé que la moyenne nationale.

L’organisation en clusters, les pôles de compétitivités, les rapprochements entre formation et entrerises, entre recherches publiques et privées, le soutien des collectivités locales, sont plus efficaces qu’ailleurs dans le pays.
La plus grande part de la valeur ajoutée créée à l’exportation en France est issue des industries de Midi-Pyrénées.

Cependant même ici, la situation n’est pas sereine. Même dans les secteurs de pointe, les grands groupes exercent une pression considérable sur leurs co-traitants, qui conduit à des relocalisations en Inde ou au Magreb. Tant que cela est maîtrisé, fait partie d’une stratégie, cela n’est pas dangereux.

Mais l’amélioration de nombreux éléments doit être impulsée.


II/ Quelques solutions à mettre en oeuvre pour une politique industrielle :

Les exemple allemands et de Midi-Pyrénées dessinent quelques solutions à mettre en oeuvre :

- Développer l’enseignement technologique et industriel, favoriser la recherche et développement. Rapprocher le public et le privé, et les enseignements de leurs applications concrètes productives

- Développer la compétitivité “par le haut”, politiques territoriales de compétitivité (renforcer les pôles de compétitivité, les clusters, ..)

- Mise en place d’une TVA sociale dans le cadre d’une réforme sociale d’ensemble juste, faire participer tous les revenus.

- Etre attentif à maîtriser le coût du travail,

- Réorganiser un consensus social, pour mettre en oeuvre des politiques de flex-sécurité,

- Rééquilibrer les aspirations, réintroduire , réenseigner le goût d’entreprendre, la prise de risque, la valeur travail

Au-delà, d’autres modifications plus structurelles doivent être impulsées, qui ne dépendent pas que du niveau national :

- Réguler le capitalisme financier : déliquéfier l’économie financière (lier droit de vote des actions et durée de portage, taxer fortement les stocks options qui rendent le manager actionnaire), favoriser les investissements productifs par rapport aux dividendes, voire faire évoluer les règles des SA, créer un type de sociétés plus adaptée, moins sensible à une pression d’un actionnariat instable.

Bien sûr la solution passera par une encore balbutiante régulation régionale et internationale ( reprise en main des normes de comptabilité aujourd’hui largement fixées par des régulateurs privés, pression internationale sur les paradis fiscaux, règlementation de certaines pratiques autour des produits financiers dérivés), le FMI y aura son rôle, comme l’expose DSK, sa tâche est ardue mais importante.

- Au niveau Européen, mise en oeuvre de grands projets, nouvelles politiques de la politique de concurrence (qui empêche la construction de champions europés ou limite les aides d’état parfois excessivement)

Une réflexion plus large sur le libre-échange actuel doit cependant être menée, notamment car les règles environnementales et sociales ne sont pas les mêmes dans d’autres régions du monde. (vers un “juste-échange”)Une politique de change plus active pourrait également être envisagée. (question complexe en pratique, évidemment…)

III L’ Analyse du point de vue international suscite cependant des inquiétudes : un déclassement de nos industries, et au delà de nos économies occidentales, est-il inévitable ?

Si notre voisin est certes mieux armé pour la reprise, et pour les décennies à venir concernant son industrie, est-ce que cette résistance de l’industrie allemande n’est pas que temporaire, et destinée à plier face à la montée en régime de l’Inde et de la Chine notamment ?

Ainsi, lorsque la Chine fabriquera elle-même ses machines-outils, ses produits high-tech, la compétitivité prix retrouvera une place essentielle. De références, les industries allemandes deviendront des concurrents parmis d’autres, soumis à un taux de change et à des pratiques concurrentielles défavorables.

Plus largement, autant un marché intérieur, même industriel pourra toujours exister, autant l’exportation deviendra de plus en plus difficile. Notamment si les coûts de transports augmentent.

Sans changement des règles fondamentales du commerce mondial, que sont des taux de change déséquilibrés face aux pays émergents, et un libéralisme excessif que l’Union Européenne est la seule à s’imposer, ma crainte est qu’il y ait une fuite progressive de richesses (dans les créations de richesses et d’emploi, de moins en moins seraient générées par l’Europe) vers les pays émergents. Nos pays vivent sur un stock conséquent qui se réinvestit en permanence  dans l’économie de proximité, dans les services, dans la puissance publique. Il y a une forme d’inertie qui décale la perception du danger. C’est pourquoi il ne faut pas être naïf.

Bien sûr j’ai mis l’accent sur une inquiétude, qui est plus une question qu’une affirmation. Il y a aussi des atouts, des investissements étrangers, des secteurs de pointe et des réussites dans les nouvelles technologies, des services publics performants.

Cependant, si ces inquiétudes sont avérées, je vois 3 scénarios possibles :
- si rien n’est fait, les tendances actuelles se prolongent, et il faut s’attendre à 50 ans difficile pour les pays occidentaux non préparés, jusqu’à ce que les pays émergents progressivement soient confrontés aux changements endogènes (généralisations de revendications sociales et sociétales, vieillissement de leurs populations, prises en compte contrainte ou choisie du développement durable)

- Si les états occidentaux ne se résignent pas, à l’image de l’Allemagne, et se mobilisent, mais sans que les règles internationales névoluent, ils pourront retarder l’échéance. Au prix d’une  concurrence interne plus forte et de quelques sacrifices, les pays les mieux préparés  connaitront quelques décennies difficiles, mais moins longtemps et moins durement que dans le premier scénario

- Enfin, un scénario de réorganisation maîtrisée du monde passe par des efforts internes, mais aussi une forme de protection : pour contrer le dumping social, fiscal, pour assumer un choix de société éco-responsable, sans doute faut-il accepter de protéger son industrie, de rétablir des équilibres (taux de change, tva communautaire écologique et sociale, renforcement de ces règles au sein de l’OMC…)

De nombreuses solutions existent pour améliorer la politique industrielle, certaines inspirées de ce qui a pu se faire en Allemagne. Cependant, sans une réorientations des règles du jeu international, seront-elles suffisantes ?

