Les élections Régionales s’approchent de moi.

Posted janvier 18, 2010 by chouka
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Bien sûr, elles approchent tout court.
Mais il y a là quelque chose de particulier, de plus intime.

Les dernières échéances électorales m’ouvraient l’appétit. L’occasion de soutenir mon parti, et mes convictions. Il fallait essayer de dévoiler les enjeux, inciter les gens à participer, et si possible à aller dans notre sens.

Cette fois-ci, c’est un peu différent. En effet, je vais devoir faire un choix particulier.

Je n’imagine pas de voter pour la candidate UMP, ni même modem ou Front de gauche. Il ne s’agit pas de ça.

Mais vais-je voter PS ou Vert-Europe Ecologie ? Malvy ou Onesta ?
C’est bien sûr une petite question, mais sans doute pas si annodine.
Derrière ça, il y a la possibilité d’une vraie alternance à l’intérieur de la gauche, de changements plus importants.

Si moi, membre du PS en fin de droit, je me pose la question, des centaines de milliers de personne se la posent aussi. Il ne s’agit absolument pas pour moi d’un changement de camp ni d’une trahisons. Je vois le militantisme comme un engagement volontaire, non pas comme une contrainte externe qui deviendrait une prison. Mais d’un choix intéressant et réfléchi.

Trop souvent on voit des militants comme des dirigeants qui ne prennent plus que des positions tactiques, ou automatiques, voire pire, suivistes ou clientélistes. Ils deviennent fidèles, membre d’un clan, et non plus réunis par des idées, par le mouvement et l’envie de convaincre ou de faire changer les choses. Ils sont enfermés dans des barrières culturelles sclérosées.
Je ne parle pas là que du PS ou de l’UMP, même si on reconnait là certains défauts actuels.

Pourquoi est-ce différent cette fois ? Les partis ont évolué, les verts d’une part, le PS pas assez d’autre part. J’ai évolué, j’ai milité quelques années, j’ai eu des déceptions, je suis peut être moins naïf. J’ai également évolué vers une conscience écologiste plus forte. Il y a également des éléments de contexte qui tiennent notamment aux têtes de liste.

Quels sont les éléments qui me poussent au vote PS  ?

Il y a bien une forme d’inertie, d’habitude, de facilité. Prendre comme acquise une situation présente, c’est la formation politique d’opposition, que j’ai soutenue. Cela ne suffit pas.
Il y a également un autre argument que je dois écarter, celui de l’amitié que je peux avoir pour certains camarades, de la difficulté de dire à quelques vieux esprits ou à d’autres pour qui l’appartenance au parti est identitaire, que l’on n’est plus sur la même longueur d’onde…

Par contre de vrais éléments sont à apprécier. La tentative de rénovation du pS, avec Martine Aubry notamment, est positive, notamment les avancées sur le cumul des mandats. Le bilan et les projets pour la région vont dans le bon sens. Enfin, je connais quelques candidats de la liste PS, Brigitte par exemple, en qui j’ai confiance.

Par ailleurs la situation chez Europe Ecologie peut paraître plus floue, plus hétérogène, un mouvement jeune et qui cherche encore ses marques contre une vieille formation organisée et codifiée.

Quels sont les éléments qui me poussent à voter Europe Ecologie ?

Les éléments de bilan ne peuvent suffire. En effet, rien ne laisse penser qu’une majorité composée de plus d’européco aurait fait moins bien.

Ensuite, si l’on regarde le PS aujourd’hui, malgré les éléments de rénovation mentionnés ci-dessus, le tableau reste terne. Malgré quelques efforts et proclamations, j’ai l’impression que les changements sont lents. La parti, déprimé, s’est étriqué, replié sur une base militante moins portée au changement. Le PS reste le parti qui soutient Pierre Izard, ou George Fraiche…
Plus largement, malgré un bon boulot de Martine Aubry, j’ai l’impression que le jouet est cassé au niveau national. Les intellectuels, les militants qui veulent changer les choses, s’en vont.
L’inertie est terrible. L’action et l’énergie mise en oeuvre au niveau local ne profitent pas à une vision nationale, contrairement aux enjeux de personne qui se diffusent.