Régionales : des surprises sont-elles encore possible ?

Publié mars 11, 2010 par chouka
Catégories : Ecologie politique, Elections régionales mars 2010

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Aaah, les sondages.

Petit à petit, ils construisent leur nid, et parfois on peut avoir l’impression que tout est dit, que tout est fait.

Ils ont également un rôle dans la mobilisation des électeurs, dans les dynamiques de campagne. Sans les sondages les campagnes électorales seraient différentes, mais peut être aussi les résultats.

Enfin, ils ont un rôle important dans l’interprétation des résultats. Si dimanche soir l’UMP fait 35%, ce sera objectivement pas très bon (même niveau qu’aux dernières régionales, avec moins de réserves), mais plus que les estimations, donc vu comme un succès.


Bref, malgré ces sondages, des surprises sont-elles encore possibles ? Quels paramètres jouent dans la cristallisation des choix dans les derniers jours, que peut-il se passer dans l’entre deux tours ?

D’abord, pour le premier tour :

Les sondages se suivent chaque jour, ils dessinent des tendances. Ainsi les 4 derniers parus montrent plutôt une progression d’Europe Ecologie, du Front de gauche dans une moindre mesure, et une stabilisation du PS et de l’UMP.

La surprise par rapport aux sondages peut venir de plusieurs facteurs :

- la photo instantanée prise par les sondages souffre de quelques défauts : c’est possible. Il n’est en effet pas évident d’avoir un panel représentatif, alors que de nombreuses personnes refusent de répondre (et notamment les moins intéressées). Par ailleurs les instituts corrigent les résultats bruts pour tenir compte de la participation des uns et des autres… Globalement la tendance est sans doute bonne, mais une erreur d’analyse de 2 ou 3 points peut dans certaines régions tout changer, faire passer Europe Ecologie devant le PS par exemple, ou qualifier le FN pour le second tour.
Pour l’instant, par exemple, le score national d’Europe Ecologie semble minoré par rapport à la somme des sondages régionaux. Il y a sans doute une explication, mais cela peut venir d’une correction différente des résultats.

- la photo est exacte, et les tendances vont se poursuivre : dans ce cas, la surprise n’est qu’à moitié. Ainsi la remontée actuelle des écologistes peut les faire passer devant le PS en Alsace. Mais l’interprétation peut aussi être faussée. Par exemple ces derniers sondages qui montrent une forte progression en Rhone-Alpe et en Ile de France, et une légère progression en PACA, portent sur des régions urbaines, et parfois il peut y avoir des tendances divergentes entre grands centres urbains et régions plus rurales.

- la photo est exacte, mais des évolutions vont avoir lieu, car les mobilisations des  électeurs de chaque parti, ainsi que le choix final des incertains peuvent tout changer. Les sondages montrent que l’électorat EE est moins certains de son vote, alors qu’il est plus participationniste. Si la tendance se maintien, elle ferra le plein. Mais il y a tout de même une fragilité de son électorat, plus volatile, pas encore installé dans un automatisme.

- d’ici le vote, la campagne, des évènements, influencent les électeurs qui changent d’avis ou de comportement.
Le seul fait évoqué pour l’instant est un peu ridicule : certains dirigeants du PS se sont plaint de la diffusion d’Ushuaïa, sur l’slande, la veille du vote. Pour moi l’impact d’un documentaire comme celui-ci est très faible. Le PS devrait plutôt faire de la politique plutôt que de la polémique contre ses alliés verts (et néamoins concurrents). D’autant que l’on constate que l’augmentation d’Europe Ecologie au premier tour bénéficie à la gauche au second.

Donc d’ici au vote, il peut se passer des choses, des tendances en cours, des regains de mobilisation à droite après un mouvement d’humeur dans les sondages, ou au contraire une démobilisation face à une situation vue comme jouée d’avance…

Cela ne devrait pas changer profondément le résultat global, mais peut avoir un impact local important ici ou là.

Entre les deux tours :

Au soir du premier tour, on pourra penser que beaucoup sera fait, notamment si la différence est grande.
Pourtant rien n’est fait jusqu’au jour du vote. Souvenons nous des dernières législatives : une UMP ultra-dominante à l’issue du premier tour. Le résultat annoncé, ainsi que la polémique sur la TVA sociale, ont démobilisé à droite pour le second, qui s’est presque transformée en victoire de la gauche.

D’autant que cette fois-ci, la droite a choisi une stratégie risquée d’union au premier tour. Elle espère en bénéficier au second.

- Donc soit la dynamique de premier tour, avec une gauche largement en tête, emporte tout, les tractations se passent plutôt bien et cela participe à la victoire, les pertes sont minimes.

- soit l’UMP fait une bonne campagne d’entre deux tour, montrant son unité, attisant les rivalités de personne et de fond à gauche. A gauche, objectivement il y aura sans doute des difficultés : le PS, qui ambitionne un Grand Chelem, qui a de nombreux élus et apparatchifs, ou collaborateurs d’élus à placer, ainsi que des personnes de chaque courants, acceptera t-il de fusionner au pourcentage de premier tour avec Europe Ecologie et le Front de gauche ? Acceptera t-il de se retirer au profit d’EE en Alsace  ? Par ailleurs il n’y a pas que les places, il y a aussi les programmes, où objectivement un accord sera souvent possible, mais parfois au niveau local il peut y avoir des difficultés, notamment lorsque les listes ont artificiellement cherché à se distinguer. (alors qu’il y a assez peu d’enjeux réels…)

Les stratégies seront-elles nationales ? Martin Malvy sera t-il obligé de fusionner, malgré sa volonté un peu arrogante de ne pas céder ? Europe Ecologie doit-il envisager de se maintenir au second tour dans quelques régions, y compris au risque de faire passer l’UMP ? Quels programmes sortiront des négociations ? Le risque de voir toutes les régions à gauche risque t-il de remobiliser à droite ? Voici quelques enjeux de l’entre deux tours.

L’occasion d’un message politique plus que de réels enjeux locaux ?

Publié mars 7, 2010 par chouka
Catégories : Elections régionales mars 2010

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La campagne se passe mollement.

Souvent les débats ne portent que marginallement sur les compétences régionales.
On évoque des sujets annexes, on greffe la sécurité ou le logement sur les compétences régionales.

Mais faut-il critiquer les partis et les médias pour ceci ?

Y a t-il réellement des enjeux régionaux à ces élections ?

Actuellement les régions ont des compétences importantes mais consensuelles : gestion patrimoniale des lycées, des transports régionaux, de la formation, en partie du développement économique et de l’aménagement du territoire, environnement.
Ensuite il y a une clause générale de compétence, qui permet à la région d’intervenir dans tous les domaines sur des projets d’intérêt

Déjà aujourd’hui sur ces compétences les pratiques comme les propositions des différents partis sont similaires.
La principale compétence “clivante” est celle autour de la compétence développement durable
– protection de l’environnement, notamment lorsqu’elle comprend les transports (particulièrement en Ile de France, où cette compétence est renforcée).

La réforme territoriale en cours diminue encore la marge de manoeuvre des prochains conseils de région, et ceci par deux mécanismes :

- la réforme fiscale en cours hôte à la Région un de ses principaux outils : elle n’aura plus de taux à voter à partir de 2012. Son autonomie financière sera sans doute assurée, mais elle n’aura plus d’autonomie fiscale. C’était pourtant un des choix principaux : augmenter la fiscalité pour proposer plus de services publics, ou pas.

- la clause générale de compétence des régions et départements, qu’il est envisagé de supprimer.

Conséquences politiques :

- Il y a, de manière annexe mais non négligeable, un impact sur les sénatoriales.
- Mais sinon pour ces régionales, l’impact est donc principalement un message politique. Rejet de la politique nationale d’une part, mais aussi recomposition de la gauche par exemple. C’est sans doute le moment de marquer l’exaspération de certains électeurs de gauche fasse à un PS amorphe, ballotté favorablement par les flots de l’anti-sarkozysme, souvent conservateur, étouffé par sa structuration interne, le poid des élus… Et donc de favoriser l’émergence à gauche d’une vrai force écologique et progressiste responsable. (A terme, une formation commune sera sans doute nécessaire)

- si finalement seul le message compte, il ne serait pas inenvisageable que Europe Ecologie refuse de soutenir le PS dans certaines région, lorsqu’il n’y a pas de proposition respectueuse, en nombre de place comme sur le programme, même si cela risque de faire gagner la droite (vu que concrètement cela ne change pas grand chose)

Bien sûr l’idéal serait que la règle de fusion au deuxième tour entre les listes PS et Europe Ecologie s’applique, en prenant les pourcentages du premier tour comme base de répartition, et qu’un partenariat efficace et respectueux se développe pour la mandature.

Conclusion :

Des compétences faibles, plutôt consensuelles, et plus de possibilités de voter les taux : contrairement aux municipales ou aux européennes, l’impact réel de ces élections régionales est quasi-nul.

Les conséquences sont donc d’ordre politicienne, de l’ordre du symbole et du message. C’est dans ce cadre que se joue la recomposition ou au moins les changements à gauche.

D’une certaine manière, les élections cantonales seront confrontées à la même perte de sens. Cela rendra d’autant plus pressante la réunion des régions et des départements, par la mise en place de conseillers territoriaux. Les conseils territoriaux retrouveront une marge de manoeuvre, la possibilité de choix, qu’ils n’ont plus aujourd’hui. La logique politique et institutionnelle sera alors à aller plus loin, vers une fusion de ces deux types de collectivités.

Analyse politique des élections régionales apparemment lancées…

Publié février 13, 2010 par chouka
Catégories : Ecologie politique, Elections régionales mars 2010

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Les élections régionales s’approchent vraiment.

J’ai envie de me prêter au jeu des pronostics tout en présentant quelques analyses rapides.

Quel est l’état des lieux ?

- un rejet important du gouvernement

- une indifférence positive sur les bilans des sortants

- une élection peu mobilisatrice

Pour faire une analyse politique après l’élection, chacun prendra ses critères, pour montrer que l’autre a subi un échec. Donc il faudra dissocier la réussite médiatique au soir de l’élection de la réussite électorale.

Martine Aubry a ainsi pris un risque en envisageant un Grand Chelem illusoire.

Il faudra regarder les niveau de chaque formation par rapport aux dernières élections régionales, par rapport aux autres élections, les variations en nombre de conseillers, et les présidents de région. Une ou deux régions gagnées par l’UMP ne signifieraient pas grand chose, sinon mettre en lumière le faux-pas un peu arrogant de Martine.