Même si certaines personnalités, courants, ou fédérations se prennent en mains,et n’ont pas perdu le sens des réalités et la volonté d’action, il y a une inertie forte, et je ne suis plus toujours en phase avec le fonctionnement, les mentalités, les idées.
Sans parler des bastions, là où l’alternance politique n’existe pas, où parfois des baronnies politiques se mettent en place. Alors la distribution du pouvoir interne devient la première préoccupation réelle, même si elle n’est ni permanente, ni exclusive. Les élus, les entourages d’élus, ceux qui ne veulent pas perdre le pouvoir, ceux qui veulent monter en grade dans le parti (même à de très petits niveaux), ceux qui souhaitent travailler pour le parti…

En face, un mouvement est né, porté par quelques idées fortes, autour de l’environnement, la lutte contre les inégalités, une nouvelle vision de la pratique politique, l’Europe. Parfois plus radicaux, parfois plus pragmatiques que le PS. J’étais plus en accord avec eux sur de nombreux sujets ces derniers temps, que ce soit le grenelle de l’environnement, la réforme institutionnelle, la taxe carbonne. Ils proposent une société alternative, aux contours encore en construction. Ils ont su se discipliner, incarner le mouvement à travers des têtes de listes, mais aussi se structurer en attirant des gestionnaires, des hauts fonctionnaires ou responsables d’associations, des intéllectuels dont ils auront besoin.

Enfin, un autre élément qui compte : les têtes de liste, qui coordonneront, impulseront, ferront le lien avec le mandat suivant, les autres partis. En Midi-Pyrénées elles représentent assez bien les alternatives proposées.
Martin Malvy, intelligent et expérimenté, élu depuis 40 ans, a de nombreuses qualités.  Fabiusien pragmatique, il connait bien les rouages du pouvoir à l’intérieur du PS, parfois trop bien. Il fait partie d’une génération qui a sa place dans la réflexion, la production intellectuelle, la médiation, mais qui porte des conceptions classiques et des habitudes à renouveler. Nous avons besoin de vieux sages plutôt que de parains. Sans doute le moment est-il venu de partager le pouvoir, au PS comme pour la région.

Gérard Onesta par contre n’est pas vraiment un apparatchik, même s’il a une expérience intéressante au niveau européen. Il a d’ailleurs été classé meilleur député français au parlement européen pour son activité et sa présence. Autre élément appréciable, il a laissé sa place après un troisième mandat. Sans doute pensait-il déjà à la belle région de Midi-Pyrénées. Il est dynamique, engagé, clairvoyant, et représente positivement la politique comme l’écologie.

Conclusion :

Oui, j’ai envie de voter europe écologie. L’envie, la dynamique, l’espoir, sont des moteurs importants de la politique.

Pour autant, ma décision n’est pas définitive, je me laisse le temps de regarder, d’observer, de confronter. Il n’est pas question pour moi de voter par caprice, par mode.

Mais actuellement, je suis plutôt favorable à une recomposition de la gauche. Les alternances sont généralement positives, voire nécessaires, sur la pratique du pouvoir. Pour autant je ne souhaite pas la victoire de la droite ou de l’extrême gauche.

D’autant qu’il ne s’agit pas là d’un choix exclusif, mais plutôt de définir les rapport de force pour gouverner la région à gauche. Il s’agit de pouvoir batir des alliances fortes au second et construire des majorités régionales selon l’arbitrage du vote.

Je suis assez d’accord avec ces deux formules de Daniel Cohn Bendit ce week end à Montreuil :

- au PS il dit :  « nous allons vous aider à être à la hauteur dans les régions » pour mettre en place la transformation écologique de la société.

- « Il ne s’agit « pas d’opposer un baron à une baronnesse, nous voulons développer une nouvelle culture de gouvernance, démontrer qu’on n’a pas besoin de gouverner une région comme (Nicolas) Sarkozy gouverne la France »

Enfin si je faisais ce choix, il ne s’agirait pas forcément d’une « rupture » avec le PS, je serai peut être amené à m’y impliquer à nouveau plus tard. Mais cela serait toutefois un constat d’échec : cela serait le constat de ma lassitude ou mon inefficacité à vouloir changer le PS de l’intérieur, et une voie nouvelle : le changer de l’extérieur.

Donc au nom de la rénovation, de l’alternance, de la diversification, j’ai bien envie de voter pour Europe Ecologie, notamment aux régionales où c’est particulièrement indiqué.

A plus long terme, il faudra une recomposition de la gauche, soit autour d’EE, soit dans une nouvelle fédération de partis, soit autour d’un PS recomposé.

Au boulot. :-)

La Route, de John Hillcoat

Posted janvier 2, 2010 by chouka
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J’ai vu ce sombre et beau film.

Il parait que le livre est terrible aussi.

Je n’en suis pas sorti intact.

Cela faisait longtemps qu’un film mettant en scène une situation post-apocalyptique n’avait pas réussi à rendre une telle atmosphère. Les livres laissent le temps au contexte, aux situations, aux questions de s’installer, de se poser. Les films vont parfois trop vite.
Un des aspects intéressants est notamment le moment choisi. Une dizaine d’année après la catastrophe, la décomposition de la société est aboutie, le choc est passé, l’espoir s’éteint, Dieu est mort… Des recomposition surviennent, en bandes armées cannibales par exemple. Mais on peut imaginer que d’autres groupes différents existent, ailleurs.