J’aurai au moins préféré qu’elle parle d’un Grand Chelem de la gauche, laissant ainsi ouverte des possibilités de négociations pour le second tour, et ne laissant pas cette légère amertume de volonté hégémonique d’un parti pourtant bien malade.

Les dynamiques en cours :

Le PS a plutôt rebondi, après avoir effleuré le fond. Face aux déçus du gouvernement, une plus grande discipline de ses dirigeants l’ont rendu plus audible, et Martine Aubry a pris un peu de carrure. Il redevient une alternative possible, notamment par Dominique Strauss-Kahn.

Il bénéficie enfin de son ancrage local, et d’avoir des sortants dans cette élection de mi-mandat difficile pour la droite. Souvent les bilans sont bons et biens perçus.
Cependant sa bonne forme sondagière actuelle ne va pas mécaniquement se refléter dans les urnes. Il n’y a pas de dynamique, ni de grosses mobilisation, l’abstention de son électorat lassé par le PS sera élevée. Malgré un bon bilan, une appréciation mitigée sur le parti lui-même alliée à une victoire prévue d’avance peuvent aussi inciter les électeurs à se dispercer, comme lors de la présidentielle en 2002.

Les écologistes restent à des niveaux élevés, et historiques. Ils ne seront sans doute pas au niveau des européennes, mais peuvent faire de très beaux scores dans quelques régions, s’implanter, peser dans les négociations d’entre deux tours, et donc ensuite dans la gestion des mandats. Ils peuvent éventuellement représenter la gauche au second tour dans quelques régions où le PS est en difficulté (Alsace, Languedoc-Roussillon…)

Ils ont su faire des listes à la fois diversifiée, représentant les divers courants écologistes, citoyens, sociaux, tout en faisant apparaître quelques figures de proue plus médiatiques, plus généralistes. Il n’est pas interdit d’avoir du sens politique pour défendre ses valeurs, ce qui a pu manquer souvent aux verts.

La gauche radicale se cherche, dans des niveaux plutôt bas, avec un front de gauche qui pourra faire des scores suffisants pour peser sans plus.

La droite est dans une situation difficile, avec de basses côtes de popularité. Elle ne peut pas espérer de vague bleue. Cependant elle peut espérer faire un peu moins pire que ne le laissent penser les sondages, en remobilisant grâce notamment au thème de la sécurité qui revient fort. Le silence actuel de Nicolas Sarkozy sur la mobilisation sécuritaire dans certains collèges me laisse penser qu’il laisse monter la pression pour réaffirmer bientôt sa préoccupation pour la sécurité par un geste fort. Par ailleurs la côte de popularité de Fillon remonte. L’abstention de son électorat est son souci.

Mais elle est dans une situation assez favorableme politiquement, avec moins de triangulaires avec l’extrême droite qu’il y a 6 ans, et pas grand chose à perdre.

Les pronostics :

Une fois tenu compte de tout ceci, on peut se risquer à quelques pronostics. Mais je respecte trop la démocratie pour en faire une vérité. Par leur libre arbitre, les électeurs peuvent tout chambouler. Il peut également se passer encore des choses.

Midi-Pyrénées :

Je mets une prévision, avec entre parenthèse le score il y a 6 ans.

FN : 7.8 (11.8)

Majorité  présidentielle : 26.8 (UMP était à 19)

Modem : 4.5 (UDF était à 10.15 mais ce n’est pas tout à fait pareil)

PS : 31.1 (41.1 avec le PC)

Europe Ecologie : 13.8 (8 pour les verts avec des alternatifs)

Front de gauche : 7.1 (le PC était avec le PS)

Extrême gauche : 5.2 (4.9)

National :

Sans doute que l’Alsace restera à droite, même si la bonne surprise serait, comme un sondage le laisse apparaître, qu’elle bascule à gauche vers Europe Ecologie. Je pense que 2 autres régions en métropole pourraient au contraire basculer à droite parmi les plusieurs où la gauche avait été élue de justesse grâce à une triangulaire. Quant à la Corse, c’est une énigme politique, avec un système proportionnel, et des rivalités complexes.

Quant au Languedoc Roussillon, il sera perdu pour le PS si George Frêche l’emporte, ce qui reste le plus probable. (je pense même que la liste PS ne sera pas au deuxième tour, au profit d’une liste Europe Ecologie et d’une liste de droite)

En terme de niveau de vote global, cela donnerait :

FN : 8

Majorité  présidentielle : 34

Modem : 5

PS : 25

Europe Ecologie : 12

Front de gauche : 7

Extrême gauche : 4

Mes préférences :

Je continue à penser que le renouvellement, l’alternance, une recomposition plus écologique et citoyenne de la gauche peuvent être incarnés par Europe Ecologie. Cette évolution apparaît dans l’analyse de Jean-Michel Ducompte, mais également de  Martin Malvy, qui serait d’accord avec moi selon cet article…

Ce premier tour est une occasion de pousser ce pion, pour qu’il pèse entre les deux tours, et irrigue la gauche ensuite.

Nationalement je souhaite donc qu’une ou deux régions soient dirigées par EE. Il serait pour le moins ambivalent qu’un PS en petite forme, qui n’a pas réglé ses problèmes internes, qui se réforme douloureusement soit crédité d’un Grand Chelem par la seule inertie de l’alternance.

J’aimerai donc un niveau d’EE au dessus de 12%, ce qui serait un très bon signe. Des extrêmes en dessous de 10% seraient de bonne augure, de même que la fin de l’illusion modemiste.

Les élections Régionales s’approchent de moi.

Publié janvier 18, 2010 par chouka
Catégories : Ecologie politique, Elections régionales mars 2010

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Bien sûr, elles approchent tout court.
Mais il y a là quelque chose de particulier, de plus intime.

Les dernières échéances électorales m’ouvraient l’appétit. L’occasion de soutenir mon parti, et mes convictions. Il fallait essayer de dévoiler les enjeux, inciter les gens à participer, et si possible à aller dans notre sens.

Cette fois-ci, c’est un peu différent. En effet, je vais devoir faire un choix particulier.

Je n’imagine pas de voter pour la candidate UMP, ni même modem ou Front de gauche. Il ne s’agit pas de ça.

Mais vais-je voter PS ou Vert-Europe Ecologie ? Malvy ou Onesta ?
C’est bien sûr une petite question, mais sans doute pas si annodine.
Derrière ça, il y a la possibilité d’une vraie alternance à l’intérieur de la gauche, de changements plus importants.

Si moi, membre du PS en fin de droit, je me pose la question, des centaines de milliers de personne se la posent aussi. Il ne s’agit absolument pas pour moi d’un changement de camp ni d’une trahisons. Je vois le militantisme comme un engagement volontaire, non pas comme une contrainte externe qui deviendrait une prison. Mais d’un choix intéressant et réfléchi.

Trop souvent on voit des militants comme des dirigeants qui ne prennent plus que des positions tactiques, ou automatiques, voire pire, suivistes ou clientélistes. Ils deviennent fidèles, membre d’un clan, et non plus réunis par des idées, par le mouvement et l’envie de convaincre ou de faire changer les choses. Ils sont enfermés dans des barrières culturelles sclérosées.
Je ne parle pas là que du PS ou de l’UMP, même si on reconnait là certains défauts actuels.

Pourquoi est-ce différent cette fois ? Les partis ont évolué, les verts d’une part, le PS pas assez d’autre part. J’ai évolué, j’ai milité quelques années, j’ai eu des déceptions, je suis peut être moins naïf. J’ai également évolué vers une conscience écologiste plus forte. Il y a également des éléments de contexte qui tiennent notamment aux têtes de liste.

Quels sont les éléments qui me poussent au vote PS  ?

Il y a bien une forme d’inertie, d’habitude, de facilité. Prendre comme acquise une situation présente, c’est la formation politique d’opposition, que j’ai soutenue. Cela ne suffit pas.
Il y a également un autre argument que je dois écarter, celui de l’amitié que je peux avoir pour certains camarades, de la difficulté de dire à quelques vieux esprits ou à d’autres pour qui l’appartenance au parti est identitaire, que l’on n’est plus sur la même longueur d’onde…

Par contre de vrais éléments sont à apprécier. La tentative de rénovation du pS, avec Martine Aubry notamment, est positive, notamment les avancées sur le cumul des mandats. Le bilan et les projets pour la région vont dans le bon sens. Enfin, je connais quelques candidats de la liste PS, Brigitte par exemple, en qui j’ai confiance.

Par ailleurs la situation chez Europe Ecologie peut paraître plus floue, plus hétérogène, un mouvement jeune et qui cherche encore ses marques contre une vieille formation organisée et codifiée.

Quels sont les éléments qui me poussent à voter Europe Ecologie ?

Les éléments de bilan ne peuvent suffire. En effet, rien ne laisse penser qu’une majorité composée de plus d’européco aurait fait moins bien.

Ensuite, si l’on regarde le PS aujourd’hui, malgré les éléments de rénovation mentionnés ci-dessus, le tableau reste terne. Malgré quelques efforts et proclamations, j’ai l’impression que les changements sont lents. La parti, déprimé, s’est étriqué, replié sur une base militante moins portée au changement. Le PS reste le parti qui soutient Pierre Izard, ou George Fraiche…
Plus largement, malgré un bon boulot de Martine Aubry, j’ai l’impression que le jouet est cassé au niveau national. Les intellectuels, les militants qui veulent changer les choses, s’en vont.
L’inertie est terrible. L’action et l’énergie mise en oeuvre au niveau local ne profitent pas à une vision nationale, contrairement aux enjeux de personne qui se diffusent.

Même si certaines personnalités, courants, ou fédérations se prennent en mains,et n’ont pas perdu le sens des réalités et la volonté d’action, il y a une inertie forte, et je ne suis plus toujours en phase avec le fonctionnement, les mentalités, les idées.
Sans parler des bastions, là où l’alternance politique n’existe pas, où parfois des baronnies politiques se mettent en place. Alors la distribution du pouvoir interne devient la première préoccupation réelle, même si elle n’est ni permanente, ni exclusive. Les élus, les entourages d’élus, ceux qui ne veulent pas perdre le pouvoir, ceux qui veulent monter en grade dans le parti (même à de très petits niveaux), ceux qui souhaitent travailler pour le parti…

En face, un mouvement est né, porté par quelques idées fortes, autour de l’environnement, la lutte contre les inégalités, une nouvelle vision de la pratique politique, l’Europe. Parfois plus radicaux, parfois plus pragmatiques que le PS. J’étais plus en accord avec eux sur de nombreux sujets ces derniers temps, que ce soit le grenelle de l’environnement, la réforme institutionnelle, la taxe carbonne. Ils proposent une société alternative, aux contours encore en construction. Ils ont su se discipliner, incarner le mouvement à travers des têtes de listes, mais aussi se structurer en attirant des gestionnaires, des hauts fonctionnaires ou responsables d’associations, des intéllectuels dont ils auront besoin.