Tout est tellement noir, opressant, mais plein d’émotions, de reliefs psychologiques d’une grande force.
Ce n’est pas un film lent et désespéré, on se bat avec les personnages, qui jouent le rôle à fond. On souffre avec eux, et plus largement avec l’humanité, tellement on sent que tout ceci serait possible, inévitable.

Tout n’est pas dit. Quelle catastrophe a pu infliger ceci ? Comment quelques hommes ont-ils pu survivre ? Où sont passées toutes les structures préexistantes ? Pourquoi rien ne pousse ?

Mais tout ceci n’a pas besoin d’être expliqué, on peut simplement imaginer, se perdre en conjonctures, en mise en doute… Le cadre figerait.

Après avoir stressé, pleuré, réfléchi, apprécié, je suis sorti du cinéma. Chaque son me renvoyait au film. On relativise beaucoup de choses…

Et j’ai écouté les réactions des gens, après, puis sur internet.
Des réactions très diverses. Pour beaucoup, c’était le meilleur ou un des meilleurs films de l’année.
Pour d’autres, ils n’avaient pas saisi le sens du film, trop sombre, trop lent, pas assez d’actions visibles pour leur cerveau endormi par le réveillon… Pareil pour la presse.

En tout cas moi je le recommande.


Le père Noël a t-il une influence sur la religiosité ?

Posted décembre 29, 2009 by chouka
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Je trouve souvent un peu ridicule le théâtre qui se déroule autour des enfants à Noël, autour de ce fameux père Noël.

Mais cela fait aussi partie d’un rite, d’un folklore, d’une imagerie de fête, qui peut avoir ses qualités.

Pourquoi pas, pour les jeunes enfants, cela évite de leur laisser penser trop tôt que les parents sont des distributeurs automatiques de cadeaux.

Donc je ne suis pas contre la chose, mais parfois on en fait trop.

Plus sérieusement, quel est l’impact de cette croyance sur la faculté de croire des enfants ? 3 possibilités.

Soit, en agissant sur leur personnalités jeunes et maléables, cela favorise leur capacité à croire. Il ne leur paraîtra pas inconcevable ou ubuesque que quelqu’un ou quelque chose influence leur vie depuis un audela ou un en deça fantasmé. Cela peut également être rassurant, on retrouve cette douce sécurité enfantine. Il faut donc faire attention.

Soit cela agit comme un éveil au monde. De même qu’il est bien qu’un enfant tète au sein de sa mère, pour à un moment s’en séparer et bien sentir qu’il existe de manière autonome à elle, il peut être bénéfique de faire croire au père Noël. En effet, vient le moment ou l’on annonce aux enfants que tout ceci n’existe pas. Souvent ils ont commencé à s’en rendre compte par eux-même.

Ils se sont fait avoir une fois, ils ne gobberont donc pas aussi facilement les discours religieux. Ceci agit donc comme un vaccin.

Enfin, cela n’a peut être que peu d’impact, tout est dans la manière de le présenter, et la manière d’apprendre la vérité aux enfants. Sans doute n’est ce donc pas si important, mais pas non plus innocent.

Sans doute que je raconterai cette histoire à mes enfants, une fable comme une autre, mais rapidement je lui montrerai qu’il n’est pas possible que quelquechose agisse ainsi en dehors des hommes. Si les inégalités ne sont pas toutes acceptables, en tous cas ne sont-elles pas inaluctables. (comment justifier la générosité à plusieurs vitesse entre les enfants par un même père noël ?)

… Joyeuses fêtes …

Drapeau, identité, foot et rock and roll

Posted novembre 24, 2009 by chouka
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Qualification de la France pour la coupe du monde.
Une sensation d’amertume, on passe à coté d’un sentiment de liesse et de légèreté partagée. Il n’y a pas de transition, on cède à l’intellectualisation moralisatrice.

Et on a sans doute raison. Joie gachée, éthique bafouée, même si au final, ce n’est qu’une main. Qui sauve une pâle équipe dirigée par un entraineur burlesque.

Bref, ceci sera rapidement oublié.

Le même jour, l’Algérie gagne, et c’est l’explosion. La joie sincère et qui donne le sourire. Parfois un sentiment de provocation,  de défi, de déni, moins agréable. Sans doute que cette manifestation de joie génère plus de voix FN que de nombreux discours. J’ai pu constater en tout cas le malaise que cela procure autour de moi, chez des gens différents, qui ne voteront jamais à droite..

Parmi ces jeunes français qui affichent leur drapeau de coeur, certains se sentent Algériens et Français. D’autres s’en foutent. D’autres, enfin, se sentent un ou l’autre sans conséquence. Certains enfin se sentent anti-Français, chaque blessure à la France, chaque dégradation et irrespect est une marque de fierté. (il y a d’autres causes aux incivilités, bien sûr, celle-ci est marginale)

Comme quand j’étais farouchement anti-américain, plus jeune. Je m’imaginais aller là-bas et dégrader, je me réjouissais des mauvaises statistiques économiques ou des phénomènes météo dévastateurs, je boycottais les marques et films américains…
Cela fait peur…

Alors il faut pas surinterprêter la valse des drapeaux lors des match de foot. A Toulouse on trouve souvent des gens qui souhaitent que l’équipe de France perde car ils préfèrent le rugby, et inversement dans l’autre sens. Encore une définition de l’identité personnelle…

Mais évidemment qu’il y a des tendances de fonds qui se jouent derrière la marseillaise sifflée, le sentiment nationaliste et anti-français de Français de carte depuis plusieurs générations. Ce qui m’inquiète ce n’est pas l’idée de nation en péril, mais derrière, le rejet de ce qui la porte, la république, la société commune…

Et parfois, la gauche ne voit pas ses choses là, sous couvert de bons sentiments.

Alors qu’il faut les voir, les comprendre, englober dans une réflexion plus globale, agir…

Ecolo, la nuit, le jour, mais où ?

Posted septembre 5, 2009 by chouka
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Bien sûr que je suis écolo.

Ni extrémiste, ni retiré de la société, ni barbu ni sale… On n’est plus dans les années 70. :-)
Non, aujourd’hui on peut être écolo de mille manière différente, c’est plus large, plus souple, mieux partagé.

C’est un des principaux marqueurs de ma personnalité, pas le seul mais il compte. Et ceci politiquement comme dans la vie de tous les jours.

Tout acte est soupesé pour en évaluer l’impact sur l’environnement.

C’est faire naître un mode de vie nouveau pour une société nouvelle. Cela commence forcément par l’individu.

On peut penser que la recherche d’une attitude modèle, car c’est de cela qu’il s’agit, démontre une vision élitaire, la conscience d’avoir un temps d’avance. En tout cas agir sans attendre les autres, oui.
Je suis tout à fait persuadé que cela ne se fera pas tout seul non plus. Et que réellement au bout du compte les changements à opérer sont importants. Pour autant je ne suis ni radicalement anticapitaliste, ni antidémocratique, ni partisan forcené de la décroissance …

J’accepte de payer plus. Je ne me résigne pas à la facilité.
Notamment dans un environnement qui n’est pas encore adapté, cela contraint à un effort permanent, cela ne va pas de soi.

Mais en fait, il me parait inconcevable de faire autrement, la contrainte est devenue inversée.

Je suis parfois chiant, j’insulte les gens, je tente de les culpabiliser, d’expliquer.
Je suis en vigilance permanente. J’étains les lumières et les ordis, la clim, dans le dos des collègues… Bon j’exagère un peu peut-être.

Comme sur d’autres sujets, je suis souvent en colère, déçu, las. Mais aussi émerveillé par les adaptations, les avancées, confiant, attentif.

Tout cela ne relève pas seulement de la raison, il y a un coté sensible, qui me touche, la nature humaine comme la nature tout court sont capables de m’arracher des larmes heureuses comme tristes.

Au quotidien, les détails sont soumis à le même analyse, on regarde ce qu’on achète, moins d’emballages, moins de produits exotiques… Les sachets de thés doivent être emballés dans du papier et non du plastique, je débranche souvent les appareils électriques en veille, je trie scrupuleusement les déchets, allant jusqu’à laver ce qui est sale avant de le mettre au bac (en utillisant le moins d’eau possible bien sûr)

Ce que j’ai du mal à supporter, c’est la désinvolture sur le sujet. Les gens qui n’y pensent pas, qui ne font même pas les gestes immédiats et faciles. Ceux qui laissent la lumière allumée au boulot, qui gaspillent le papier. Encore des détails, mais qui révèlent des habitudes plus profondes.

Exemple  : ceux qui prennent un verre en plastique à chaque fois qu’ils vont boire à la bonbonne… Ca m’énerve. A raison de 4 verres par jour, 200 jours de boulot par an, c’est 800 gobelets gaspillés par personne de manière totalement inutile : ils ne peuvent pas réutiliser, amener un verre de chez eux, remplir une bouteille ? Alors que franchement il y a de l’eau potable dans les toilettes à 10 mètres… C’est une marque de retard de conscience, de paresse intellectuelle , de mépris face au comportement responsable des autres.

Les petits ruisseaux…

Pour autant parfois je me demande si mon excès d’attention n’est pas ridicule : utiliser les deux faces des post-il par exemple, ne jamais jeter au recyclage du papier dont il reste une face, nourrir avec amour les vers de mon composteur d’appartement, diminuer la clim ou le chauffage partout où je passe… :-)

Mais cela n’est pas le seul élément qui entre en compte pour diriger mes actes, c’en est un, prépondérant, mais parfois je prends quand même ma voiture, je conssens à choisir une solution moins performante écologiquement, mais plus simple ou moins chère. Je ne suis pas un ermite radical, même si le sentiment est radical en moi.