Enfin, un autre élément qui compte : les têtes de liste, qui coordonneront, impulseront, ferront le lien avec le mandat suivant, les autres partis. En Midi-Pyrénées elles représentent assez bien les alternatives proposées.
Martin Malvy, intelligent et expérimenté, élu depuis 40 ans, a de nombreuses qualités.  Fabiusien pragmatique, il connait bien les rouages du pouvoir à l’intérieur du PS, parfois trop bien. Il fait partie d’une génération qui a sa place dans la réflexion, la production intellectuelle, la médiation, mais qui porte des conceptions classiques et des habitudes à renouveler. Nous avons besoin de vieux sages plutôt que de parains. Sans doute le moment est-il venu de partager le pouvoir, au PS comme pour la région.

Gérard Onesta par contre n’est pas vraiment un apparatchik, même s’il a une expérience intéressante au niveau européen. Il a d’ailleurs été classé meilleur député français au parlement européen pour son activité et sa présence. Autre élément appréciable, il a laissé sa place après un troisième mandat. Sans doute pensait-il déjà à la belle région de Midi-Pyrénées. Il est dynamique, engagé, clairvoyant, et représente positivement la politique comme l’écologie.

Conclusion :

Oui, j’ai envie de voter europe écologie. L’envie, la dynamique, l’espoir, sont des moteurs importants de la politique.

Pour autant, ma décision n’est pas définitive, je me laisse le temps de regarder, d’observer, de confronter. Il n’est pas question pour moi de voter par caprice, par mode.

Mais actuellement, je suis plutôt favorable à une recomposition de la gauche. Les alternances sont généralement positives, voire nécessaires, sur la pratique du pouvoir. Pour autant je ne souhaite pas la victoire de la droite ou de l’extrême gauche.

D’autant qu’il ne s’agit pas là d’un choix exclusif, mais plutôt de définir les rapport de force pour gouverner la région à gauche. Il s’agit de pouvoir batir des alliances fortes au second et construire des majorités régionales selon l’arbitrage du vote.

Je suis assez d’accord avec ces deux formules de Daniel Cohn Bendit ce week end à Montreuil :

- au PS il dit :  “nous allons vous aider à être à la hauteur dans les régions” pour mettre en place la transformation écologique de la société.

- “Il ne s’agit “pas d’opposer un baron à une baronnesse, nous voulons développer une nouvelle culture de gouvernance, démontrer qu’on n’a pas besoin de gouverner une région comme (Nicolas) Sarkozy gouverne la France”

Enfin si je faisais ce choix, il ne s’agirait pas forcément d’une “rupture” avec le PS, je serai peut être amené à m’y impliquer à nouveau plus tard. Mais cela serait toutefois un constat d’échec : cela serait le constat de ma lassitude ou mon inefficacité à vouloir changer le PS de l’intérieur, et une voie nouvelle : le changer de l’extérieur.

Donc au nom de la rénovation, de l’alternance, de la diversification, j’ai bien envie de voter pour Europe Ecologie, notamment aux régionales où c’est particulièrement indiqué.

A plus long terme, il faudra une recomposition de la gauche, soit autour d’EE, soit dans une nouvelle fédération de partis, soit autour d’un PS recomposé.

Au boulot. :-)

La Route, de John Hillcoat

Publié janvier 2, 2010 par chouka
Catégories : Loisirs

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J’ai vu ce sombre et beau film.

Il parait que le livre est terrible aussi.

Je n’en suis pas sorti intact.

Cela faisait longtemps qu’un film mettant en scène une situation post-apocalyptique n’avait pas réussi à rendre une telle atmosphère. Les livres laissent le temps au contexte, aux situations, aux questions de s’installer, de se poser. Les films vont parfois trop vite.
Un des aspects intéressants est notamment le moment choisi. Une dizaine d’année après la catastrophe, la décomposition de la société est aboutie, le choc est passé, l’espoir s’éteint, Dieu est mort… Des recomposition surviennent, en bandes armées cannibales par exemple. Mais on peut imaginer que d’autres groupes différents existent, ailleurs.

Tout est tellement noir, opressant, mais plein d’émotions, de reliefs psychologiques d’une grande force.
Ce n’est pas un film lent et désespéré, on se bat avec les personnages, qui jouent le rôle à fond. On souffre avec eux, et plus largement avec l’humanité, tellement on sent que tout ceci serait possible, inévitable.

Tout n’est pas dit. Quelle catastrophe a pu infliger ceci ? Comment quelques hommes ont-ils pu survivre ? Où sont passées toutes les structures préexistantes ? Pourquoi rien ne pousse ?

Mais tout ceci n’a pas besoin d’être expliqué, on peut simplement imaginer, se perdre en conjonctures, en mise en doute… Le cadre figerait.

Après avoir stressé, pleuré, réfléchi, apprécié, je suis sorti du cinéma. Chaque son me renvoyait au film. On relativise beaucoup de choses…

Et j’ai écouté les réactions des gens, après, puis sur internet.
Des réactions très diverses. Pour beaucoup, c’était le meilleur ou un des meilleurs films de l’année.
Pour d’autres, ils n’avaient pas saisi le sens du film, trop sombre, trop lent, pas assez d’actions visibles pour leur cerveau endormi par le réveillon… Pareil pour la presse.

En tout cas moi je le recommande.


Le père Noël a t-il une influence sur la religiosité ?

Publié décembre 29, 2009 par chouka
Catégories : Réflexions diverses

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Je trouve souvent un peu ridicule le théâtre qui se déroule autour des enfants à Noël, autour de ce fameux père Noël.