Par ailleurs, j’ai ma propre réflexion sur les sujets. Je n’ai pas de position définitive sur les OGM ou sur le nucléaire. Je crois aux progrès technique, aux progrès de l’éducation, voire parfois à l’adaptation de la nature, à la prise de conscience… Mais je vois aussi que la paresse, le matérialisme, l’égoïsme, les inégalités sociales et géographiques,  sont des freins à une évolution positive. Rien n’est simple.


Et politiquement forcément on se pose des questions.

Le PS est-il à même de porter cet enjeu pour moi ?

Pourquoi pas. Mieux vaut peser dans l’élément majoritaire de la gauche, qui doit lui même devenir écologiste. C’est un corps mouvant en perpétuelle redéfinition.

Mais bon, ça c’est ce que je disais avant…

Aujourd’hui je suis souvent las du PS, et au contraire je vois dans la maturation des Verts des choses intéressantes. La sclérose et le conservatisme des élus d’un côté, le dynamisme et un renouveau en phase avec la société actuelle de l’autre. Les Verts, eux, ne refusent pas l’idée de la taxe carbone, en invoquant des arguments parfois compréhensibles mais contreproductifs ; ils soutiennent la réforme de l’organisation territoriale en cours, à laquelle j’adhère. (le redécoupage peut sans doute être critiqué à la marge, mais c’est un deuxième sujet)

Ce n’est pas toujours aussi caricatural. Je félicite par exemple les fédérations qui ont voté le principe du non cumul des mandats, et la reprise de cette idée par Martine Aubry. Un coup de semonce nécessaire.

De toute façon, la marge est serrée pour le PS, le risque de disparition existe, lente dislocation, perte de sens et d’intérêt, bataille d’élus, carriérisme. Il souffre des maux d’un vieux parti qui se rétracte, qui fait fuir les bonnes volontés, mais auquel s’accrochent ceux qui ont intérêt au maintien des situation en place, des baronnies locales… Sans réaction, le PS ne survivra pas à la montée de concurrence sérieuse sur son terrain électoral, que ce soit sur le plan écologique, que ce soit le front de gauche.

Mais je pense que rien n’est fait, et qu’une recomposition plus large aura lieu. Oui, le PS va changer de forme.

Paradoxalement, au niveau local, il y a parfois de belles choses. Je suis tout à fait satisfait du changement de majorité à la mairie de Toulouse.

Il y a de vrais évolutions, profondes, symboliques autant que concrètes, immédiates comme de plus long terme. On en découvrira progressivement les effets je pense.

Donc tout ceci aboutit à une question…

Dois-je rester au PS, agir pour le changer, pour le verdir, le moderniser, le démocratiser ? Ou penser que l’avenir est ailleurs ?

Je n’ai pas tranché.

Une élection européenne enfin ?

Posted juin 5, 2009 by chouka
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Le grand jour arrive.

Campagne étrange, éteinte, feutrée, couverte par des bruits de crises…

Pourtant je me suis dit en regardant certains débats qu’ils étaient très intéressants, que, débarassés du substrat national et populiste (les chiens écrasés…), on atteignait le fond des choses, les questions essentielles de société, macroéconomiques et géopolitiques.

Parfois les petits enjeux locaux reviennent à l’assaut, et les listes farfelues, superficielles ou ridiculement radicales cotoient les listes sérieuses qui usent de bas artifices…

Bref, les enjeux sont plutôt pour moi les équilibres de demain au Parlement européen.
Même si je conçois qu’il soit encore difficile de comprendre l’utilité réelle du Parlement européen, voire de le déterminer.
Mais c’est ce que nous avons pour nous emparer de l’Europe, c’est un potentiel.

Mais ce ne sont pas les sondages que l’on nous donne et qui sont débattus.

Sur la campagne française, puisque c’est le cadre qui nous est largement imposé (déjà un vote le mêm jour partout serait bienvenu..), j’ai quelques commentaires. Quelques espoirs sur le résultat aussi, ou quelques pronostics même si ces enjeux sont pour moi secondaires par rapport à l’équilibre européen…

Il n’est pas étonnant que la liste Europe Ecologie soit celle qui bénéficie de la meilleure dynamique. Le thême de l’environnement est réellement crédible au niveau des politiques européennes. Ils ont en outre mis l’accent sur l’éthique, et une réelle connaissance de l’Europe, du Parlement, notamment grâce à Daniel Cohn-Bendit.
Ils ont réussi par leur liste la mutation que l’Union doit réussir : dépasser le oui et le non, le débat institutionnel et périphérique, par l’objectif commun de porter une voie écologique européenne forte.