Mais cela fait aussi partie d’un rite, d’un folklore, d’une imagerie de fête, qui peut avoir ses qualités.

Pourquoi pas, pour les jeunes enfants, cela évite de leur laisser penser trop tôt que les parents sont des distributeurs automatiques de cadeaux.

Donc je ne suis pas contre la chose, mais parfois on en fait trop.

Plus sérieusement, quel est l’impact de cette croyance sur la faculté de croire des enfants ? 3 possibilités.

Soit, en agissant sur leur personnalités jeunes et maléables, cela favorise leur capacité à croire. Il ne leur paraîtra pas inconcevable ou ubuesque que quelqu’un ou quelque chose influence leur vie depuis un audela ou un en deça fantasmé. Cela peut également être rassurant, on retrouve cette douce sécurité enfantine. Il faut donc faire attention.

Soit cela agit comme un éveil au monde. De même qu’il est bien qu’un enfant tète au sein de sa mère, pour à un moment s’en séparer et bien sentir qu’il existe de manière autonome à elle, il peut être bénéfique de faire croire au père Noël. En effet, vient le moment ou l’on annonce aux enfants que tout ceci n’existe pas. Souvent ils ont commencé à s’en rendre compte par eux-même.

Ils se sont fait avoir une fois, ils ne gobberont donc pas aussi facilement les discours religieux. Ceci agit donc comme un vaccin.

Enfin, cela n’a peut être que peu d’impact, tout est dans la manière de le présenter, et la manière d’apprendre la vérité aux enfants. Sans doute n’est ce donc pas si important, mais pas non plus innocent.

Sans doute que je raconterai cette histoire à mes enfants, une fable comme une autre, mais rapidement je lui montrerai qu’il n’est pas possible que quelquechose agisse ainsi en dehors des hommes. Si les inégalités ne sont pas toutes acceptables, en tous cas ne sont-elles pas inaluctables. (comment justifier la générosité à plusieurs vitesse entre les enfants par un même père noël ?)

… Joyeuses fêtes …

Drapeau, identité, foot et rock and roll

Publié novembre 24, 2009 par chouka
Catégories : Réflexions diverses

Qualification de la France pour la coupe du monde.
Une sensation d’amertume, on passe à coté d’un sentiment de liesse et de légèreté partagée. Il n’y a pas de transition, on cède à l’intellectualisation moralisatrice.

Et on a sans doute raison. Joie gachée, éthique bafouée, même si au final, ce n’est qu’une main. Qui sauve une pâle équipe dirigée par un entraineur burlesque.

Bref, ceci sera rapidement oublié.

Le même jour, l’Algérie gagne, et c’est l’explosion. La joie sincère et qui donne le sourire. Parfois un sentiment de provocation,  de défi, de déni, moins agréable. Sans doute que cette manifestation de joie génère plus de voix FN que de nombreux discours. J’ai pu constater en tout cas le malaise que cela procure autour de moi, chez des gens différents, qui ne voteront jamais à droite..

Parmi ces jeunes français qui affichent leur drapeau de coeur, certains se sentent Algériens et Français. D’autres s’en foutent. D’autres, enfin, se sentent un ou l’autre sans conséquence. Certains enfin se sentent anti-Français, chaque blessure à la France, chaque dégradation et irrespect est une marque de fierté. (il y a d’autres causes aux incivilités, bien sûr, celle-ci est marginale)

Comme quand j’étais farouchement anti-américain, plus jeune. Je m’imaginais aller là-bas et dégrader, je me réjouissais des mauvaises statistiques économiques ou des phénomènes météo dévastateurs, je boycottais les marques et films américains…
Cela fait peur…

Alors il faut pas surinterprêter la valse des drapeaux lors des match de foot. A Toulouse on trouve souvent des gens qui souhaitent que l’équipe de France perde car ils préfèrent le rugby, et inversement dans l’autre sens. Encore une définition de l’identité personnelle…

Mais évidemment qu’il y a des tendances de fonds qui se jouent derrière la marseillaise sifflée, le sentiment nationaliste et anti-français de Français de carte depuis plusieurs générations. Ce qui m’inquiète ce n’est pas l’idée de nation en péril, mais derrière, le rejet de ce qui la porte, la république, la société commune…

Et parfois, la gauche ne voit pas ses choses là, sous couvert de bons sentiments.

Alors qu’il faut les voir, les comprendre, englober dans une réflexion plus globale, agir…

Ecolo, la nuit, le jour, mais où ?

Publié septembre 5, 2009 par chouka
Catégories : Ecologie politique, Réflexions diverses

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Bien sûr que je suis écolo.

Ni extrémiste, ni retiré de la société, ni barbu ni sale… On n’est plus dans les années 70. :-)
Non, aujourd’hui on peut être écolo de mille manière différente, c’est plus large, plus souple, mieux partagé.

C’est un des principaux marqueurs de ma personnalité, pas le seul mais il compte. Et ceci politiquement comme dans la vie de tous les jours.

Tout acte est soupesé pour en évaluer l’impact sur l’environnement.

C’est faire naître un mode de vie nouveau pour une société nouvelle. Cela commence forcément par l’individu.

On peut penser que la recherche d’une attitude modèle, car c’est de cela qu’il s’agit, démontre une vision élitaire, la conscience d’avoir un temps d’avance. En tout cas agir sans attendre les autres, oui.
Je suis tout à fait persuadé que cela ne se fera pas tout seul non plus. Et que réellement au bout du compte les changements à opérer sont importants. Pour autant je ne suis ni radicalement anticapitaliste, ni antidémocratique, ni partisan forcené de la décroissance …

J’accepte de payer plus. Je ne me résigne pas à la facilité.
Notamment dans un environnement qui n’est pas encore adapté, cela contraint à un effort permanent, cela ne va pas de soi.