Le modem bénéficie d’un acquis de tradition européiste, mais qui ne suffit pas. Ils ont brouillé leur message avec de la politique nationale, avec une absence de réponses face à la crise, une absence de thèmes forts. L’affirmation de l’Europe ne suffit pas à la faire vivre. La fin de campagne subit également la conséquence d’un Bayrou fatigué, et qui a du mal à trouver un positionnement politique cohérent.

Le PS a été assez peu audible. Sa structure est atteinte, ses militants fatigués, son énergie dilapidée. Pourtant le manifesto et la démarche de rassemblement avec les autres partis européens était importante, nécessaire, intéressante. Mais en présentant des candidats assez peu connus parfois issus de tambouilles internes, sans tête de liste nationale, ou – cela aurait été une incarnation intéressante – sans candidat commun contre Barroso, la dynamique a été difficile à lancer. Martine Aubry a tenu son rôle, ainsi que les candidats qui ont sillonné les campagnes, mais les suites du referendum, du congrès, et la perception dégradée du parti dans l’opinion l’ont étouffé.  Une communication trop centrée sur Sarkozy au départ, une communication nationale peu identifiée (Peillon aurait été un bon porte-parole national) ont également pesé.

A la gauche de la gauche , je pense que Front de gauche a émergé, fait une bonne campagne. Mélanchon se positionne pour plus tard, en recyclant les forces militantes du PC. Il empêche assez largement l’envol du NPA. Celui-ci, après une dynamique forte en début d’année, a finallement été banalisé par la crise, et est pénalisé par une campagne peu mobilisatrice et les concurrences rouges.
Lutte ouvrière est toujours là…

La majorité présidentielle a réussi à faire le clip de la campagne officielle le plus nul. A l’image de sa campagne, qui s’appuie sur le soutien à Sarkozy de son électorat, d’une rente de majorité, et de l’épouvantail malhonnête de la Turquie.. Peu de concurrence à droite, peu d’enjeux pour eux.

La droite dure a du mal à se démarquer, sinon par un antieuropéisme plus virulent…

Ce que j’espère en France (outre des équilibres européens moins favorables aux conservateurs, et une commission plus progressiste) :

-Europe Ecologie devant le Modem
- Le Front de gauche devant le NPA
-un PS au dessus de 20%
-une UMP à moins de 30%

Pronostic national :

- Majorité présidentielle : 27 %
- PS : 19%
- Europe Ecologie : 15%
- Modem : 11%
- Front de gauche : 6%
- NPA : 6%
-FN : 6%

Volant d’or

Posted mai 29, 2009 by chouka
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Nous avons la chance d’avoir avec ce tournoi international de badminton un grand évènement national.

Le badminton est un sport très complet, un des sports les plus intenses physiquement comme on l’apprend en STAPS.
La vitesse, l’explosivité, la technique s’allient, en simple, en double, ou en mixte.

Enfin c’est un sport qui peut se pratiquer en loisir, on peut s’y amuser assez rapidement, quand on débute ; il peut aussi se pratiquer en compétition, avec un système de tournois, de classements, de championnats, assez intéressant.

Enfin il y a l’élite, et là on dirait que leur terrains sont moins grands que les notres. Mais c’est impressionnant de maîtrise, d’intensité, de rebondissements.

Au niveau international, il y a une compétition permanente entre l’Europe (Danemark bien sûr, mais aussi Angleterre, Hollande) et l’Asie (Chine, Malaisie et Indonésie en tête). La France se situe un peu derrière, dans les 15 premières équipes mondiales. Nous avons surtout une championne de grande classe, Hongyan Pi, certes française seulement depuis ses 17 ans. Elle vient de passer N°3 mondiale.

Donc je vous conseille la visite de ce beau tournoi ce week-end.

Tous les résultats  se trouvent là.

12ème OPEN INTERNATIONAL DE BADMINTON DE TOULOUSE

Date Du Jeudi 28 au Dimanche 31 Mai 2009

Lieu Petit Palais des Sports de Toulouse

Visiteurs Attendus 3000 visiteurs cumulés

Entrée visiteurs Gratuit -16 ans les 4 jours

Jeudi Gratuit

Vendredi 3€

Samedi 9€ (tarif réduit à 5€)*

Dimanche 9€ (tarif réduit à 5€)*

Offres Promotionnelles 1 place offerte pour 5 places payantes (uniquement en pré-vente)

* licenciés FFBA, scolaires, étudiants, chômeurs, bon de réduction…

DE RETOUR A TOULOUSE Le 12ème Open International de Badminton, le «Volant d’Or » aura lieu du 28 au 31 Mai au Petit Palais des Sports de Toulouse. Cette grande fête du Badminton, sera aussi l’occasion de fêter le 30 ème anniversaire du Tournoi de la Ville de Toulouse. L’Open de Toulouse c’est : Un palmarès cosmopolite Un tournoi révélateur de talents (Tine Rasmussen, Boe/Mogensen,..) Mais aussi : 200 joueurs 30 nations 230 matchs 100 bénévoles

Le grand chambombardement territorial.

Posted février 27, 2009 by chouka
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Du chambardement à prévoir pour les collectivités territoriales.

Plutôt positif tout ça.

Un article intéressant à lire qui résume un peu les propositions :

-Statut de métropole
C’est bien, Toulouse a déjà pris de l’avance.

Je me doutais que le fait de passer en Communauté Urbaine entrainerait des changements plus potentiels qu’actuels.

En effet, les compétences en plus, elles pouvaient être choisie par une communauté d’agglomération à son maximum. Ensuite il y a quelques autres différences, mais pas si profondes.

Par contre, on change de catégorie. Et ça, c’est porteur d’évolutions…

Je pense que les communautés urbaines seront par exemple les premières à pouvoir expérimenter la fusion ou au moins une très large intégration-mutualisation, avec les communes. Ou encore à récupérer de nouvelles compétences optionnelles ou expérimentales de la part de l’état, du conseil général…

De même éventuellement une désignation du président au suffrage universel.

Etre au niveau le plus intégré permet d’être en pointe des évolutions et expérimentations règlementaires.

Le concept de « métropole » est un peu différent, il serait imposé règlementairement en  fonction de l’importance des agglomérations plus que sur le statut juridique.C’est plus volontaire, plus logique, presque trop interventionniste. Cela va dans le bon sens, mais peut être que cela va trop vite, c’est imposer des changements importants, cela se fait difficilement sans ou contre les gens.

Mais au final je ne suis pas sûr que cela se fasse ainsi plutôt que comme je l’avais imaginé.

-La fusion des départements du Grand Paris au menu
Bien vu l’ami. Il y a là des enjeux politiques importants, qui ne doivent pas entraver toute réforme.

Le périmètre me parait presque trop important, c’est un concept de super-métropôle, difficile à structurer ensuite.

Il y aurait deux niveaux décentralisés : région et grand paris. Mais ensuite, il faudrait au moins deux niveaux « déconcentrés » dans le GP, non ?

Regard intéressé, inquiet, confiant…

-Pente douce pour l’intercommunalité : éléction des élus communautaires à partir d’un fléchage sur les listes présentées lors des municipales de 2014. Un système inspiré par les modes de scrutins à Paris, Lyon et Marseille « PLM ».

C’est déjà pas mal. J’y ajouterai un bouclage de la carte intercommunale. Les maires s’opposent à l’élection des président d’interco. Mais au moins pour les communautés urbaines, il le faudra.
Cela pose bien sûr la question du rôle des communes, espace démocratique et historique intéressant, mais souvent dépassé aujourd’hui. Ce seront les pôles de proximité des intercommunalités…

-Conseils généraux et régionaux
Les conseils généraux et les conseils régionaux selon ce schéma se transforment en collectivités spécialisées. Les grands équilibres entre ces deux strates ne se trouvent guère modifiés. Est envisagée la fusion, en 2014, des mandats de conseils généraux et de conseils régionaux.

Je pense qu’il faut supprimer la clause générale de compétence pour le département, qui peut avoir vocation à se spécialiser sur le social, et le soutien aux communes rurales par exemple.

Pour la région, c’est plus comlexe.
Je pense que le département peut même devenir un échelon déconcentré de la région. Il n’y aurait plus qu’une élection, sur base départementale, qui élirait une assemblée régionale… Ou alors un sénat régional sur base départementale, et le reste à la proportionnelle pour l’assemblée régionale…

On serait dans la régionalisation, sans pour autant que je ne souhaite un fédéralisme.

Quid des compétences croisées ?

Comme Joël Carreiras dans le magazine de la région, je pense qu’il ne faut pas les suréstimer, ni les interdire complètement. Des chefs de files, des politiques conventionnelles, sont tout à fait possibles.

Par contre, la clause générale de compétence crée parfois un flou, une disparité hétérogène, entre abondance et rareté, certains auront des aides multiples, d’autres seront refusés à chaque fois… En matière culturelle, sociale, sportive…Une certaine centralisation, rationnalisation, mise en cohérence doit pouvoir être trouvée.

En même temps, sujet complexe, plusieurs interlocuteur permet de surmonter des barrières qui peuvent exister pour de mauvaises raison avec une collectivité… Les associations peuvent craindre ce moment de transition… A anticiper pour les communes.

Si les communes se retrouvaient seul appui de proximité pour le sport ou la culture, cela dégagerait des marges pour les autres collectivités, et imposerait une dépense en forte hausse sur ces sujets aux communes-interco.

Beaucoup de choses à faire. Je n’ai pas des idées définitives sur tout. Cela dépend ensuite beaucoup des assemblages règlementaires concrets que l’on trouve.

Brèves

Posted février 9, 2009 by chouka
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Supression de la taxe locale ?