Mais en fait, il me parait inconcevable de faire autrement, la contrainte est devenue inversée.

Je suis parfois chiant, j’insulte les gens, je tente de les culpabiliser, d’expliquer.
Je suis en vigilance permanente. J’étains les lumières et les ordis, la clim, dans le dos des collègues… Bon j’exagère un peu peut-être.

Comme sur d’autres sujets, je suis souvent en colère, déçu, las. Mais aussi émerveillé par les adaptations, les avancées, confiant, attentif.

Tout cela ne relève pas seulement de la raison, il y a un coté sensible, qui me touche, la nature humaine comme la nature tout court sont capables de m’arracher des larmes heureuses comme tristes.

Au quotidien, les détails sont soumis à le même analyse, on regarde ce qu’on achète, moins d’emballages, moins de produits exotiques… Les sachets de thés doivent être emballés dans du papier et non du plastique, je débranche souvent les appareils électriques en veille, je trie scrupuleusement les déchets, allant jusqu’à laver ce qui est sale avant de le mettre au bac (en utillisant le moins d’eau possible bien sûr)

Ce que j’ai du mal à supporter, c’est la désinvolture sur le sujet. Les gens qui n’y pensent pas, qui ne font même pas les gestes immédiats et faciles. Ceux qui laissent la lumière allumée au boulot, qui gaspillent le papier. Encore des détails, mais qui révèlent des habitudes plus profondes.

Exemple  : ceux qui prennent un verre en plastique à chaque fois qu’ils vont boire à la bonbonne… Ca m’énerve. A raison de 4 verres par jour, 200 jours de boulot par an, c’est 800 gobelets gaspillés par personne de manière totalement inutile : ils ne peuvent pas réutiliser, amener un verre de chez eux, remplir une bouteille ? Alors que franchement il y a de l’eau potable dans les toilettes à 10 mètres… C’est une marque de retard de conscience, de paresse intellectuelle , de mépris face au comportement responsable des autres.

Les petits ruisseaux…

Pour autant parfois je me demande si mon excès d’attention n’est pas ridicule : utiliser les deux faces des post-il par exemple, ne jamais jeter au recyclage du papier dont il reste une face, nourrir avec amour les vers de mon composteur d’appartement, diminuer la clim ou le chauffage partout où je passe… :-)

Mais cela n’est pas le seul élément qui entre en compte pour diriger mes actes, c’en est un, prépondérant, mais parfois je prends quand même ma voiture, je conssens à choisir une solution moins performante écologiquement, mais plus simple ou moins chère. Je ne suis pas un ermite radical, même si le sentiment est radical en moi.

Par ailleurs, j’ai ma propre réflexion sur les sujets. Je n’ai pas de position définitive sur les OGM ou sur le nucléaire. Je crois aux progrès technique, aux progrès de l’éducation, voire parfois à l’adaptation de la nature, à la prise de conscience… Mais je vois aussi que la paresse, le matérialisme, l’égoïsme, les inégalités sociales et géographiques,  sont des freins à une évolution positive. Rien n’est simple.


Et politiquement forcément on se pose des questions.

Le PS est-il à même de porter cet enjeu pour moi ?

Pourquoi pas. Mieux vaut peser dans l’élément majoritaire de la gauche, qui doit lui même devenir écologiste. C’est un corps mouvant en perpétuelle redéfinition.

Mais bon, ça c’est ce que je disais avant…

Aujourd’hui je suis souvent las du PS, et au contraire je vois dans la maturation des Verts des choses intéressantes. La sclérose et le conservatisme des élus d’un côté, le dynamisme et un renouveau en phase avec la société actuelle de l’autre. Les Verts, eux, ne refusent pas l’idée de la taxe carbone, en invoquant des arguments parfois compréhensibles mais contreproductifs ; ils soutiennent la réforme de l’organisation territoriale en cours, à laquelle j’adhère. (le redécoupage peut sans doute être critiqué à la marge, mais c’est un deuxième sujet)

Ce n’est pas toujours aussi caricatural. Je félicite par exemple les fédérations qui ont voté le principe du non cumul des mandats, et la reprise de cette idée par Martine Aubry. Un coup de semonce nécessaire.

De toute façon, la marge est serrée pour le PS, le risque de disparition existe, lente dislocation, perte de sens et d’intérêt, bataille d’élus, carriérisme. Il souffre des maux d’un vieux parti qui se rétracte, qui fait fuir les bonnes volontés, mais auquel s’accrochent ceux qui ont intérêt au maintien des situation en place, des baronnies locales… Sans réaction, le PS ne survivra pas à la montée de concurrence sérieuse sur son terrain électoral, que ce soit sur le plan écologique, que ce soit le front de gauche.

Mais je pense que rien n’est fait, et qu’une recomposition plus large aura lieu. Oui, le PS va changer de forme.

Paradoxalement, au niveau local, il y a parfois de belles choses. Je suis tout à fait satisfait du changement de majorité à la mairie de Toulouse.

Il y a de vrais évolutions, profondes, symboliques autant que concrètes, immédiates comme de plus long terme. On en découvrira progressivement les effets je pense.

Donc tout ceci aboutit à une question…

Dois-je rester au PS, agir pour le changer, pour le verdir, le moderniser, le démocratiser ? Ou penser que l’avenir est ailleurs ?

Je n’ai pas tranché.


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