« C’est du brutal », comme dirait l’autre.
Je pense que la taxe professionnelle mérite d’être revue assez largement.

Plus largement la fiscalité locale doit être remaniée. Sarkozy avait promis un « grenelle de la fiscalité locale » pour 2009.

Si c’est un premier pas vers une large réforme intelligente, cela peut être une bonne chose.

Reste une question de fond : qui va payer ? Transfert de prélèvement vers les ménages, ou mise en place d’un impôt différent :  taxe carbonne, ou assis sur la consommation ou les revenus…

Enfin, on peut penser que derrière il y a l’idée que la réforme de l’organisation territoriale génèrera des économies.

Donc finalement, la supression de la taxe professionnelle ne signifie pas fin des intercommunalités – il y aura compensation – mais du département. (fusion avec les régions).

Donc derrière une méthode brutale (beaucoup de dirigeants de collectivités locales doivent se faire des cheveux blancs… et cette instabilité juridique permanente génère elle-même des coûts) et peu lisible (on remplace par quoi,qui paye ?..) il y a peut être deux décisions intéressantes et importantes.

J’en viens à un deuxième point :

Sarkozy et le retour de la puissance en politique :

C’est intéressant. Il montre qu’il pense que l’on peut être maître de notre destin. Un retour du pouvoir politique, mais moins idéologique que pragmatique.

Il affirme, sûr de lui, et « l’intendance suivra ». Ainsi, la supression de la publicité à la télévision, la supression du département, la réforme de la fiscalité locale ou l’achèvement de la carte intercommunale sont de vraies décisions politiques. Il ne s’embarasse pas de l’analyse technocratique (qui reste bien sûr fondamentale pour l’accompagnement des décisions). Bien sûr il en est de même sur d’autres sujets ou je ne suis plus du tout d’accord, bouclier fiscal, ou en matière de recherche et d’éducation, etc. Ses choix peuvent être caprices, et derrière (ou plutôt autour) les grandes décisions pragmatiques se nichent souvent des arrières pensées tacticiennes ou des mesures plus, voire très contestables (nomination du directeur de france tv, redécoupage électoral calculé, maîtrise des collectivités locales…)

Bien sûr, penser que l’on peut tout est dangereux. Parfois c’est illusoire, et sur le principe inquiétant. D’autre fois cela génère une différence sensible entre la communication/gesticulation et l’application concrète. Mais à d’autres moments c’est efficace.

Concernant l’opposition, les partis et les manifs :

Beaucoup de choses se passent. Pourquoi j’ai fait grève l’autre jour ? D’une certaine manière il s’agissait pour moi d’un message fort, adressé à nos dirigeants certes, mais aussi à toute la population. Tous nous sommes confrontés à la crise, et par cela doit revenir un sentiment collectif, de conscience commune de ce qui fait société.

Une forme de rite, un mouvement fort, qui en apparence ne change pas grand chose et n’aura pas de réels débouchés car il n’avait pas de mots d’ordres précis, mais qui grave quelque chose dans les esprits qui me paraît important.

Effervescence dans les oppositions : Europe écologie, le NPA… Je trouve ces éclosions intéressantes. Y compris le projet de Mélanchon dans une moindre mesure. Il faut du remouvement…

Au PS, il ya du changement, je le souligne. Bien sûr des prises de positions plus claires, mieux organisées, une parole mieux répartie. Mais aussi je pense un travail qui se met en marche. Sans doute au niveau fédéral comme au niveau national. Tout est loin d’être parfait, mais c’est déjà pas mal. A côté de cela, le coeur profond du parti est toujours malade je pense, asséché;  le renouveau viendra d’ en haut et de par les côtés.

Je pense donc que Martine Aubry s’en sort pas mal. Le rôle de Ségolène, différent, peut également être utile. Les deux me semblent s’améliorer.

Peillon, si sa prise de distance émancipatrice d’avec Ségolène n’est pas que feinte, et DSK représentent mes espoirs cachés pour mon parti… Mais ils ne sont pas les seuls.

Malgré le vent, les nuages surplombent la ville.

Deux très bons films en ce début d’année.

Posted janvier 4, 2009 by chouka
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J’ai vu deux films qui m’ont beaucoup plus.

Séraphine, où l’expérience mystique d’une peintre fabuleuse du début du siècle, jouée d’une manière admirable par Yollande Moreau.

L’art de la pensée négative, un très bon film cynique et noir, drôle et émouvant, je n’en dit pas plus…

Le tout vu à Utopia, deux très bons cinés, (Toulouse et Tournefeuille) mêmes s’ils s’éparpillent parfois dans des engagements politiques divers et radicaux que je ne partage pas toujours. Cela change néamoins de l’apolitisme triste ou du militantisme carriériste, et revigore. Et puis il y a pleins de très bons films, du dépaysement, du questionnement…